‹ Une volée de merlesChapitre 29 sur 53 · LETTRES GAULOISES · texte numérisé non relu

LETTRES GAULOISES

La logique un peu naïve des discours que l'on vous prête a fait sourire bien des gens; ils ont eu tort de sourire : les propos que l'on a méchamment mis en circulation à votre sujet sont bien près d'être considérés comme de véritables paradoxes.

Vous avez toujours eu la sagesse de vous garder d'avancer une chose à la légère; ils sont clair-semés, vos imitateurs. Un mot sorti de votre bouche a la

valeur d'une sentence, et cependant on disciilc rotre infaillibilité; le doute est dans tous les esprits. Je déplore vivement un tel état de choses, et je vois ce qui l'a amené : la poétique à l'usage des auteurs dramatiques a jeté le trouble dans bien des cervelles; dès que l'on a prêté l'oreille à leurs divagations, on a cessé de recueillir sur vos lèvres des paroles dictées par la saine raison.

Afin que la foule ne vous prît pas au sérieux, on rappelait avec une pointe d'ironie que vos cuisiniers

N'oubliaient jamais les œufs, Smiout dans les omeleltes.

En cela ils suivaient vos raisonnables avis ; il n'y a là rien de plaisant. Que faisons-nous nous-mêmes en invitant les écrivains à mettre dans leurs œuvres de l'intérêt et de l'esprit?

On croyait faire une plaisanterie à vos dépens en disant :

Lorsqu en sa mnison des champs Il vivait liliro ol iranqiiille, On aurait perdu son temps De le chercher à la ville.

Dans nos pièces, c'est justement lorsqu'il est affirmé bien haut qu'un tendre rêveur cache son front pâle au fond des grandes forêts chevelues, qu'il faut s'attendre à le rencontrer au bois de Boulogne.

Ce n'est pas tôiît : vos historiographes ont cru ache* ver de ridiculiser une tendance positive de Totre esprtt en traçant sur l'urne qui renferme vos précieuses c^ftdres cette épilaphe Je mauvais goût:

Un quart d'heure avant sa mort.

Il étiiit encore en vie.

Le beau miracle qu'être encore en vie un quart d'heure avant la mort I Ils sont encore en vie un quart d'heure après, les héros de nos drames!

S'il vous était donné d'errer de stalle en stalle, votre candeur native et à jamais louable serait bientôt altérée. Un écrivain de race a mis son cœur et sa foi dans un drame lentement conçu, et l'échec a été éclatant : les échos du théâtre de la Porte-Saint-Martin retentissent encore du bruit des sifflets.

0 ma bonne lame de Tolède ! quand le bruit s'est répandu qu'on allait te remettre en scène , tu t'es de toi-même, j'en réponds, violemment agitée dans ton fourreau, et tu t'es prise à rêver aux ardentes mêlées des anciens jours.

On t'accordait alors, glorieuse mutilée, un pouvoir presque surnaturel; trente ans à peine sont passés, et déjà l'on t'a mise au rebut, te condamnant ainsi à un indigne repos; tes ennemis sont tout joyeux de voir que ton flexible acier s'est maculé de

rouille. Je n'ai jamais pu voir sans être ému un maître ingrat envoyer au charnier son vieux cheval fourbu; aussi mes yeux s'étaient à plusieurs reprises mouillés de larmes quand tu fus jetée à la vieille ferraille.

Devais-tu être traitée de la sorte, alors que tes brillants exploits sont encore dans toutes les mémoires? Ton passé glorieux n'eût-il point dû arrêter les profanateurs?

Te croyant à jamais disparue de ce monde, on t'avait vertement raillée, ma vieille amiel A tout propos on te citait avec ironie, pure et sainte relique des romantiques convaincus , et pourtant que ton rôle était beau ! Instrument sûr des jugements expéditifs, tu fouillais la poitrine des traîtres, et clouais à leur palais la langue des parjures. Je n'ai pas été témoin des luttes passionnées auxquelles tu as été mêlée ; le seul récit en a suffi pour te rendre respectable à mes yeux.

Quoique tu portes noblement ton intéressante caducité, on commence à sourire de tes prouesses, on te sacrifie par caprice; ton air martial était tout à fait de mon goût, et ta mâle éloquence me frappait singulièrement : quand tu prenais la parole, le sang coulait. — Retire-toi dans toute ta gloire !

Rien n'est moins risible qu'une chute , cher M. do

La Palisse, pour celui qui choit, s'entend, Les spectateurs, eux, sont de joyeuse humeur; ils ont l'œil allumé, la bouche souriante. Le malheureux auteur sifflé est seul attristé.

Seul?... Non pas! Ils ont la parole amère, ceux qui s'étaient dit pleins d'espoir : La réussite de l'œuvre d'un écrivain épris de son art viendrait à propos fermer la bouche à ces diseurs de vulgarités impatiemment soufferts.

Pouvons-nous prendre cet échec gaiement , nous tous que l'insolente réussite des gâcheurs à la mode exaspère?

M. Auguste Vacquerie a la dignité de son orgueil; il est honoré de l'amitié de Victor Hugo. Il a dû puiser en cette saine compagnie un profond dégoût pour la grosse besogne des superbes triomphateurs. Il Ta donc expier son outrageant mépris !— Vous n'êtes point des nôtres, et vous avez l'impudence de produire/es Funérailles de r honneur, une pièce incomplète! On passe le chef couvert devant un cercueil vide. Vous n'êtes pas près d'être débarrassé de nos sarcasmes. — Et la confrérie d'afficher son indécente joie.

Qu'importe I elle nous a été rendue pour quelques heures, cette poétique discutée. Un instant on a pu se croire reporté à l'heure du grand^mouvement littéraire : les disciples aux côtés du maître s'enthou-

siasmaiiL pour une vérité au point de faire sourire qui l'a dite. Les forts ont la colère sereine. Hugo écarte Aristote de la main, les disciples le repoussent du pied ; le maître soulève le voile, ils le déchirent. Ces vaillants hâbleurs n'ont pas fait marcher le monstre par eux créé ; c'est vrai, mais ils l'ont mis en équilibre. Ils traînent le pied, soit! mais que l'on suive la route parcourue : les dédaigneux valent-ils les dédaignés? C'est la noble poussière des chemins vierges qui a poudré ces vieilles barbes.

Ils ont fait leur entrée dans un moment propice. Le bouffon avait tant de réserve et le traître une telle mesure, que les lagos ne faisaient plus frémir , les Madeleines ne faisaient plus pleurer, et les Pasquins ne faisaient plus rire. Le froid logicien se sert de la passion; le créateur exailé s'abandonne à elle : vivre d'amour, vivre de l'amour...

Mettons Allialie et Marie Tudor dans le même palais. Rubens prouve Raphaël , Rudes complète Pradier; laissons l'artiste choisir son outil. Les hommes de 1830 avaient la fièvre, mais ils vivaient. Le champ dramatique est morne depuis qu'ils se taisent. On pleura de rage d'abord, on raille aujourd'hui : la douleur augmente.

POSt-SCRlPTUM

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A MM. LES DECORATEURS, C03TDMIERS, MACHINISTES, ETC

Ce n'est pas du jour au lendemain que vous êtes arrivés à la posilion éminenle que vous occupez dans le monde des lettres ; vous fûtes d'abord les serviteurs très-humbles des auteurs dramatiques, mais les rôles sont changés.

Autrefois, les théâtres étaient encombrés de rimeurs endiablés, d'insupportables songes-creux, d'insipides diseurs de riens, d'orgueilleux penseurs, gens enfiévrés, d'un difficile accommodement : ils vous gênaient fort dans vos évolutions; aussi comme vous avez déblayé la place !

Dès lors, vous avez pu vous livrer sans entraves à tous les caprices de votre imagination féconde.

in A M. DE LA PALISSE.

C'est à vous, messieurs, que revient l'honneur de la plupart des grands succès obtenus dans ces dernières années. Vous nous faites une existence féerique, pleine de surprises et d'enchantements; vous avez la puissance créatrice, et, par contre, le don d'émouvoir et^de charmer.

Quel que soitpe résultat des œuvres qui vous doivent la meilleure et la plus grande partie de leur attrait, votre réputation ne court aucun danger.

Vous bâtissez de somptueux palais à l'aspect grandiose et imposant; est-ce votre faute s'ils ne sont peuplés que d'emphatiques perroquets? Votre pinceau a fait reverdir les arbres et refleurir les roses, pour nous donner une représentation extraordinaire du printemps; on ne peut s'en prendre à vous si ce site poétique n'est pas peuplé de rossignols et de fauvettes.

Votre part de collaboration dans le drame moderne me semble avoir l'importance de celle du musicien dans l'opéra; on vous fournit un canevas, informe quelquefois ; convaincus de la grandeur de votre mission, vous vous mettez à l'œuvre : sur vous repose le sort de l'ouvrage.

Vous n'avez, le plus souvent, qu'un mannequin à attifer, et c'est alors surtout que vous faites merveille. Il faut vous voir couvrir de soie et d'or les

membres étiques du grotesque embryon, peindre habilement sa face livide, si bien qu'il ne lui manque plus rien, grâce à vous, rien ou presque rien : il lui manque de la flamme dans le regard, un sang généreux dans les veines, et des jambes qui ne se dérobent point sous lui... — voilà toutl

Vous pouvez donc réclamer l'honneur du pas sur les dramaturges contemporains, — vos collaborateurs indignes ; — vous êtes bien près d'être récompensés selon votre mérite. Non-seulement déjà vos noms figurent sur l'affiche, mais ils sont jetés à la foule les soirs de première représentation. Cependant vous n'êtes pas encore appréciés comme vous le devriez être. Nous devons ici nous confesser d'un tort grave que l'habitude a fait naître j mais nous nous corrigerons, croyez-le bien.

On est curieux, — jusqu'ici, — de savoir qui a péniblement élaboré cette ennuyeuse tirade ou amené ce ridicule coup de scène, et beaucoup de spectateurs, j'entends des hommes non privés tout à fait de sens commun, ignorent jusqu'au nom de l'artiste bien inspiré qui a taillé ce pimpant justaucorps et dessiné cet irrésistible pourpoint.

Ce qui est, à mes yeux, une véritable injustice.

La première place est votre lot; c'est en vain que les écrivains vaniteux tenteraient de vous la disputer.

leurs tilres littéraires ne leur offriront pas d'arguments péremploires : s'ils s'enorgueillissent d'une scène émouvante, mettez en regard un de vos trucs ; — et, tenez, je prends vos mois.

Vos adversaires font une curieuse figure : ils étaient partis à la chasse aux bonnes fortunes, le jarret tendu, la moustache en croc, l'air conquérant, et devaient remplir le monde du bruit de leurs galants exploits; mais, par malheur, ils s'étaient mis en route après l'heure du couvre-feu.

Elles ne sont pas de noble taille ni d'agréable mine, les amoureuses que l'on rencontre à la belle étoile sur le tard. Et si nos beaux vainqueurs se sont mis en tête de consoler ces délaissées, il faut croire que c'est simplement pour ne point revenir bredouille.

Dans tous les théâtres où l'on fait appel à votre art et aux ressources dont il dispose, tout s'embellit et se corrige; c'est vous qui ajustez ce corsage diplomatique, et cette jupe machiavélique est de votre façon.

Vous faites un signe, et la mer en furie envahit la scène ; vous dites un mol, et l'ouragan déchaîné fait pâlir les femmes nerveuses : l'illusion est complète ; mais que les auteurs tentent de s'aventurer sur le domaine de l'horrible, un rire général les renvoie avec leur courte honte.

Vous avez plus que du savoir-faire : je vous reconnais de l'imagination et de l'esprit; nos auteurs dramatiques auraient donc tort de vous mépriser. Ils ne peuvent se passer de votre concours , et vous êtes tout à fait capables de vous passer du leur; deux cents fois et plus, vous l'avez prouvé, tout dernièrement, au théâtre de la Porte-Saint-Martin, et vous le prouverez bientôt non moins de fois en même lieu.

Daignez en accepter l'augure.

A ADRIOL

EX-PRIMO CLO^^^^ assolito

Je sors du Cirque de l'Impératrice les oreilles encore pleines des hennissements des chevaux, des aboiements des chiens savants, des cris des singes, du hop 1 hop ! des écuyers et des écuyères, et des formidables bravos des intelligents spectateurs. — Laissez-moi, je vous prie, demi-dieu de la cabriole, vous faire part de mes impressions, et surtout ne vous moquez point de mon ébahissement : ce qui vous paraît tout simple, à vous, blasé sur toutes ces

merveilles, a pu sembler surprenant à un naïf de mon espèce.

Ah ! princesses de la selle et du balancier, que vous êtes séduisantes! Vous avez une écurie pour boudoir ; la sueur et la poussière couvrent vos traits charmants d'un fard tout particulier; votre voix, entendue de près, est bien quelque peu rauque ; vos yeux brillants sont de fait un peu éraillés, mais l'effet est complet à dislance; faites- vous la grimace aux lions de votre entourage , d'en haut on admire votre sourire.

Vous sentez un peu le fumier, mes toutes belles! mais il s'en faut que ce parfum nous répugne. Votre pouvoir est étrange : une de vos caresses suffit pour dompter les plus rétifs chevaux. Dans la coulisse, il est vrai-, vous les cinglez de coups de cravache. A vos dépens, hélas ! vous avez appris à connaître l'efficacité de ce brutal nnoyen; précieux fruits d'une expérience chèrement acquise.

Et vous, beaux fils en maillots roses, debout sur l'étroite selle d'un cheval emporté, vous exprimez la passion et ses transports; grâce au réalisme de votre mimique expressive, nous assistons aux scènes diverses de cette comédie de l'amour au grand galop ; on peut voir sur votre front radieux que l'instant du rioinphe est proche ; mais que Monarque fasse un

faux pas, et vous roulez dans la poussière. Il n'est qu'un semblable contre-temps pour rafraîchir les esprits.

Cher monsieur Âuriol, on accuse à tort vos camarades de ne pas se garder de la monotonie. Sont- ils donc seuls coupables? Et nous-mêmes, tourmenteurs de rhythmes , bizarres limeurs de vers pompeux, ne franchissons-nous point toujours les mêmes banderoles? ne crevons-nous point sans cesse les mômes cercles de papier?

D'ailleurs, il y a dans tous vos exercices des détails attrayants qui sauvent l'uniformité du fond. Celte nymphe au fin corsage, dans ce petit drame équestre, joue un rôle à travestissements; elle perd une jupe à chaque tour de cirque, ce qui ne laisse pas de rendre l'épilogue piquant.

Jamais l'acrobatie n'a été autant en faveur; maïs, il faut tout dire, jamais aussi on ne l'avait poussée si loin : on a i'échine souple en ce temps-ci. A aucune époque, on n'eut autant d'originales manières de se casser la tête. Il semble qu'à l'heure où l'esprit se repose, les évolutions du corps soient plus en faveur, et que le jeu des muscles soit accepté à titre d'indemnité. Les artistes du Cirque méritent des éloges. Ils ne ménagent point leur souille; les ampoules couvrent leurs maiijs; leur cor[;s est meurtri en plusieurs

endroits; tout le long du jour, ils se traînent endoloris, et, le soir, on les voit plus ingambes que jamais. Regardez ce garçon bien tourné et cette svelte blondine qui passent, la main dans la main, sur la corde raide. Ils se doivent secours et assistance; s'ils s'aventuraient à jeter un coup d'œil sous leurs pieds, le vertige les saisirait bientôt; ils se regardent les yeux dans les yeux, par prudence sans doute; mais est-ce bien prudent? Ils sont attentifs et silencieux. On ne songe pas à marivauder à quinze pieds du sol; patience ! au sortir de l'arène, il sera servi, je gage, un amoureux ambigu à vingt ans par tête.

Messieurs les écuyers affectent un colossal dédain pour les acteurs de drames et de comédies., qui débitent des tirades sur un solide plancher ou bien mollement étendus sur une ottomane. Que peuventils craindre, en effet, ces heureux de la terre? Quelques coups de sifflet, tout au plus. Concluons avec équité : dans l'armée des artistes, les écuyers représentent la cavalerie, — un corps d'élite; — ce qui explique pourquoi il leur arrive de toiser la modeste infanterie d'un regard méprisant.

Mais est-il d'un grand cœur d'abuser ainsi d'une évidente supériorité?

Le répertoire n'est pas varié, mais il est exquis; je donnerais, certes, sans un regret, tous les lilrcs

A AUUIOL. 133

académiques de M. Camille Doucet pour l'Ours et la Sentinelle. — Pierrot statue est un chefd'œuvre sans tache, que l'on jouera tant que restera dans la huche une poignée de farine.

Le Clown mort et vivant et les Meuniers sont des boulïonneries bien autrement réussies que celles que des vaudevillistes comme M. Siraudin écrivent pour des comédiens comme M. Kopp.

Romulus est un clown qui vous eût inquiété dans votre bon temps, alors que vous éleviez la culbute à la hauteur d'une œuvre d'art. Quand Romulus fouille la terre d'un pied impatient, et qu'il secoue son épaisse crinière, il est si fier et si sauvage, qu'écuyères et écuyers, baladins et ballerines, un instant auparavant les rois de la fête, semblent n'avoir revêtu leurs beaux costumes que pour servir de cortège à l'incomparable quadrupède. Le Quadrille équestre n'est pas indigne d'attirer les regards ; les danseuses à quatre pieds qui y figurent ont fait leur profit des saintes indignations qu'ont soulevées les reines des casinos; le plus austère moraliste n'aurait rien à reprendre à la pudique façon avec laquelle la chaste miss Lisbeth (robe alezan brûlé) fait volter sa noble croupe.

C'est, je crois, au Cirque que se trouvent les curieux spécimens d'une espèce qui se perd : les der-

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niers beaux homoies sont làl La galerie féminine n'est pas sans ressentir une douce émotion à leur vue. Ce grand athlète brun triomphe sur le trapèze, grâce à ses bras musculeux : de beaux yeux s'allument en le contemplant. Ce superbe gymnaste blond est sans rival sur le tremplin, supériorité qu'il doit à des jarrets d'acier: les seins s'agitent quand il paraît. Cet autre, non moins remarqué, est sans pareil pour équilibrer sur ses larges épaules trois ou quatre gaillards déterminés ; aussi son entrée produit-elle sur l'assemblée un puissant effet.

Un spectacle de ce genre laisse une favorable impression dans l'esprit; l'espèce humaine se revêt à nos yeux de nobles couleurs ; on sort du Cirque justement fier de pouvoir s'écrier en se rengorgeant : L'homme est presque aussi agile que le singe, et il n'est guère plus laid.

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