en cs: le um, de ortion
n’habiue tous t resté ailleurs mocràimpresns auxarticles derniers ine, une
hsation
apide des émigrants. L'auteur s'indigne qu'on prodigue de la sorte ce « glorieux titre » de citoyen américain. On sent se réveiller en lui les instincts orgueilleux de la vieille Virginie, Les f'raternités, ces sociétés secrètes dont j'ai déjà parlé, sont très nombreuses ici. Le cours n'a pas une durée limitée. Dans les matières enseignées, chacun fait son choix. On étudie les lettres, les sciences, le droit, la médecine, les sciences industrielles, la pharmacie et l’agriculture. On joue au foot-ball et au base-ball, on rame, on nage et surtout on monte à cheval: on fait aussi de la gymnastique, mais sans erand enthousiasme,
À Lexington (Virginie), fut établie définilivement en 1803 une université qui devail porter les deux plus beaux noms de l'Amérique: celui de Washington et celui du grand vaineu de la guerre de Sécession, Robert Lee. Elle s'appela d'abord Augusta Academy et ne donna qu'un enseignement restreint. En 1776, au lendemain de la Révolution, on changea son titre en celui de Liberty Hall. En 1796 George Washington la dota richement et, en reconnaissance de ce don, Liberty Hall devint Washington University. Enfin, le 2 octobre 1865, le général Lee en fut élu président et il occupa ce poste jusqu'à sa mort, qui arriva cinq ans plus tard. Depuis lors, l’université s'appelle Washington and Lee et elle garde le souvenir de son chef illustre.
définidevail \érique :
| vaincu
ee. Elle
e donna au lenson titre George onnaisshinglon général
and Lee illustre.
Des historiens sympathiques"! nous ontraconté son existence noble et droite, les prodiges de son énergie surhumaine, sa religion pure el sereine, son patriotisme ardent et sa volonté toujours maitresse d'elle-mème. Ils nous l'ont dépeint dans la retraite où s'écoula son enfance, parlageant ses premières années entre son dévouement à sa mère et sa passion pour les exercices du corps; puis, à West Point, cavalier intrépide, travailleur infatigable déjà entouré des marques de respect de ses camarades; puis encore dans la campagne contre le Mexique, exécutant ce merveilleux passage du Pedrigale qui livra Mexico à l’armée des États-Unis.
La crise approchait; l'élection d'Abraham Lincoln à la présidence fut le signal d'un déchirement qui devait se produire tôt ou tard el dont l'abolition de l'esclavage n'était pas la seule cause, loin de là. La Caroline du Sud, le Texas, le Mississipi, la Floride, bientôt suivis de l'Alabama, de la Géorgie et de la Louisiane, se relirèrent de l'Union et formèrent la ligue des États-Confédérés d'Amérique, sous la pré-
Ï. Voir notamment le beau livre de Mme Boissonnas. intitulé {Un Vaincu,
sidence de Jefferson Davis. La Virginie restait neutre et Lee, ayant des amis dans les deux camp’, sollicité par les uns et par les autres, à cause de sa haute situation et de ses grandes qualités, donna sa démission. Le gouvernement fédéral avait répondu à l'acte de sécession en déclarant qu'il rétablirait l'Union à tout prix. Un décret présidentiel ordonna la levée du contingent virginien. C'en était trop. La Virginie se retira de l'Union : le pacte fédéral lui en donnait le droit; mais que de maux eussent été évités sicelle « mère des États » n'avait point pris parti dans la querelle! Le jour où le sol nalal se trouva envahi, le général retira son épée du fourreau et marcha où l'appelait son devoir de Virginien.
Dans cette guerre de quatre années, on sail ce qu'il déploya de vigueur et de talent, à quel point 11 se montra savant tacticien et puissant organisateur. Mais ce n’est pas à son héroïsme et à sa science militaire que la foule rendit hommage. Il y eut lant de héros dans ces batailles! et la tactique touche peu les masses. Non! en présence de cet homme dont l'intelli-
gence élait sans éclipses, la volonté sans hési-
restail deux tres, à randes vernesÛCes- , à tout a levée op. La fédéral ux eus- , n'avail
ur où le
tira son
lait son
on sail à quel puissant 1éroisme e rendit dans cvs
masses.
lation, la modération sans défaillances et la charité sans bornes, chacun se sentit empoigné. Le soir de la capitulation suprème, épuisé par les privations, la famine et la douleur morale, il traversa les rangs de ses vainqueurs; tous les fronts se découvraient devant lui; et il entra dans Richmond acclamé comme un triomphateur. Étrange triomphe : il y avait des larmes dans tous les veux, l'incendie achevait de dévorer la ville et les habitants étaient vètus de deuil!
Quatre mois durant, l'ovation continua, On slationnait sous ses fenètres pour le voir; des adresses lui arrivaient de tous les points de l'Amérique et de l'Europe; sa maison devenait un lieu de pèlerinage; son nom était sur loutes les lèvres. L'Angleterre lui offrait asile et forlune, mais il voulait donner l'exemple et rester à son poste. La tentalion d'émigrer n'était que lrop puissante pour des hommes vaincus et ruinés et tous ses efforts tendaient à les retenir dans leur patrie. Il puisait une consolation à sa douleur dans ce patriotisme à deux faces
l'intelli-
us hési-
qui remplit les cœurs américains : la Virginie
était battue, mais les Etats-Unis étaient sauvés!
DRE TER aq nm msg tits. =
Et
Il mourut à l'âge de 63 ans, le 12 octobre 1870, entouré jusqu'au bout des témoignages d'affection de ses compatriotes, qui se pressèrent autour de son cercueil. Ses élèves l'avaient adoré comme jadis ses soldats; on l'avait vu
refuser la pension que la Virginie voulait lui
assurer; on l'avait vu signer, le premier, la
demande d'amnistie et « il était arrivé à ce point de vertu chrétienne qu'on se sentait meil-
leur à le voir, à l'entendre, à songer à lui! ».