‹ univtransatlChapitre 10 sur 10 · CANADA FRANÇAIS · texte numérisé non relu

CANADA FRANÇAIS

Montréal est en quelque sorte le terrain de transition où les Anglais et les Français se rencontrent sans se mêler. Les deux races ont imprimé k la ville un peu de leur cachet dis-

tinctif et en plus le voisinage des Etats-Unis lui a donné quelque chose de yankee, d’inachevé par conséquent et de fiévreux. Du haut du Mont Royal, transformé maintenant en un parc splendide, nous contemplons le panorama qui s’étend k nos pieds. Sur l'immense Saint-Laurent, le fameux pont Victoria semble un fil tendu; au delà reprend la plaine semée de villages. Le long du fleuve, la ville est assise; des lignes d’arbres séparent les maisons et dessinent les avenues ; d’innombrables clochers surgissent de tous côtés, églises, couvents, séminaires, qui vont s’enrichissant toujours et constituent l’un

UNIVERSITES TRANSATLANTIQUES.

des dangers de l’avenir. Cette formidable puissance financière correspond, cela va sans le dire, à un despotisme moral plus grand encore. Les

Canadiens-Français sont les humbles esclaves

de leur clergé et de leurs congrégations, et s’il est juste de dire que le clergé et les congrégations sont à l’abri de toute attaque en ce qui concerne les mœurs et la vénalité, il est également juste d’ajouter qu’ils dirigent la politique assez mal et qu’ils enchaînent les esprits en prétendant les guider. Leur domination pèse lourdement sur une partie de la population que les travaux de la terre ne suffisent plus a charmer, et qui prendrait volontiers sa part du mouvement littéraire et scientifique universel.

Cette issue lui est fermée et c’est alors vers

l’activité commerciale et financière qu’elle se tourne. On fait des affaires, au Canada, ou plutôt l’on rôve d’en faire, car l’on 11’y parvient guère; c’est là le débouché de l'intelligence et les Canadiens sont bel et bien des coureurs de dollars. Leur littérature est en enfance, leur presse esl incolore; mais ils savent calculer, supputer, escompter à la façon du paysan normand, dont ils ont les instincts aussi bien que l’accent.

Leur bon sens cl leur persévérance — deux qualités niailrcsscs chez eux — leur ont servi jadis à se défendre contre l’envahisseur, et quand on compare leur puissance numérique d’aujourd’hui avec ce qu'ils étaient au lendemain de ia cession du Canada à l’Angleterre, quand on se souvient de la manière dont ils furent traités, des cruautés exercées contre eux, des injustices qu’ils curent h subir, on ne peut qu’admirer le résultat obtenu par eux après une lutte faite d’habileté, de patience cl d’entètement. Ils surent merveilleusement utiliser les moindres concessions, profiter des circonstances les plus insignifiantes, gagner du terrain par tous les moyens possibles. Deux fois, dans les mauvais jours, les États-Unis vinrent a eux pour

les conquérir et les émanciper; et deux fois ils

s’unirent à leurs persécuteurs pour repousser

cette émancipation qu’ils jugeaient dangereuse

autant qu'attrayante. On chercherait vainement dans l’histoire du monde un second exemple d’un esprit politique aussi remarquable. A présent, ils jouissent d’une entière liberté; le gouvernement fédéral, inlinhnent mieux compris cl mieux constitué qu’il ne l’est aux Etats-Unis, répand sur eux ses bienfaits. Aidés par la fécon-

dité extrême de leur race et par les conseils intelligents d’un homme qui a entrepris une œuvre de colonisation — le fameux curéLabellc, ils se répandent au nord et à l’ouest dans des territoires réputés inhabitables qui se fertilisent rapidement entre leurs mains; un avenir prospère leur semble réservé; tout serait pour le mieux s'ils ne se trouvaient pasjans un état de notoire infériorité relativement à ce qu’il y a de plus important dans la vie des peuples modernes : l’éducation.

Il ne faudrait pas en conclure que l’instruction fiU négligée dans les écoles; les écoles commerciales notamment sont bien organisées et le soin qu’on a d’y faire apprendre l’anglais aux

enfants assure à ceux-ci plus tard une supériorité sur leurs rivaux britanniques, qui ne peuvent pas — ou ne veulent pas apprendre un mot de français. Mais on donne aux idées un tour forcé, qui dans la suite paralyse leur fécondité, et l’on habitue ] 'intelligence à se mouvoir dans un cercle étroit d’où ne peut sortir rien de grand ni d’original. El puis, c’est surtout l’éducation qui manque; les exercices physiques, les soins de propreté, la formation du caractère, l’usage de la liberté, tout ^cela pour les Canadiens ce sont des billevesées. A côté d’eux, les jeunes Anglais jouent h des jeux virils, entrent dans la vie active avec de l'initiative et de la volonté,... et le résultat c’est que tous les bénéfices sont pour eux, que toutes les affaires se font autour d’eux, que leurs idées dominent cl qu’ils regagnent ainsi, à Montréal môme, ce que leur infériorité numérique leur ferait perdre. Le Canadien-Français avec sa robuste santé défriche, peine, ensemence laborieusement. L’Anglais récolte. Jamais peut-être la supériorité de l’éducation anglaise n’est apparue d’une manière plus nette et plus indubitable qu’en présence de celle race aux fortes qualités qui

possède tout,... sauf l’initiative et l’indépendance du caractère. Et dans la course au dol-

lar à laquelle les Canadiens-Français ont pris goût, ainsi tjue je le remarquais plus haut, — ce ne sont pas eux qui arrivent premiers.

Au pied du Mont llo y al, qui se dresse à pic au-dessus d’elle comme une palissade gigantesque, se trouve rUniversilé Mac Gill. On voit de la rue une belle avenue plantée d’arbres et un champ de jeu oit les équipes de l’UnivcrsUé pratiquent le foot-ball selon les règles anglaises, différentes, ainsi que je l’ai dit, des règles américaines. Au delà apparaissent des bàtimenls d’archiicclurc très variée : un temple grec, une abside gothique, une longue façade sans

ornements et quelques clochetons élancés.

L’ Université Mac Gill tire son origine d’une fondation privée; elle est semblable en cela à beaucoup de ses sœurs d’Europe et d’Amérique, et probablement c’est à ce fait qu'elle doit sa

prospérité et ses succès. James Mac Gill, son

fondateur, était un brave Ecossais, né à Glasgow en 1744. Il émigra au Canada et se livra au commerce des fourrures, qui constituait alors la principale richesse du pays. Fixé ensuite à Montréal, il en devint l’un des citoyens les plus

en vue. Lors de la guerre contre les Etats- Unis en 1812, il prit, malgré son grand âge, une part active à la défense et mourut Tannée suivante, laissant une somme de 30 000 livres (750 000 francs) destinée à élever un collège devant faire partie de TUniversité provinciale.

, Ce projet d’Université provinciale gisait sur le tapis depuis dix ans; il était peut-être un peu prématuré si Ton considère que Montréal avait

alors 15000 habitants, qu’une partie de ceux-ci

demeuraient encore dans des huttes de bois et qu’en 18131e mouvement du port «se bornait à t’entrée de 9 vaisseaux par an, représentant à peine 1 600 tonnes de' marchandises. Mais VL Mac Gill devinait quel rôle l'instruction publique^ allait jouer dans Ip xix* siècle et il était pressé d’en assurer le développement au

Canada. Le projet fut étouffé grâce « à la vigilance et à T énergie du clergé catholique », a dit depuis Mgr Langevin, assez aveugle pour ne

pas comprendre les heureux résultats qu’il contenait en germe. Les catholiques eussent fondé

de leur côté un collège; d’autres encore se

seraient élevés peu' à peu cl T Université de Montréal serait devenue un fover de science cl do travail, un véritable Oxford colonial.

11 fallut se résigner h élever le collège sans l’Université; une charte royale lui fut octroyée, mais les difficultés financières étaient grandes et l’institution, presque réduite à sa Faculté de médecine, périclita jusqu’au jour où un groupe

d’hommes zélés entreprirent de la relever et d’assurer définitivement son existence.

Le gouverneur général du Canada en est le visitor. Le conseil des Directeurs , lesquels se recrutent eux-mômes, compose avec les felloios et le principal la corporation , qui fait les règlements et confère les diplômes. Divers collèges sont affiliés à l’Université. Le Principal n’a pas des pouvoirs aussi étendus que les présidents' de Princeton ou d’Harvard. Quant aux étudiants, leur nombre en 1888 était de 793, dont 105 femmes admises à suivre les côurs< % Il y a quatre facultés pour les or /s, les sciences appliquées, la médecine et le droit.

Hier, on jouait au foot-ball à Mac Gill; au-

jourd’hui, il y a un match sur le terrain de la

Montreal Amateur Athletic Association, mais

les parties de la crosse, ce fameux jeu indien si pittoresque et si entraînant, ont cessé; l'intérêt so reporte vers les Snow Shoés Clubs, où l’on se dépêche de tout remettre en état. Bientôt sur Jcs pentes glacées, dans l’air ensoleillé, ou bien la nuit à la lueur des torches, les coureurs circuleront en bandes joyeuses, les pieds* armés d’immenses raquettes qui glissent sur la neige; les toboggans descendront avec une vitesse vertigineuse du haut de la montagne, et dans les rues les traîneaux se croiseront innombrables.

Puis viendra ce merveilleux carnaval de glace pendant lequel les fêtes se succèdent saris inter-

ruplion. Un palais transparent, dont les eaux congelées du Saint-Laurent fournissent les matériaux, s’élèvera sur une des places de Montréal et, chaque soir, on l'illuminera avec des flammes du Bengale. Comme ils Taiment, leur hiver!

C’est pour eux l’époque des communications faciles, du bon air pur et des vrais divertissements : les plaisirs de l’été ne sont qu’un pisaller. La neige et la gelée sont attendues avec impatience même par les vieilles dames que l’âge immobilise, et qui semblent retrouver au

contact cuisant de l’hiver canadien un peu de force et de jeunesse.

Les snoio shoes, mot à mot : « souliers de neige », constituent un moyen de locomotion; le toboggan est une sorte de montagne russe....

La colonie anglaise trouve là matière à satisfaire ses goûts de sport. Des associations se sont constituées; leurs jolis chalets sont accrochés aux flancs du Mont Royal, abrités derrière un repli de terrain, ou dissimulés dans les arbres.

Ils comprennent des vestiaires et invariable-

nient une salle de danse, lambrissée de sapin vernis, décorée d’étendards et de tètes d’animaux : là danse est ici annexée à tous les sports.

Le Huniing Club , qui est en bas dans la villo et

1 sert de rendez-vous pour les chasses à courre, n’a pas seulement un chenil bien rompli, des

écuries, un champ de manège et dans la maison

de jolies chambres et une piscine : il contient encore une salle de bal dont le parquet repose — ô raffinement! — sur des ressorts de voiture.

Dans toutos ces associations, les quelques ^Canadiens-Français qui aiment les exercices physiques et le plein air trouvent généralement

un accueil très sympathique, mais on n’y parle

qu’anglais et tout ce qui est anglais domine.

fj

En villégiature, sur les bords du lac Chamblv. La maison est une grosse masse de granit aux murs solides ; un poêle immense ronfle au pied de l'escalier et, quand nous rentrons le soir un peu moulus de nos excursions en bog board, le feu, les bougies, la riappe bien blanche, toutes les choses de chaque jour semblent plus brillantes et plus confortables. Je n’ai jamais

vu écrit le mot que je viens d’employer, mais

la première fois qu’il a frappé mes oreilles je n’ai pas eu le moindre doute relativement à son étymologie : bog % fondrière, — et board , planche. C’est bien cela : une voiture pour aller dans

les fondrières et composée d'une simple planche, Vous voyez la chose d’ici! Point de ressorts, bien entendu ! On tient comme on peut et le trôt

iH UNIVERSITÉS TRANSATLANTIQUES.

sans étriers n’en saurait donner qu’un lointain

if

1 avant-goût' Dire que ce n'est pas amusant, ce serait mentir. Au début, les secousses semblent

pénibles; à. la longue, on s’en fatigue probable-

ment, mais une journée de bog board avec un cheval qui file bien, du soleil et du vejnt, c’est un sport de première classe.* Le bog board est une voiture d’été. Quand la neige a fondu, elle découvre des routes invraisemblables, que la pluie et la sécheresse transforment tour à tour en océans de boue et en ornières gigantesques; ' ajoutez-y des quartiers de roches, des cavités

insondables, des ruisseaux égarés, des affaissements de terrain et vous aurez une idée des

• f routes canadiennes.

?}ous venons de traverser un pont de bois, i sorte de galerie vermoulue, et couverte; ornée

aux deux extrémités par un portique grec grossièrement taillé. En dessous, il y ailes rapides; sur l’autre rive, un village, puis sur une pointe avancée où pousse un maigre gazon, les ruines

du fort Chambly se dressent solitaires et grandioses; les souvenirs qu’elles évoquent sont tout; français et cela semble uni déshonneur ce

-nom du marquis de Lorne gravé sur 'une plaque

de marbre, qu’on a encastrée dans les bastions le jour de sa visite. Ce fut un beau jour cependant pour l'homme de cœur qui s'est constitué le gardien do ces ruines et a fini, à force de sollicitations, par y intéresser le représentant de la reine. Il n’en serait rien resté sans son intervention patriotique. Dans l'intérieur du fort, il s'est aménagé un logement qui est en train de devenir un véritable musée; puis il a creusé, fouillé la terre, retrouvé des fondations

en même temps que, de ses propres mains, il

cimentait les pierres effritées. Sa joie, c’est de montrer tout cela aux Français trop rares qui viennent le visiter.

En route, de nouveau, à travers une plaine immense où courent des bestiaux; le bruit des rapides s’ést perdu derrière nous. Sur le bord du chemin, quelques maisons dont les cheminées fument; là-bas, un clocher terminé par un potiron connue ceux des églises bavaroises : le potiron est recouvert de fer-blanc et cela brille comme un soleil. Plus loin, nous achetons des pommes il un vrai Normand qui ne veut pas se compro-

mettre cil nous disant si l'année a été bonne ou

mauvaise : « Pour une année qu’y aurait des

UNIVERSITES TRANSALANTIQUES

poumes , y en a point ; mais pour une année qu’y en aurait point, y en à! » — Un petit manoir d’aspect très coquet vient à nous,

enchâssé dans un semblant de parc. Lo propriétaire est un échappé d’Europe, qui a voulu repro-

duire ici quelques-unes de nos élégances campagnardes; mais, à présent, il en a lui-mcmc

perdu le goût; scs corbeilles de fleurs sont enva-

hies par les ronces; ses allées de gravier sont boueuses et irrégulières; et Peau de la petite cascade arliflcielle a renoncé à couler droit, ses gouttelettes s’cn vont chacune de leur côté.

La montagne en pain de sucre que nous apercevions depuis longtemps se laisse enfin Approcher : elle est toute seule dans la plaine; ses bords sont escarpés et, à mi-côte, adossée au rocher, une interminable construction de bois

étale ses fenôtres closes, scs promenoirs solitaires et ses balcons déserts. G'csl'Iroquois

//oMse, caravansérail d’été où ; L’on vient de

Montréal passer quelques semaines chaque année ; alors le champagne coule, on danse, oh rit, on flirte*...

Je ne voudrais pas toucher à l'enseignement primaire, ce qui m'entraînerait trop loin, mais

seulement dire un mot de la taxe scolaire . Les contribuables de la cité de Montréal payent pour l'entretien de leurs écoles une taxe d’un centime par piastre de 5 francs, sur la valeur

totale de la propriété foncière. La valeur de la

propriété, dans chaque quartier, est établie par deux « coliseurs », l'iin catholique et l’autre protestant. Les propriétés sont réparties en quatre listes distinctes scion qu'elles appartiennent : aux catholiques, aux protestants, conjointement aux uns cl aux autres, ou bien à des corporations ou compagnies de commerce;

enfin une quatrième liste comprend les pro-

priâtes exemples de taxe. La taxe n° 1 est

remise intégralement aux commissaires d'écoles catholiques et la laxe n° 2, aux commissaires d'écoles* protestantes; la luxe n° 3 est divisée entro oiix proportionnellement aux chiffres de catholiques et de protestants indiques dans le dernier recensement.

Ce système convient à un pays fédéralisé, ou

les deux religions forment de gros contingents;

certains catholiques des Etats-Unis désirent le voir appliquer à leur pays, où la taxe scolaire s’étend également sur les protestants et les catholiques et sert à soutenir des écoles « un* sectarian » en principe, mais restées protestantes en fait, car on y lit la Bible régulière-

ment. Peut-être donnerait-il de bons résultats

aux Etats-Unis comme au Canada : en tout cas,

il ne ‘ saurait être applicable chez nous.

Les élèves du collège de Montréal sortaient en promenade au moment où notre « calèche »

s’arrêtait devant le perron. Ils portaient d’atroces redingotes râpées et une ceinture de serge verte enroulée autour de la taille. Rien ne peut rendre Pair piteux et incomplet quo leur donnait ce costume; on eût dit un cortège de ratés. L’intérieur du collège me parut assez en rapport avec les êtres qu’il renferme ; la propreté la plus élémentaire en est absente; dans les dortoirs, quatre rangées de lits à peine espacés et des cuvettes microscopiques mises là, comme à regret, par une concession maussade aux idées du jour. Ils sont 350 élèves dans cette boite et ils ne payent que 80 dollars (400 francs) par an. Mais la congrégation des

Sulpiciens est si riche! Ne pourrait-elle faire

quelque chose pour ses élèves? et que devien-

lient les revenus do la moitié de Montréal qu’elle possède sans avoir d’impôts à paver?... Quelle révolution ils sont en train de se préparer là*

has!

J’ai visité encore des high schools , l’Ecole

polytechnique, i’Àcadémic: commerciale, puis des écoles anglaises : partout le môme contraste.

Ici, des muscles, de 1 activité, de la hardiesse, des regards bien francs; là, des membres maladroits, des attitudes gauches, aucune indépendance, rien de viril. Leur rude climat leur rend

la santé malgré tout, mais le caractère qui ne

germe pas, qui pourrait ensuite le créer' de toutes pièces? Nous sommes entrés en passant dans un gymnase où beaucoup d’écoliers se livraient à des exercices de force et d'agilité,... tous anglais!

En noire honneur, le drapeau Incolore flotte au sommet du Haras national, la nouvelle

création du jeune et ardent directeur général de la Société hippique ‘d’exportation. Les lecteurs de la Brèche aux buffles connaissent par le menu son ranch du Dakota et savent par quelle persévérante et inébranlable fermeté il est parvenu à s’attacher la Fortune, cette grande royleuso. Il s’agit maintenant d’ouvrir le marché canadien, comme celui des Etats-Unis, aux chevaux percherons et normands. Ce sera une victoire sur l’Angleterre, qui a, jusqu’ici, le monopole du commerce hippique. Le haras est à peine achevé, mais il est tenu de façon à faire sur les clients la meilleure impression. On sent, à tous les petits détails intérieurs, la main de fer recou-

Page 1