A PALAVAS
lors des Fêtes du VI^ Centenaire de lUniverslté.
Messieurs les Étudiants,
J'en atteste ce menu : Rabelais, ancien étudiant de l'Université de Montpellier, serait content de vous. Si vous ne nous aviez donné que ce banquet, je n'ajouterais rien à ce témoignage, mais vous nous avez donné d'autres sujets de joie. Vous devez en être félicités et remerciés. En parlant ainsi, je ne pense ni à l'entente avec laquelle vous avez organisé vos fêtes, ni à l'entrain avec lequel vous les avez menées, ni à l'excellent esprit qu'en toutes circonstances, avant et pendant ces quatre jours,
VOUS avez manifesté. De tout cela, "vous n^avez pas à être loués. Le faire, ce serait donnera entendre que vous auriez pu être autrement que vous n'avez été.
Ce dont je dois vous féliciter, c'est des choses nouvelles que vous nous avez montrées.
Et d'abord cette vaste maison que Ton bâtit pour vous. De tous les étudiants de France, vous aurez été propriétaires les premiers. Il est vrai que pour le devenir vous vous êtes endettés et que vous laisserez à vos successeurs la charge d'amortir un prêt contracté pour eux autant que pour vous. Mais cela même témoigne de la confiance que vous avez dans la durée de votre association; puis, ce qui vaut mieux encore, de la confiance qu'elle inspire autour d'elle. Vous avez trouvé prêteurs et garants. La ville, qui vous avait donné généreusement le terrain, dans un des plus beaux quartiers, s'est portée caution pour vous. Cela signifie qu'elle vous tient pour solvables.
Bientôt vous entrerez dans la maison nouvelle. Parlez-y quelquefois de l'abri modeste et provisoire oii vous avez reçu vos hôtes sans autre ornement que votre jeunesse et des fleurs, et où la diversité des langues n'a engendré au-