Université de Paris. Faculté de médecine. Concours pour l'agrégation, 1904, physiologie. Exposé des titres et travaux scientifiques
Préparateur du Laboratoire des Cliniques de la Faculté de Médecine de Bordeaux, depuis iSqS jusqu’en 1899.
Lauréat de la Faculté de Médecine de Bordeaux, 1895.
Docteur en médecine, 1898.
Membre de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux.
Lauréat de la Faculté de Médecine, 1898 (Prix Godard des Thèses, Médaille d’argent).
ta prophylaxie expérimentale de la contagion dans la phtisie pnlmonaire.
(A.vec M. le DcLalesque).
Etude d'un nouveau strcptothrixparasite de l’homme.
Ce mémoire est une étude de physiologie générale sur un champignon parasite, découvert, pay nous dans une infection broncho-pleuro-pulmonaire.
Nous avons insisté d’une façon toute particulière sur la nutrition de ce treptothrix qui jouit de la propriété de s’assimiler le beurre du lait où il. est cultivé. Il parait saponifier ce corps et vivre aux dépens de la glycérine.
Notre parasite est chromogène ; nous avons également étudié les variations de cette fonction et montré combien elle était contingente : elle ne peut, en aucun cas, être invoquée comme moyen de classification.
Simultanéité des décharges des divers départements de l'organe électrique de la torpille.
'■UX des laboratoires de la
e d'Arcachon, 1895.
Dans une note parue dans les Comptes-rendus de la Société de Biologie, fSgS, M. d’Ârâonval annonçait que
■les divers départements de l’organe éleetrique de la torpille donnaient successivement leurs déeharges.
Nous avons répété les expériences de M. d’Arsonval. On trouvera ci-dessous les graphiques i, 2 et 3 correspondant aux décharges de trois régions de l’organe électrique. On voit qu’elles sont, au contraire, absolument simultanées.
On sait qüe lorsqu’on excite un électrique (choc d’induction), on ;
taire. On sait de plus que, si on enregistre la. ràccourcissement du muscle fixé sur un myog même temps que l’excitation qui la provoque, rie répond pas immédiatement à l’excitation qi Ce retard de la contraction apparente du m l’excitation représente le temps perdu du m temps perdu du muscle est variable suivant un circonstances. Il varie d’un animal à l’autre, et même animal suivant le muscle considéré. Pou: de donné, l’état de repos ou de fatigue du mi échauffement ou son refroidissement, etc., et
muscles de divers Verne portera aujourd’hui liens dp la grenouille.
i« Temps perdu du raccourcissement et du gonflement du muscle gastro-cnémien de la grenouille. — Le temps perdu de la contraction d’un muscle donné étant sujet, comme nous le disions plus haut, à de grandes variations, il y avait intérêt, pour l’appréciation exacte des différences des temps perdus du gonflement et du raccourcissement, à ce que les déterminations de ces temps fussent faites simultanément dans une même expérience. Il fallait ■ donc enregistrer simultanément les courbes du gonflement (G) et du raccourcissement (R) du muscle gastrocnémien de la grenouille, fixé sur un myographe approprié, en même temps que le moment de l’excitation du muscle (e), marqué par le signal Deprez, et les vibrations du diapason de loo V D à la seconde pour l’appréciation des temps (fig. i).
La grenouille étant fixée sur la planchette du myographe, le levier appliqué sur le muscle gastro-cnémien pour inscrire la courbe du gonflement, se mouvra naturellement dans un plan perpendiculaire à la planchette. Pour inscrire sur le papier enfumé du cylindre la courbe du raccourcissement du muscle à côté de celle du gonflement, il a donc fallu modifier la position du myographe simple de Marey, en le plaçant perpendiculairement a la planchette, et faire opérer la traction du muscle sur le levier par l’intermédiaire d’une poulie de renvoi, afin que le levier inscrivant la courbe du raccourcissement se meuve dans le même plan que le levier qui inscrit la .courbe du gonflement. De ce dispositif résulte une opposition dans les courbes tracées, comme on le voit sur la figure I, un des leviers (G) s’abaissant pendant que l’autre (R) s’élève.
Rien que le myographe dont nous nous sommes servis soit défectueux par suite de l’inertie de ses leviers (comme
d’ailleurs tous les myographes habituellement employés), et ne nous renseigne pas d’une façon absolue sin la durée des phases et la forme de la secousse, on peut néanmoins tirer des déductions importantes au point de vue de la physiologie générale du muscle, de l’étude comparative des courbes des secousses de gonflement et de raccourcissement, et de leurs phases, dont la figure ci-dessus est un spécimen.
Onvoitquel’excitation du muscle par un choc d’iuductionayant lieu sur la ligne e aupoint marqué par le signal, le gonflement du muscle (G) se produit le premier avec un retard de o"oi (une vibration double du diapason de 100 VD par seconde), le raccourcissement du muscle n’ayant lieu que plus tard, o"oi5 après l’excitation. On voit également sur les tracés de \a figure i, que la période de gonflement du muscle est plus brusque et plus courte (un peu plus de o"o4 de durée) que celle du raccourcissement qui dure près de o"0'j.
2" Temps perdu du raccourcissement et du gonflement des muscles jambierantérieur et biceps brachial de Vhomme. —Pour la détermination de ces temps, nous nous sommes servis du myographe à transmission de Marey qui appliqué sur le corps du muscle et conjugué avec un tambour inscripteur, donne la secousse du gonflement du muscle produite par un choc d’induction. Pour inscrire la secousse de raccourcissement du muscle, le bouton d'un tambour de myographe, identique au précédent, est appliqué sur le bras de levier que le muscle, en se contractant, fait mouvoir. C'est ainsi que pour l’expérience du jambier antérieur, la jambe étant convenablement fixée, le pied en demi-extensionforcée, le myographe de gonflement est appliqué sous pression choisie sur le corps du muscle à sa
laireset opérer le mouvement du levier. Mais il faut considérer que l’action musculaire n’est pas transmise directement au levier, mais bien que l’intermédiaire d’un trait élastique, qui est le muscle lui-même.
Pour en comprendre l’influence, représentons-nous le muscle élastique et contractile en place sur le myographe, et tendu par un ressort ou par un poids. Tout le système est en état d’équilibre statique. Sous l’influence du choc d’induction, brusquement, les éléments contractiles du muscle vont se raccourcir. Leur contraction va avoir pour premier effet, non pas d’entraîner le poids tenseur retenu en vertu de son inertie, mais de développer dans les éléments élastiques du muscle, en les allongeant, une force élastique graduellement croissante jusqu’au moment où, par suite de l’extension de ces éléments, cette force sera devenue telle, qu’elle l’emportera sur l’inertie du poids ; celui-ci sera soulevé, et la contraction deviendra alors apparente extérieurement, manifestée qu’elle sera par son action sur le levier. Les éléments contractiles du muscle sont donc actifs, et actifs effectivement, pendant la période de temps perdu de raccourcissement, qui devient ainsi la période de développement de la force élastique du muscle, dont la mise en jeu a pour effet, comme on sait, d’amortir le choc dû à la contraction, et, par suite, d’augmenter le travail utile produit par la force musculaire.
Si les éléments contractiles du muscle sont actifs et se raccourcissent avant leur effet apparent sur le levier, leur raccourcissement entraînera forcément une augmentation correspondante de leur épaisseur. Le gonflement du muscle devra donc précéder son raccourcissement. On voit ainsi qu’il convient de distinguer dans la période latente du muscle le temps perdu du gonflement du muscle et celui de son raccourcissement. Le premier, qui représente
Cette manière d’envisager ce que Hermann appelie le courant cCaction du muscle est tout à fait en désaccord avec les résultats obtenus par la plupart des physiologistes et, en particulier, par Burdon-Sanderson (voir Journal of physiologj, vol. XVIII, n»* i et a, iSgS). Toutes les réponses électriques à l’excitation d’un muscle normal, publiées par ce savant, sont du type représenté dans les' figures Set J, planche V. Elles sont donc toutes mono-’ phasiqucs, ainsi que le fait remarquer Sehenck, lequel d’ailleurs, est arrivé à des résultats identiques aux nôtres.
Les figures 3,4i 5, et 8 se rapportent aux variations électriques correspondant à des muscles lésés On voit combien elles diffèrent des variations normales.
Ces dernières sont toujours extrêmement brèves. La durée totale des deux phases atteint environ 35 millièmes de seconde ; la phase est généralement deux fois plus étalée que la phase. — Dans le muscle « injurié » au contraire, la durée de la phase négative unique qui accompagne l’excitation est parfois infiniment plus grande. Les, figures 5, 8, 9 et 10, planche V, sont, à cet égard, particulièrement instructives. Ainsi, dans la figure 9, le temps est indiqué (ligne du milieu) en 5o“ de secondes. On voit, que la variation persiste pendant près de 3/5o de seconde.) De même dans la figure 8.
Dans ce travail, nous avons tenté de vérifier les conclusions dues à divers auteurs, et relatives à l’action nocive des rayons X sur le cœur, les leucocytes, et même certaines espèces bactériennes.
■ Or, malgré la puissance des moyens d’action dont nous disposions, nous n’avons remarqué aucun effet apprécia-, ble des radiations de Rœntgen sur les éléments considérés.
Sur les phénom ènes électriques de la pulsation
Société Ltnn*nne de Bordeaux, 1897.
La variation électrique qui accompagne la systole ventriculaire ne diffère nullement de la réponse électrique normale d’un muscle excité.
Comme cette dernière, elle est nettement diphasique, et s’effectue de part et d’autre de la ligne de potentiel zéro. Ce fait se constate facilement, lorsqu'on explore, à l’aide des électrodes impolarisables et de l’électromètre capillaire, la surface du ventricule d’un cœur normal : la grandeur respective des phases varie seule, suivant la position relative des deux électrodes.
Mais, si pour un cœur intact la systole s’accompagne d’une onde électrique alternative, il n’en est plus de même pour un cœur « injurié ». Dans ce cas, en effet, la varia-