PAUL DE SAINT-VICTOR
a le bec et le ranaa.c^e de cette chose ailée que l'on appelait une grisette. »
« Mademoiselle Goraly Guffroy, du Cirque : « Une jolie voix égarée dans un temple guerrier, comme un oiseau chanteur qui ferait son nid dans la bouche noire d'un canon. »
« L'Albom, dans le rôle A!Acuzéna la sorcière : « C'est un rossignol faisant son sabbat. »
ï Mademoiselle Blanche Pierson, sous le capuchon d'un ermite, rappelle ces statues de l'amour des temples ruinés auxquelles le temps moqueur suspend une barbe de mousse. »
f Léonie Leblanc, en habit de sérail, ressemble aux petites sultanes de Crébillon fils, qui sortent en riant d'un œuf enchanté. »
tt Mademoiselle Emma Livry rappelle cette fortune aérienne de la Dogana de Venise, qui tourne sur son globe d'or au moindre vent des lagunes. »
On n'est pas plus galant.
On discuterait sans profit M. de Saint- Victor. 11 faut le rejeter avec dédain ou l'admettre sans condition. L'incandescent phraseur n'est pas pétri d'un vulgaire limon; il franchit les ravins, escalade les cimes élevées, et parfois se perd dans les nuages. 11 s'élance! il bondit! il volel... — Qu'il marche, c'est
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assez. — Celte exigence indique une nature prosaïque et positive, nous le confessons en toute humilité.
M. Paul de Saint- Victor évite sagement ie ton doctoral ; il a une sainte horreur des épiihètes malsonnantes et des périphrases brutales, ce dont lui savent gré ses jusliciables, — artistes et écrivains, — peu habitués qu'ils sont à tant d'urbanité.
Ce n'est pas un agneau inoiïensif, cependant : quoiqu'il ait le sourire sur les lèvres aux heures mômes de ses terribles colères, plus d'un souffreteux rimeur porte ses marques : sourire, c'est une façon de montrer les dents.