HI
Aubana
ju den
Gagebiücdhern von Heinrich de Œatt.
Après la bataille de Palzig donnée et perdue si singulièrement, Sa ijesté quitta son armée de Dürings-Vorwerk dont elle donna le eomimdement au prince Henri. son frère: elle prit celui de l'armée du inee et joignit le général Wedell et marcha aux Russes. Je la suppliai me permettre de l'accompagner. — »Pourquoi.« dit-elle. » vous famerain-Je ct vous CXposorais-je 8ans aucune raison? Restez à l'armée mon frère. où vous sercz plus tranquille. — C'est donc bien injustent qu'on a accusé le Roi d'aimer à fatiguer et à exposer ceux qui taient point militaires. Il a eu constamment pour moi ces mêmes attions: ce ne fut qu'après bien des prières qu'il me permit de le suivre Zorndorf: il me plaignit de ce que J'avais assisté à la bataille d'Hochrchen: il me répéta plusieurs fois dans nos marches pénibles qui préderent la bataille de Liegnitz : » Je serais bien charmé de pouvoir vous voyer sürement à Glogau avec M. Mitchell: mais vous ne pourriez 8 PANSCT.« Après cette bataille inopinde, il m'envoya à Breslau, pour me re- :ttre des fatigucs qui avaient été extrömes. Il m'y envoya encore. and il fit avec les Russes ces marches difficiles, pour éloigner le machal Daun des environs de Schweidnitz. Ce sont ces absences faites lifférentes reprises qui m'ont procuré ses lettres: ces absences prount les bontés et les attentions du Roi et l'injustice de ceux qui penient qu'il voulait que tout 8e battit : c'est le sort des grands hommes itre critiqués. 11 a bien eu ce sort: il le savait et pardonnait et ne se aignit que très rarement. -- -- — Dans les grands malheurs on croit aux prophètes, aux songes et 1760 À diables. Toute l'arméc ne parlait que des prophètes. L'un était A rend ur les prophètes Berlinois. l'autre pour les silésiens. Un de ces der- % pam. ers. dont on vantait les rares talens, remporta enfin tous les suffrages. marche vara annonça une bataille près de Schweidnitz le 18 août. Le bruit s'en ete pandit. la joie fut extrême. Ceux qui ne devaient pas être de la baille. comptaient les instans : les militaires l'attendaient en silence. Le , des prophètes menteurs la troupe fut confondue, et on crut toujours IX prophètes.
29 août
se 24 no-
vembre
440 Anhang zu den Tagebiidern vou Heinrich de Gatt.
Il n'y avait pas moyen d'engager le maréchal Daun à une affaire, Son attention à se percher sur des montagnes, le rendait inattaquable. Le Roi manœuvra inutilement et s'inquiéta sur la fin de la esunpagne. Avant la bataille de Liegnitz, il logeait au faubourg dans la maison destinée aux fous. — » Vous me voyez, mon cher, dans un plaisant quar- à tier,« me disait-il ; »si je fais une lourde faute, je serai iei tout à portée, et j'augmenterai le nombre de ces malheureux. Ma foi, avec autant d'inquiétudes et de travaux, la tête peut tourner bien facilement! Si cela m'arrive, priez pour moi.« |
Personne, je crois, n'ignore qu'un savant français
diable l'a-t-il pêchée? Convenez qu'il est ridienle.« Canonnade.
qu'il allait à Berlin à grands pas. Sa Majesté n'y ajouta pas foi, et n'est pas sans raison qu'on gémit de son incrédulité. Enfin il se cm vainquit, mais trop tard. Le général Laey avait plusieurs mare le Roi, il arriva à Berlin, avec le comte Tottleben commandant corps russe. - Il se mit en marche avec toute l'armée pour aller au secours del capitale; mais le général Lacy, qui avait bien de l'avance sur le Ba, eut le temps d'y arriver, d'y séjourner, de faire des demandes et truire ce qu'il put. Sans le comte de Tottleben, le général Lacy aum laissé à Berlin des traces des lois de la guerre et des preuves dun u irrité eontre le Roi, qui avait eu pour lui pourtant, après Vaffair Gottesberg, des attentions que le général ne méritait certainement) Sa Majesté lui renvoya tont ce qu'il put trouver de ses équipages” les hussards avaient pris. Le comte Laey lui écrivit une lettre don prince Liechtenstein, à qui il la montra, rougit pour Ini. Le dit à un ami qui m'a fait part de cette anecdote. Sa Majesté, I lettre en ma présence, dit : »M. de Lacy ne sait pas vivre; n pondez-lui bien poliment.« — On verra à la fin de ce recueillæ général et la réponse que le Roi daigna lui faire. r Il est vrai que Berlin, après le départ des Russes et des n'offrait que de tristes vestiges de ce qu'il avait été autrefois La ville fut pendant plusieurs jours dans les i eruelles. Il y avait trop peu de troupes pour la sa quelques jours. L'ennemi irrité jeta 1500 bombes €
1760, Auguf — November. 441
effet. On capitula. Les Russes et les Autrichiens entrèrent en ville: mais le comte Tottleben y fut le maître. Les généraux Tschernyschew et Lacy furent heureusement bridés par le chef des Cosaques. Que d'alarmes, que de désolations parmi les habitans de cette infortunée ca- 5 pitalc' que de larmes répandues sur le sort du Roi, que de sujets géminsaient en secrot de voir ges ennemis dans le cœur de ses Etats dicter des lois, punir de ses sujets et demander en maitre! Si on vit, dans la capitale, des infâmes montrer aux ennemis des dépôts pour l'armée, on vit aussi en plus grand nombre des citoyens zélés faire tout pour calmer iles esprits furieux et pour sauver ce qui appartenait au Roi et à l'armée. Parmi ces braves et dignes sujets on ne doit point oublier le banquier Gotzkowsky, qui, au péril même de sa vie ou d'être emmené captif, fit tout ce qui était humainement possible, pour arrêter les horreurs dont on nıenagait. L'envoyé de Hollande, M. de Verelst, se conduisit de façon 15 à mériter le plus tendre attachement du Roi, de la famille royale et des Prussiens; aussi Sa Majesté, pénétrée de tout ce que cet excellent homme avait fait, me dit, les larmes aux youx : »La famille royale, moi et les Prussiens devons des autels à ce digne ministre.s — J’ose le dire, la plapart des citoyens oublièrent leurs malheurs particuliers, pour ne 20 s'occuper que de ceux du Roi, et ne pouvaient tolérer que l'ennemi se fût rendu maitre de la capitale. Ils voyaient leur humiliation dans le chagrin que devait ressentir le Roi.
Les Russes. que l'on croyait si cruels et si barbares, sauvèrent pourtant la ville des horreurs dont la monagçaient les Autrichiens. Ils tinrent 25 nn ordre admirable, tandis que ceux-ci commettaient dans les maisons royales. aux environs de la ville, des indignités inouïes. La postérité pourra-t-clle s'imaginer qu'on fit des chambres de la Reine et du Roi des endroits privés, où on allait déposer les ordures? Pourra-t-elle s'imaginor que plusieurs appartemens furent destinés à des écuries, et sw croira-t-elle enfin que le ressentiment s'étendit jusqu'aux statues, qui furent toutes mutil&es? Les Goths, ces barbares. commirent les mêmes excès à Rome. Je sais qu'on dira que c'était en représailles des chäteaux du comte de Brühl que les Prussiens avaient pillés et ruinés; mais en serait-on venu à ces cxtrémités. si ce comte n'avait pas fait insérer 35 danx les gazettes que le Roi avait ordonné le pillage d’un de cos châteanx? (Cela était faux. Peut-être aurait-il été plus grand de mépriser ' les cris ct les écrits d'an petit particulier qui voulait se jouer à un grand roi. que de lui apprendre à ne pas en imposer au public; mais supposé même que Sa Majesté. sans aucune raison, eût ordonné cos excès. le 40 ministre. A il eût été le vrai ami des Saxons et de leur roi, devait-il ordonner. à son tour. de ravager les maisons royales? Ne devait-il pas
442 Anhang zu ben Tagebidern von Heinrich be Gatt,
présumer que la suite de ces ravages serait la dévastation des châteaux du roi de Pologne et un ressentiment plus mérité contre le pays de la Saxe? — Quand les Autrichiens et les Russes apprirent que le Rei avangait vers la capitale, ils songérent à la retraite : chacun des corps joignit son armée respective. Sa Majesté marcha vers l'Elbe, qu'elle », passa au-dessus de Dessau, et tourna l’armée autrichienne qui eampait sur les hauteurs de Torgau. Tout paraissait bien arrangé, pour assurer pense au Roi de brillans suecès: mais deux incidens rendirent la bataille te 3no- Opiniätre et meurtrière, surtout pour les Prussiens. | er Le Roi devait attaquer le front de l’armée autrichienne, sontenn om à portée d'être sontenu par la cavalerie que menait le due de Holstein. Le général Zieten devait prendre les ennemis en dos. On était eonvens | que, dès que l’un commencerait l'attaque, l'autre devrait suivre. Sa Ma- | jesté, en s'approchant des Autrichiens, entendit beaucoup de tiraillerie; | elle erut que le brave général Zieten était déjà engagé : premier mal-ıs heur. Elle avance à grands pas, se développe et se forme sous le canon 1 de l'ennemi; les Prussiens, chargés par la mitraille, plient. On demande | la cavalerie : la cavalerie ne se trouvait pas. Le Due avait pris demanvais guides : engagé dans un bois, il ne put en sortir, il dut revenir sur ses pas : second malheur. Cette cavalerie, si nécessaire, venant à pos, aurait soutenu les Prussiens exterminés par la eanonnade, aurait. arrêté l'attaque de la cavalerie autrichienne; cependant le Roi rassure rallie ses troupes, les ramène pour la troisième fois. Enfin la cavalerie. arrive; le général Zieten attaque, et on remet dans les horreurs dels nait les affaires perdues pendant le jour. On marche, on ne sait si aura affaire à ses propres gens ou à l'ennemi. Le Roi, que la pr d'esprit n’abandonnait jamais dans les plus grands malheurs, fit la marche de ses troupes : on y répond. On s'assure par là que ce des Prussiens : on se joint à eux et on pousse ce qui se présentait passage. Le maréchal Daun avait reçu une blessure légères tn en arrière, il se consolait de sa blessure par l'idée que le Roi Quelques généraux et les princes de Saxe, autour du maréchal le félicitaient de la victoire. On lui amena M. Pirch, aide de Sa Majesté. Son Excellence lni dit : » Eh bien, voilà votre mai Que deviendra-t-il?: — A peine avait-il fini, que la tirail proche : Qu'est-ce que cela veut dire? votre roi n'est-il pas vent-il done aujourd'hui exterminer tout l'univers? — nait sérieuse; le Maréchal songea à se faire transporter, n’oublierent pas de le suivre — tout se rendit en d On passa l’Elbe pendant la nuit, et le roi de Prusse fut de bataille. Qu'on se représente quelles auraient êté les *
1760, November — 1761, Auguft. 443
journée. sans ces deux incidens que j'ai rapportés. et ce que seraient devenus les Autrichiens qui devaient passer l'Elbe sur des pontons' C'est ainsi que le sort sc joue souvent de tontes les mesures et de la prudence des mortels. Sa Majesté fit de grandes pertes dans son in- 5 fanterie.'} Elle reçut un coup de feu qui lui laboura la poitrine. mais ee coup fat léger ct n'eut aucune suite. Les Autrichiens, pour venger leur bataille perduc, débitèrent que le Roi n'avait pas été blessé, et qu'on savait de bonne part qu'il ne s’exposait point. Cette accusation était in- Juste. inouie, et je ne doute point qu'elle aurait été punie, si la cour de
10 Vienne en avait su l'auteur. Sa Majesté avait fait ses preuves de bravoure: et si elle ne sCtait pas cxposée quelquefois si erucllement. mal- “ré les prières des officiers et des soldats : qui aurait osé dire en présenec de tonte une armée : » Le Roi s'expose. il ne 8e ménage pas‘? Le soldat qui s'aperçoit très bien qui sont les braves et les timides, aurait
bien fixé la place du Roi. Ce Prince fat informé de ce trait, en rit et mit dans la relation qu'il n'avait gagné la bataille que parce que le maréchal Daun avait été blessé.
Le fruit de cette journée fat de pouvoir s'étendre et d'hiverner en
Saxe. au licu de se replier sous le canon de Magdebourg : de remettre
201es troupes dans ce pays où il y avait encore bien des ressources. On
poussa un corps pour occuper Dippoldiswalde et faire tomber Dresde :
mais on y vint trop tard. La place était prise par le commandant de la-
dite ville qui y marcha, dès qu'il apprit le malheur arrivé aux troupes de la Reine et que le maréchal Daun se repliait.
25 Sa Majesté n'avait laissé à Leipzig pendant trois scinaines. pour + attendre quelques personnes qui devaient me parler sur des choses qui l'intéressaient.
Les Russes campaient à Striegau ct les Autrichiens à Kunzendorf, résolux d'attaquer le Roi. Sa Majesté fit fortifier son camp et le rendit so redoutable. 1 devait prendre ses précautions. puisqu'il était si inféricur à ces deux armées combinées. Jamais ce Prince ne se donna plur de mouvemens. ne prit plus de soins pour triompher. Se eroyant trop éloigné. à Bunzelwitz, de son armée, il s'en rapprocha. Il campa dans
I l’armi de braves officiers qu'elle perdit, on ne doit pas oublier le conte
5 d Anhalt, homme à talens et de mérite. Son frère, le conte Frédéric, se distingun
beaucoup dans cette bataille, toujours à la vue du Roi, toujours à portée de donner
sex ordres Sa Majesté Ihonora de l'ordre pour le mérite. Elle we parla du conte
à Leipzig avec les plus grands éloges : » L'amitié que j'ai toujours euo pour lui, celle
quil m'a constamment témoignéc, ne m'a fait point illusion.« — En disant que lo
10 conte à l'approbation du Roi joignit celle de tous ceux qui le connurent, je ne fais que rapporter ce que pensait toute l'urméc sur son sujet.
22 mar
31 soû
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un bois et allait de là toutes les nuits coucher sur la paille dans la grande batterie de Jauernik où il croyait sa présence plus nécessaire. 11 me renvoya à Schweidnitz, d'où je venais chaque jour le trouver dans sa tente. On s'attendait à chaque instant à une bataille générale. Le Roi surtout était persuadé qu’elle se donnerait. Les Russes, en effet, avaiont 5 donné le plan de l'attaque. Les généraux devaient à 9 heures du soir ouvrir leurs instructions et marcher ; mais l'armée eut ordre de rester tranquille: la méfiance entre le général russe et l'autrichien, la crainte peut-être des risques à courir en livrant bataille, arrêta les ennemis dans leur projet d'attaquer. Le Roi en fut affligé. — »11 était sür,« mel disait-il souvent, »que les ennemis y perdraient leurs meilleures tronpes.« — Qui aurait pu lire dans les futurs contingens, aurait vu pentêtre des malheurs où Sa Majesté voyait un conp de partie pour la fin de la guerre. Il est vrai que son camp était respectable; mais si malheureusement on avait molli dans un endroit de ce camp, que seraientis | devenus les autres? On s'intimide d'autant plus aisément, on s'alarme bien plus facilement, quand se croyant très en sûreté, on voit la tempête se former, avancer et menacer. Toujours il est sûr que le carnage anrait été horrible, que la contenance et les manœuvres du Roi vis-à-vis de ces deux armées furent admirables et admirées. Malgré ses soins, ses tigues, ses courses et ses veilles, il trouva des momens pour lire toutes les harangues de Cicéron et la Nature des Dieux. Quand je ess | tous les jours pour retourner à Schweidnitz, il me disait :
»Adieu, mon cher, dormez bien tranquillement dans votre it, dant que je serai sur ma paille. Vous verrez que demain nous m prendrons par les oreilles. Si cela arrive, ne venez pas, restés Schweidnitz et priez là pour moi et pour mes troupes. Je ne S gnerai pas, je montrerai à mes officiers et à mes soldats le chemin, mort ou de la victoire. «
Les Russes ayant décampé de Striegau, pour se retirer en Sa Majesté revint à Bunzelwitz,') où elle se tint quelque temps de M. Loudon. Quand elle fut informée des succès de Platen, solut de se porter du côté de Neisse, pour donner de la jalousie néral autrichien, l'attirer dans ses environs et de revenir sur pas | 1 des marches forcées, pour occuper le camp de Kunzendorf, y corps de troupes et se rendre ensuite en Saxe. Sa Majesté part
1) D'où elle envoya le général Platen détruire los magasins des Bi logne et se porter ensuite vers Colberg, pour en éloigner, de concert ave Würtemberg, le général Rumianzow, qui tenait ferme, Les s furent d'abord brillans, la suite malheureusement n'y répondit pas.
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de Bunzelwitz et donna ges ordres, en partant, au général Zastrow; se porta à Gross-Nossen, à une marche de Neisse. Ce fut là qu’elle apprit, moi présent, que le général Loudon avait pris d'assaut la ville de Schweidnitz, et cela dans 4 heures de temps. C'était un coup de foudre 5 pour l’armée, pour la fin de la campagne et pour l'avenir. — »Cela est-il possible, mon cher! cela est-il possible!« — Le général Lentulus vint confirmer cette triste nouvelle. Le Roi ne perdit point contenance, il fit d'abord rappeler une partie de ses troupes qui marchaient déjà vers Neisse, et après quelques jours il se mit en marche, pour occuper iole camp de Strehlen et pour voir de là s'il pourrait réparer ses malheurs, pour être à portée de Breslau et pour empêcher l'ennemi de s'étendre.
L'aventure de Glatz rendait très possible celle de Schweidnitz. Schwelds Quoique dans un malheur arrivé chacun se faisait un mérite de dire, 15 toujours aprés l'évènement : ; je l'avais bien prévu, il est sûr que presque tous les officiers tremblerent au départ du Roi de son camp de Bunzelwitz : on craignit pour la ville qu'on abandonnait, disait-on, si mal à propos, ct qu'on laissait avec des bataillons mal exercés, mal intentionnés, composés pour la plupart de bandits et de déserteurs, et où les 20 Catholiques intrigans haïssaient les Prussiens. Ces réflexions de l'armée étaient à leur place; mais dans les momens les plus tranquilles on se représentait une ville forte et l’armée à trois marches d'elle. Cependant l'inquiétude reprenait le dessus, et on osait blämer le Roi. Il avait pourtant pris des précautions. Il fit venir à Piltzen le géneral Zastrow, il 25 lui dit de lui parler avec franchise : que s'il avait besoin de troupes et qu'il craignait pour Ia ville, il lui donnerait quelques bataillons. — ; Je ne crains rien«, dit le commandant; »et si ces gens s’avisaient de venir, ils y seraient pour leur courte honte. — »Mais, êtes-vous sûr de vos troupes? dit le Roi. — » Oui, Sire!« répondit le général ; ; j'en suis sûr !: 30 — Ceci cst au pied de la lettre. Le margrave Charles, le général Lentulus furent témoins des propositions du Roi et du refus du commandant, qui le satisfit, mais qui ne tranquillisa pas l'armée. Que le général sc trompa cruellement! Il ne fat point informé que l'ennemi avançait, malgré les postes qu'il avait placés en avant et qui devaicnt l'instruire. 35 Îl ne se défia point des mal intentionnés de la ville, il compta trop sur ses bataillons qui la plupart combattirent en läches. Peut-être ne prit-on pas pour l'arrangement du canon et pour la défense au cas d'attaque toutes les précautions possibles : l'ennemi fat dans les forts, au moment qu'on # y attendait le moins. M. de Beville, aide de camp du Roi, se 30 défendit jusqu'au matin et mérita par sa défense l'approbation des officiers et de l'armée. La ville fut prise, et le Roi se vit exposé par là aux
446 Anhang zu ben Tagebücern von Heinrid be Gatt.
plus grands malheurs et perdit dans un instant les fruits de la plus brillante campagne qui fut jamais.
Qu'on me permette encore une réflexion. Le plan que le Roi avait formé devait être secret, et ne le fut point. Chacun dans le quartier général et dans l’armée savait que le Roi tirerait vers Neisse, pour y 5 attirer le général autrichien, et que, quand son but serait rempli, il reviendrait sur ses pas, pour aller en Saxe. Il est bien vraisemblable que l'Autrichien qui nous inondait d’espions, apprit le plan qu'on s'était proposé; aussi resta-t-il tranquillement sur les hauteurs de Kunzendorf qu'il avait épousées, et laissa marcher le Roi, pour Ini porter ce rndelt coup, qu'on dit aussi que Loudon avait médité depuis bien du temps. I est bien cruel pour un prince de voir ses desseins éventés, et être In victime des gens qui par inadvertance, par étourderie et par vanité ne savent pas ce qu'ils doivent dire ou cacher. Cette connaissance du plan du Roi fut une des raisons de crainte dans l'armée pour la ville des Schweidnitz.
Sa Majesté, en arrivant dans son camp de Strehlen, prit d'abord tontes les;pröcautions possibles, pour qu'aucun autre malheur ne Ini arrivât, et pour attendre ainsi tranquillement le sort de Colberg, sur lequel il commençait à avoir bien des inquiétudes.
»Avouez, que je suis bien malheureux : je prends tous es sois | possibles, et on ne me seconde pas. Qui aurait pu soupçonner cette prise. de la ville! cela est inoni.«
Jamais quartier général ne fut plus marqué par des soneis et par des alarmes sur l'avenir; toutes les physiognomies, allongées, d raient, on voyait tout en noir : »On ne pourra pas tenir! ee, avait marché vers Schweidnitz, peut-être aurait-on repris dans le pre mier instant cette triste ville.« — Raisonnemens hors de place. Oetie prise était impossible. Les chemins abominables, une armée qui la dés fendait, 10 bataillons dans la ville : quels succès aurait-on pu se mettre? Chacun voulait qu'on songeät à la paix; le Roi p tenait bon et faisait bonne mine. Pendant son séjour il sortit pen: eupa à lire et à composer, pour faire diversion au malheur qui In arrivé, et à ceux qui étaient prêts à fondre sur lui. Il composa sur la mort du prince de Brunswick, il fit une Epitre sur la des hommes, le Stoïcien, et mit en vers ce qu'il y avait de Mare-Aurèle.
»Vous me voyez«, me disait-il un soir, »avee mes Stoïciens, Ce sont de bonnes gens, qui malheur.«
Je lui répondis que, si on ne trouvait pas en soi des rı
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supporter les revers de la fortune. les lectures des Stoiciens surtout ne les offriraient pas.
»Oh. je le vois bien. vous n'êtes par pour ces gens-là qui sont Ri sombres. Mais, croyez-moi, ils aident beaucoup.«
5 Cette conversation lui fournit l'idée d’une Epitre quil m'adressa et qu'il m'envoya le lendemain. A ses compositions il joignit la lecture de Vertot, des Mélanges de d’Alembert, des ouvrages philosophiques de Cicéron. !de] l'histoire de Diodore de Sicile. Malgré ces lectures. que ee Prince seul pouvait faire dans des circonstances pareilles, il avait des
iuinquiétudes extrêmes. Les affaires de la Poméranie lui en causaient beaucoup. Cependant il y eut une semaine quelque lueur d'espérance: et comme si chaque instant de sa vie devait être marqué par des traits frappans. ce fut à peu près dans ces momens de lueur d'espérance qu'un gentilhomme nommé Warkotsch forma le projet d'enlever le Roi et de 15 le remettre aux Autrichiens. Comme Sa Majesté avait logé chez lui. il prit occasion de là de lui venir faire sa cour, en se présentant à l'ordre: il mangeait chez les aides de camp de Sa Majesté: là il parlait du Roi avec les plus grands éloges : »Je ne puis voir ce Prince, sans être attendri et sans l'admirer. Que de fatigues il a essuyées, que de chagrins zuil a eus! qu'il a été cruel pour lui de perdre cette place de Schweidnitz ! Mon cœur en a gémi: il ne sait pas combien je l'adore. — Il envoyait chaque jour des fruits à Sa Majesté. qui les aimait beaucoup, et presque ichaunel jour il venait répéter à l'ordre et chez des officiers ses amis son zèle pour le Roi, son vrai attachement pour sa personne, sa sensibi- 25 lité pour ses malheurs, et ce perfide, cet homme exécrable ne faisait ces courses que pour étudier les environs de la maison qu'occupait le Roi. que pour s'assurer de l'entrée dans ses appartemens et des moyens de l'eulever avec sûreté. Ainsi ce gentilhomme odieux sc jouait de Ber sermens de fidélité qu'il avait prêtés au Roi, et de la crédulité de ceux qui 30 ajoutaient foi à ses discours, ne pensant jamais qu'un homme pôût pousser Jusqu'à ce point l'infidélité et l'ingratitude. Quand cet indigne se fut assuré qu'il était facile d'enlever le Roi, qui en effet était assez exposé et qui sur l'article de ses quartiers ne prenait aucune précaution pour sa personne. il mit au fait de ses desseina le colonel Wallis qui comman- 43 dait les postes avancés de l'armée autrichienne. Il employa. pour les mieux exceuter. un honnête ecclésiastique romain. qui ponsait comme Warkotseh qui l'employait. Le gentilhomme faisait passer par un de ses chasseurs des lettres au prêtre, qui les faisait parvenir sûrement au eolonel des gardes autrichiennes. Le jour que le complot devait s'exéau euter. Warkotseh, suivant aa coutume, envoya de grand matin une lettre au pretre par son chasseur. en lui disant Ni tu trouves des huanards
jr
448 Anhang zu ben Tagebüchern von Heinrid) be Gatt.
prussiens, jette la lettre ; mais si tu rencontre des Autrichiens, garde-Ia, va droit chez le prêtre, rapporte-moi sa réponse et ne la donne qu'à moi. — Le chasseur, surpris de ce discours, se dit en chemin : »Sürementilya là quelque chose qui ne va pas bien. Les Prussiens ont pillé et ont détruit ma maison en Bohême : n'importe! j'irai remettre la lettre au roi de Prusse: $ car sûrement cela le regarde. — Il vient au quartier général, demande à l'officier de parler au Roi. L'officier lui dit qu'on ne lui parlait pas ainsi. — 11 faut que je lui parle et que je Ini remette une lettre.« — »Vons els remettrez pas. — Il pressa tant qu'on le conduisit chez M. de Kruse-
marck, aide de camp général. Heureusement on le trouva chez Ini. Len.
chasseur lui remet la lettre et lui fait part de ses soupçons. M. de Krusemarck, tendrement attaché au Roi, amène cethomme. Sa Majesté ouvre la lettre et y lit que tout irait bien, que M. de Wallis devait envoyer 100 Pandours, 100 hussards, et qu'il avait préparé un chariot pour y
mettre le Roi. Qu'ainsi il devait se rendre sur la brune à son château, et qu'il les conduirait sûrement à minuit au quartier du Roi; que toutes … les mesures étaient si bien prises que le succès était infaillible. — «Ces bonnes gens veulent m’enlever; ils se donnent bien de la peine.) —I | envoie un officier de cavalerie avee un détachement de dragons, pour se saisir du coquin Warkotseh. L’offieier le tronve, et Warkotsch Ini dit,» sans se décontenancer : »Je ne sais pourquoi on fait tant de tapage; je ne refuse pas de livrer du fourrage. Attendez, M. le capitaine, je vais m’habiller et je me rendrai avec vous au quartier general. — L'officier, que malheureusement on n'avait point mis au fait, erut bonnement ee que lui disait le traître, qui profita de l'instant qu'on lui avait laissé, pours se rendre chez les Autrichiens. L/offieier, ne le voyant point va le chercher dans ses chambres : il sent qu'il avait disparu. U quitte pour être aux arrêts quelques semaines. Pendant que cela passait à la terre de ce {traître}, les généraux p naient toutes les précautions pour assurer le quartier général: Sa jesté avait reçu cette nouvelle avec tant de tranquillité qu'elle ne p qu'à faire prendre le traître. Le soir je fus appelé vers les 5 »Savez-vous, mon chere, me dit le Roi, »le beau projet avait formé contre moi?«“ »Non, Sire.« »Eh bien, on voulait m'enlever ce soir.e — Je fus effraye.
1) »Pourquoi m'as-tu apporté la lettre?« dit le Roi su chassenr; tavons fait du mal » Ab, Sire, je sentais: — en montrant som que chose qui me disait que je ne faisais pas bien. « — 11 était & des desseins de son maître
1761, Rovember — 1762. 449
» Oui, ce soir; mais il ne m'aurait pas eu, car je me serais fait tuer.«
‚Mais, Sire, on ne se fait pas tuer, comme on veut !«
»Croyez-moi«, dit-il, »ils ne m'auraient pas pris vivant.«
Tout le quartier général croyait pourtant la chose très possible.
5 Mon âme. remplie de cette horreur, ne put être pendant une heure à ce qne me dit Sa Majesté. Je le lui fis connaitre.
»Tranquillisez-vous, mon cher; je vous lirai une tragédie, nous passerons ainsi notre soirée.s La tragédie lue, il se fit apporter quelques beurrées; j'y restai encore un instant.
10 » À présent je vais me coucher, je dormirai tranquillement. Faitesen de même, et ne pensez plus à cette scène tragi-comique: sûrement l'affaire n'aurait pas réussi.«
En sortant, je trouvai des sentinelles et tous les passager gardés. Cela me rassura pour Sa Majesté. Cette histoire fut le sujet de toutes
15 les conversations: on ne parlait que du traître et des malheurs auxquels nous aurions été exposés, si le coup avait réussi.
l, Occasion de l’animosité des Russes contre le roi de Prusse. Alliance des Suédois, Francais et Prussiens. Enanite M. Mardefeld qui devait donner de l'argent à Bestu-
208hew, le dépense : Bestushew, indigné, écoute les Anglais.
Le froid extrême, le manque de subsistance engagea le Roi de prendre ses quartiers d'hiver. Il se rendit à Breslau, où il se tint constamment dans sa chambre à repasser sur ses malheurs, à s'occuper de ceux qui le menagaient, et à prendre des arrangemens pour la campagne
25 prochaine, s'il était possible d'en faire une. Il apprit la nouvelle de Colberg. qui ne l'étonna point: il sy était préparé :
„Voilä donc tous les malheurs qui fondent sur moi! Qu'allons-nous devenir l'année prochaine, que vont devenir mes peuples, qu'en sera-t-il de mon armée? Je ne vois aucun jour à me tirer d'affaire: cependant je
30 mettrai tont en œuvre : il faudra vaincre ou périr. Sûrement je ne mourrai pas en lâche, et si je vois qu'au 28 de février mes efforts sont inutilen. j'aurai recours à mes Stoïciens et à ma holte; mais si je vois le moindre jour à me tirer d'affaire, je ferai les plus grands efforts. Ce serait une licheté de désespérer, sans des raisons géométriques.«
35 Ces discours m’affligeaient vivement. J’essayais d’abord, en vain. de faire diversion à ses idées lugubres: mais les revers avaient été trop
1 Im Criginal mit griehifhen Lettern gefchrieben. Quklılatienen a, D. Preuß. Ctaatéardiven. XXI. 29
450 Anhang zu den Tagebildern von Heinrich be Catt,
grands, les revers futurs étaient trop visibles pour les éloigner de l'esprit. Cette situation violente dura jusqu'à l'instant où l'on apprit la nouvelle que l'impératrice Elisabeth était à l'extrémité. Malgré les agitations d’un état aussi violent dans lequel le Roi se trouvait, il saisit des instans pour composer. Il fit une épitre philosophique, sur les systèmes des 5 philosophes, qu'il adressa à M. Mitchell. II Int le traité de la Oité de Dieu, par Saint-Augustin, le Contrains-les d'entrer de Bayle, et [sn finissait le troisième volume de ses Pensées sur les Comètes, quand m | sut que l'Impératrice était dangereusement malade. Ce soir il me D nouvelle :
„Vous verrez, mon cher, qu'elle ne mourra pas et que je pe lutter contre la tempête ; je fais un pari qu'elle se remettra.«
> Et j'en fais un, Sire, qu’elle descendra en paix au s&pulere.«
»Eh bien, que voulez-vous parier?«
»Une discrétion.
»Soit; si je perds, je vous ferai un présent, et si je gagne, vonsme donnerez ce que vous voudrez.«
Chaque jour nous parlions de sa maladie, de sa mort et de note pari. Un jour il me fit appeler de meilleure heure. En nn à s'avança vers moi, en me faisant de grandes révérences :
Voilà, Monsieur. ma discrétion : l'Impératrice est morte; elest épitaphe que je vous présente, et me voilà quitte de ma gagenre p
C'était s'acquitter assez lestement pour une affaire de cette tance; mais j'étais trop rempli d'idées flatteuses pour le sort du pour lui dire, en badinant, que sa discrétion était bien légère. parlämes que des suites de cette mort, arrivée si bien à point.
»Je crains, mon eher«, me dit-il; »qui sait ce que fera ee Pri que j'ai aimé, qu'il m'en paie de retour! Le trône change bien les
Je le dis ici sans vanité : je lui tragai tout le plan que sni nouvel Empereur, et ce plan fut suivi au pied de la lettre. me disait-il souvent :
»Je m'en rapporterai à présent toujours à vous : dans grands malheurs vous m'avez donné des espérances, et ces espé n'ont point été trompeuses. Ah, que tout ceci finisse, et que plus dans les tourmens des soucis, des soins et des inquietudesi«
Le Roi ne me parut pas si sensible à cette mort, commeilde l'être, et la raison en est très naturelle : son âme qui ne s'était, que de malheurs, était encore si profondément remplie d'idées. que les évènemens heureux ne pouvaient faire sur elle que légères. Je ne commençai à m'apercevoir qu'il É: changement arrivé dans sa situation, que lorsqu'il me
1762, Januar, Februar. 451
» N'avez-vous pas trouvé que j'ai envisagé assez de sang froid cette nouvelle importante ?e Il se remit plus que jamais aux affaires militaires, civiles et à l'étude. Il avait déjà fait les plus grands efforts pour former ses magasins set compléter ses troupes, lorsque M. Gudowitsch, favori de Pierre III, arriva à Breslau. On l'attendait depuis un mois, on comptait tous les instans, et comme il tardait tant à venir, les officiers, la ville et les troupes en tirèrent de mauvais augures. Ïl arriva. il rendit le calme aux cœurs inquiets et dessilla les yeux des incrédules. On ne douta plus. en tule vovant, qu'il était bien arrivé.
Arrivée d Gudowitse
Le favori fut présenté au Roi, qui eut un long entretien avec lui[21 févri
dans sa chambre. Au sortir de cette audience, chacun voulait parler à M.(rudowitsch. L'un lisait dans ges yeux que tout irait bien; l'autre que ecla n'était pas si sûr: un troisième y voyait la même animosité contre 15 le Roi qu'avait eue Elisabeth. Pour moi, je voyais et je lisais dans l'air du Russe beaucoup de bonhomie, beaucoup d'embarras à jouer son rôle. et beaucoup d'envie de passer pour un personnage important. — Un quatrième, qui ne savait peut-être pas lire dans la physionomie d'un homme, Ini demanda : > Eh bien, Monsieur, nous apportez-vous de 20 bonnes nouvelles? — Le favori, à l’ouie de cette demande indiscrète. fronga le sonreil et dit d'un ton très grave : » Monsieur, si l'Empereur mon maître se déclare pour Sa Majesté, je le souhaite: s'il ne se déclare pas. il sait, sans doute, co qu'il a à faire. — A cette sentence prononcée en oracle, on se tut, et chacun alla former chez soi des conjectures im- 25 portantes. Qu'il paraissait doux à quelques officiers, de pouvoir passer des momens avec M. Gudowitsch, de l’amener chez le Roi, de le reconduire chez lni! Il leur paraissait que l'éclat des fonctions du favori rejaillissait sur eux. Je m'amusais de toutes ces misères, et je les pardonnais à la jeunesse et à la vanité mal placée, en faveur des bonnes & intentions de l'excellent empereur de Russie.
Sa Majesté me parut tout à fait tranquille et satisfaite de tout ce que lui avait dit le colonel Gudowitsch; elle le renvoya comblé de présens maguifiques et sc disposa d'entrer de bonne heure en campagne. Mais pendant que le Roi sc reposait sur les bonnes dispositions de Pierre IL,
35 les Anglais, dirigés par le ministre Bute. faisaient tout pour le détruire dans l'esprit de l'Empereur. Ce digne Prince rendit exactement compte au Roi de ce que les Anglais, ses amis, tramaient contre lui. Autant Sa Majesté fut-elle indignée contre ces manœuvres sourdes et perfides, autant fut-elle attendrie des procédés généreux de l'Empereur. Elle lui
4u écrivit la lettre la plus tendre et la plus amicale. Pierre III y répondit sur le même ton. Ces deux lettres furent le sceau d’une amitié réci- 29 e
ji
452 Anhang gut ben Tageblidern von Heinrich be Eatt.
la minute du traité de paix et de l'arrangement pour les troupes russ qui devaient entrer dans le service du Roi. Le eomte revint, charge traité signé et apporta la nouvelle que le général Tschernyschew
mettrait d'abord en marche, avec autant de troupes qu'en den t Sa Majesté. Elle ne désira que 12,000 hommes et un millier de
Le Roi, tranquille à Bettlern, s'appliquait à la lecture et son esprit agité par tant de secousses. Il y lut une partie des français et plusieurs volumes de l'Histoire ecclésiastique de Fleury. un de ces momens de bonne humeur il me demanda si je n' envoyé des vers à ma belle. Je dis que non.
» Les vers sont pourtant le langage de l'amour; mais si elle vous demande, lui en enverrez-vous ?«
» Oui, sans doute.
»Eh bien, supposez qu'elle en désire, faites-en, n je les eorrigerai.«
Le lendemain je lui apporte mon épitre, je la montre; Elle con quelques endroits défectueux et y ajoute quelques vers. — à votre belle, elle sera eontente.« — Quelques jours après, elle me joli morceau, où Sa Majesté nous donnait des leçons pour régler futur ménage.
Quand le maréchal Daun campa au Zobtenberg avec toute mée, Sa Majesté prit tous ses arrangemens, pour n'avoir rien à er: même en cantonnant.
»Je ne veux pas,« dit-elle, »faire l'honneur au maréchal de ea vis-à-vis de lui; je suis sûr que malheur ne m’arrivera pas; car de bonnes mesures, et même je l'inquiéterai.«
En effet, elle se proposa d'alarmer souvent la cavalerie de lui inspirer de la défiance pour tout le reste de la em 1 Bosniaques et les hussards et autres troupes légères, poussées er du quartier général, étaient chaque jour aux prises avee les € chaque jour ils faisaient des captures. Déjà ils com timidés, les Cosaques devaient finir l'affaire et leur frayeur. Ils avançaient à grands pas vers les bords de 10 terie, à deux marches derrière enx, faisait diligence. Enfin arriverent à Auras. Ce fut une joie pour toute l'armée: »Ils Autrichiens, « disait-on, »et ces gens-là apprendront à leurs que c’est que d’avoir affaire à des barbares.c
Ces barbares, si souples vis-à-vis de leurs amis, qu'ilaned plus quand ils soupçonnent qu'on ne pourra pas * qu'ils pourront massaerer impunément, ces barbares
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Auras avec tout l'ordre possible: aucun d'eux n’osait s'échapper et s'éloigner d'une enceinte qu'on leur avait tracée ; ils 8e faisaient un plaisir de montrer les armes qu'ils avaient prises à Berlin, et de 8e mesurer avec les Autrichiens, qui pourtant leur donnaient, disaient-ils, plus de foursrage qu'ils n'en recevaient de nous. Ces gens sont d’une humilité et d'une douceur étonnante : à les voir dans leurs camps, on ne pourrait jamais soupgonner cette barbarie. Le lendemain de leur arrivée, ils passèrent l'Oder. Comme dans le tumulte ils ne distinguaient pas amis et ennemis, pillaient, tuaient pour voler tout ce qu'il se présentait à ı0eux. on donna à toute la cavalerie, aux généraux, aux officiers principaux, aux aides de camp, des espèces de panaches blancs qu'on portait au chapeau. Le Roi même et le Prince en portèrent. On avertit ces messieurs les Cosaques de ménager les plames blanches. On les conduisit aux postes avancés : malgré leur fatigue, ils voulurent attaquer 15 d'ahord des piquets autrichiens; ils les mirent en fuite. Chaque jour ils escarmoucherent; plusieurs coups hardis qu'ils firent, intimidérent la cavalerie ennemie: elle n'osait plus se montrer qu’en grand nombre. Pendant qu'ils imprimaient tant de respect à ces mêmes Autrichiens dont ils avaient été les amis, M. de Tschernyschew arriva à l'Oder avec 12 ba- 20 taillons: il fit jour de repos, passa l'Oder et vint à camper à Lissa. Sa Majesté s'y rendit avec sa suite pour voir ces troupes russes qui jadis lui avaient causé tant d’inquietudes, et pour régaler le général ecommandant et les autres généraux. En arrivant, elle apprit, par le comte de Dohna que le prince Ferdinand lui avait envoyé, qu'il avait remporté 25 sur les Français un avantage considérable. — » Vous voyez,e dit Sa Majesté au général Tschernyschew, »que vous amenez avec vous la victoire.« — Le général fut flatté de ce débat, et, en admirant le héros. il commença à l'aimer. Personne n'ignorait que M. de Tschernyschew était irrité contre ce Prince. On donnait pour raison de cette haine 30 une réponse qu'il lui fit, à la bataille de Zorndorf, en le traitant d’incendiaire.
Les Russes méritaient ce titre : ils avaient brûlé Küstrin, sans aucune raison: mais un grand doit toujours ménager un particulier. Un mot qui est une bagatelle de la part d'un égal, est de celle d'an roi un
3 trait perçant qui se fait presque toujours sentir; et un roi, quelqu'élevé qu'il soit. ne doit irriter personne.
Après avoir parcouru les ligues, Sa Majesté fut à Lissa avec le géneral en chef et les principaux de l'armée russe. Elle leur témoigna à tous tant de bonté. elle les traita avec tant de politesse, leur dit des
40 cbuses si obligeantes qu'ils farent attendris. Touchés de ce qu'ils avaient été les ennemis d'un Prince qui méritait tant d'attachement, »nous lui
(25 juin)
(30 juin)
454 Anhang zu ben Tageblihern von Heinrich be Cait.
prouverons «, disaient-ils, »combien nous lui sommes d&vou&s.« — Ils désiraient en effet une occasion de se signaler et de montrer au Roi, combien leurs sentimens étaient réels.
»Ce sont de belles troupes,« me dit le Roi à son retour; »mais elles ne sont pas encore bien exercées. Je ne ferai pas, comme les Antri- # chiens, je ne les sacrifierai pas. Mes troupes seront les premières exposées, et, si malheur leur arrive, les Russes seront là pour les sontenir. Pourquoi exposerais-je mal à propos ces troupes et abuserais-je ainsi de leur bonne volonté et de celle de mon ami l'Empereur?
»Comme mes marches seront très pénibles, allez vous reposer | Breslau, et y attendre les évènemens. Si je bats le maréchal, on si je | l'éloigne de Schweïdnitz, je vous rappellerai vers moi, dès que now | commencerons le siège de cette place. Mais il n’y aura pas de bataille: le maréchal se perchera sur l’Ossa.«
Après un jour de repos, Sa Majesté marcha avec eux du côté deis Schweidnitz. M. Daun, qui n'aurait pas tenu dans son camp de Zobten, si le Roi avait marché seul à lui, décampa bien rapidement, lorsqu'il sut qu'il venait avec les Russes. Il se retira derrière Schweidnitz. Sa Majesté résolut de l’&loigner de cette ville; elle fit faire une attaque sur un de leurs postes, que défendait M. Brentano. Le général Wied, qui la commandait, fut repoussé. Sa Majesté, qui ne voulait pas saerifier plus de monde, le fit retirer, et elle chercha d’autres moyens, pour forcer les Autrichiens à abandonner les montagnes qu'ils occupaient u Elle détacha ce même général Wied du côté de la Bohême, il remports quelque avantage sur le général Brentano, qui était accouru pour s le magasin; il s'établit à Braunau et lächa les Cosaques qui allèrent u vager les contrées de Königgrätz, quelques-uns même poussèrent jus qu'aux portes de Prague. Les excès qu'ils commirent, furent horribles; ils n’approchaient cependant pas de ceux dont se ressentajent les infortunés habitans de la Poméranie.
Les Autrichiens erièrent à la barbarie; ils n'avaient cependant ane, droit de se plaindre, et ils ne se plaignaient pas, lorsque ces Cosaquet, brülaient et devastaient les pays du Roi. Les horreurs qui marebent la suite de la guerre, ne sont-elles pas assez grandes, sans attirer des gens qui se font un plaisir, une étude et une loi de laisser sur leurs des traces de ravage, de meurtre, de viol et d'incendie!
Brief Heinrich’s de Catt
über
die Ihladht bei Borndorf,
vom 29. Auguft 1758.
Bergl. oben Scte 157 ff. und 357 ff.
Tamsel, près du champ de bataille, 29 août 1758.
Monsieur, cher Cousin.
Je reçus votre lettre et celle de Nanette à Küniggrätz: elle a été
5 ou :6| semaines en route : il est impossible dans ces temps-ci d'avoir
sune correspondance réglée, telle qu'on la souhaiterait. Vos bontés et les vœux que vous faites pour moi, me pénétrent de reconnaissance : lo souvenir dont vous continuez de m'honorer, m'est précieux : conservezle-moi. je vous prie.
A présent j'ai vu tout ce qu'offre la guerre, je vous écrivis le jour
10 de la bataille, 25: quels terribles spectacles! Ils sont tels, je l'avoue: mais puisqu'ils doivent être, il faut les voir, et les voir de cet œil philosophique qui peut nous en faire tirer parti. Quel genre de vie. en comparaison de celni que je menais en Hollande : toujours debout, en marche, à cheval. dormant sur la dure et à terre, des douze heures à
i5cheval!' Vous savez notre retraite: elle immortalisera le Roi, qui. au reste. depuis longtemps a droit à l'immortalité. J’ose vous assurer que chaque fois que les Autrichiens ont voulu nous attaquer dans cette retraite. chaque fois ils ont été battus. J'ai été témoin oculaire de tout cela. Je n'ai point quitté le Roi, ni dans l’avant-, ni dans l’arriere-
20 garde: J'ai même été assez près des hussards, pour voir leurs attaques et les entendre: je puis dire done que la plus grande partie des choses que j'ai luer dans les gazettes. sont fausses. Arrivé à Grüssau, près de Landshut. le 9 août, le Roi se reposa jusqu'au lendemain. Il partit le 10 à 5 heures du soir et me laissa. J’appris co départ, je fais charger
25 mes chevaux. je monte sur le mien, je joins le Roi vers les 7 heures du soir. je Ini demande la grâce de le suivre dans son expédition ici.
» Je vous suis obligé de votre attention.« me dit ce grand ct bon Prince: »vous me faites plaisir réellement, vous me faites plaisir: je eraignais pour votre nante.«
30 Quoi de plus obligeant, et à qui sied-il de se donner des airs!
Le 11, on part. et. ce qui parait étonnant. nous arrivons le 20 à
Francfort avec des troupes et de la grosse artillorie. Ces marches sont
458 Brief Helnrid's be Catt Über die Schlacht bei Zornderf,
frappantes. Jamais le moindre murmure ou mécontentement du soldat, nous n'avons eu qu'un seul jour de repos. Le 21, je partis avee Sa Majesté, elle alla reconnaître l'ennemi; je fus avec elle et je vis messieurs les Kalmouks, nation barbare et cruelle. On alla à Küstrin. Quel spectacle, cher cousin! la plus belle ville réduite en cendre, pas une maison ® épargnée. Le 23 nous passâmes l’Oder à Güstebiese, sans nulle diffieult&, Le 24 le Roi me fit demander :
»Vous allez voir de nouvelles scènes, il fant prendre garde à vous; je ne sais pas encore où il vous faut tenir; mais venez ce soir, et je vons dirai ce qu'il vous faudra faire. « LL
On part, le Roi logé dans un moulin. Je le vois à 8 heures. Ilent la bonté de m'expliquer ses dispositions, me marqua ma place et cansa jusqu'à 11 heures avec le même enjouement, comme sil ne devait pas se donner de bataille. Je me jette sur de la paille, je monte à cheval à 3 heures, et je fus jusqu'au lendemain à 7 du soir. On part du mon- 1 lin, le 25, on marche un mille, on joint l'ennemi qui avait un village & sa gauche et des ravins à sa droite, formée en quatre lignes. La canon nade commence à 9 heures et un quart: je dois à l'aile droite qui n'attaquait pas; le feu est terrible, je veux voir, je m'avance, on en vient aux ‘petites armes. Je continue mon chemin pour aller plus pres, ets pour cela j'enfile un village qui était tout en feu. Les Russes, ces barbares, en avaient allumé six pendant l'action. Quelle horreur! je traverse ce village en flamme. Le malheur veut que la cavalerie fait un mouvement pour attaquer; je me vois comme enclav&; je vais à tonte | bride, je me tire d'elle, et je rejoins l'infanterie à l'aile gauche. Moss, domestique se perd et, soit peur, soit poursuite par les Cosaques, le misérable s'était enfui dans un village, je ne le vis pas de six heures. Alors le feu des petites armes est terrible, nos gens vont avec trop dardeur, sont dissipés par la cavalerie, on en vient à la charge, on PS — voici le plan bien informé de la bataille. — —
Cette cavalerie a fait des merveilles, elle donna si à propos aux deux ailes et au centre qu’elle chassa et eulbuta l'armée. Le général Seydlitz la commandait, il a trente-deux ans. Alors je reçus un eoup du côté droit, une contusion d’un boulet qui m'aurait renversé de mon cheval, si je ne m'étais pas tenu ferme. Je m'avance; j'étais ment devant un chariot de munition, lorsqu'un boulet de six livres perte” et vient tomber à mes pieds. Le Roi, ce grand Roi. qui avait paru dans le plus grand feu, un étendard à la main, pour ramener ses trompes, Qui les ramena jusqu’à trois fois, demandait bien où j'étais. Est-il de pousser plus loin l'attention? Je vis le champ de bataille: scène lugubre! On se retire à 7 heures, le Roi me fait appeler,
Brief Heinrichs de Catt über die Schlacht bei Zornborf. 459
»Eh bien, quel tapage! ne vous l’avais-je pas bien dit? Où vous coucherez-vous ?«
Je me mis sur la terre, enveloppé de ma redingote; j'avais des morts à mes côtés, et un Russe blessé cruellement se plaignit toute la
5 nuit et m'empêcha de dormir. Quel lit! Le lendemain je vis encore le champ. Dieu veuille que je ne voie plus de pareilles horreurs! Plus de 20,000 Russes mordent la poussière. Nous avons tant morts que blessés 1200 hommes. Les Russes se battaient en désespérés. Nous avons six généraux : Browne, qui vient de mourir, Soltykow, Manteuffel,
iv Tschernyschew et autres. 25 étendards, 103 canons, 3000 prisonniers. Ces gens-là, quoique étendus sur la poussière, tiraient, et on les sabrait. Le plus terrible ravage a été dans le bois où il y avait bien deux cents femmes que les Russes avaient tuées. Cher cousin, ç'a été la plus sanglante bataille qui se soit jamais donnée.
15 Un adjudant du Roi, nommé M. d’Oppen, est mort en brave : il a reçu 41 blessures. Mille amitiés à toute la famille! J'embrasse la chère mère. sœurs. Dès que Sa Majesté sera un peu plus tranquille et avec moins d'embarras, je lui demanderai la permission de vous aller embrasser ct de vous témoigner l'estime avec laquelle j'ai l'honneur
20 d'être etc.
Catt.
Le Roi se porte bien. Bon Dieu, qu'il a été exposé au fen! Ora tiré plusieurs fois sur lui à cartouche. Dieu nous le conserve!
Anmerkungen.
° évef
Anmerkungen zu den Memoiren.
Abtürgungen:
IB. (Danziger Berträge) = Bevtrâge zur neuem Etaaté. und Kriegögefhicte. 19 Bi. Danzig [Berlin] 1:8 1764
HG. - Geltene, Etaaté. und Lebensgefdpichte Ariedrih6 des Andern. U Dre. Frankfurt und Leipyia 1746-1770. J. .: Journal de la Campagne de 1758 (Manuicript des Och. Etaatéarbivé ; Rep. V2 Uatt.)
(E. = (Euvres de Frédéric le Grand. 30 Bde. Berlin 1946—1N57 (Cftavauêgabe).
P. C. > Rolitiide Rorrcipendenj Zrietrihe des Grofien. Berlin 1579 ff.
R. = Kecuail de Lettres de S. M. le Roi de Prusse pour servir à l'histoire de la dernière guerre. læipzick 1772.
T. -: Zempeibei, Orididte des fcbenjäbrigen Rricged in Deutidlaut vom General Licyd, aus dem Œngliféen uberfept. 6 re. Berlin 1783-1503.
TB. - Tagebüder von Beinnd de Watt (oben ©. 331—498).
Bo (Fntichnungen in den Memeireu nachweisbar And, wird dad Gitat der Quelle in Cursscschrift gr:
achen Kür die ben Memoiren und den Tagebühern gemeinfemen Angaben werden dic fachlichen Urläuterungen au der entipredenten Seite Nr Tagebücher brigebradt.
4,10. Die Reinfhrift der Memoiren bat die falfde Jahreszahl 1758, ebenfo der Brief Gatt'e bei (de In Veaux] Vie de Frédéric II. VI, 371. Im Concept der Memoiren richtig 1755. Über jeine erfte Begegnung mit dem Könige giebt Gatt in dem angeführten Briefe den fol: genden, von den Memoiren abweidhenden Bericht:
» En 1756, me trouvant dans une campagne entre Amsterdam et Utrecht, je fis arröter la barque qui passait tout près, pour me rendre dans cette dernière ville. Ne pouvant entrer dans ce qu'on appelle le Rowf, parce qu'il était loné, je restai dans la barque même, avec les autres passagers, et commo il faisait beau, je me tins à l'air. Au bout de quelque temps, je vis sortir du Rouf un homme en habit cannelle, boutonnières d'or, perruque noire, le visage et l'habit passablement barbouillés de tabac d'Espagne. L'inconnu, m'ayant fixé pendant quelque temps, me dit sans autre préambule :
Monsieur, qui êtes-vous ?
Piqué de ce ton cavalier de la part d'un inconnu dont l'extérieur n'annonçait rien de bien important, je refusai de satisfaire sa curiosité. Il se tut. Quelque temps après. il prit un ton plus poli et me dit:
Monsieur, entres dans l'endroit où je suis, vous y serez mieux que dans la barque même avec ces fumeurs.
Cette manière polie me radoueit, l'air singulier du personnage avait excité ma curiosité, et j'entrai. Nous causämes.
Voyez-vous, me dit-il, cet homme qui fume dans son jardin, sur le bord de loan, sûrement cet homme-là n'est pas heureux.
Je ne sais, répondis-je; mais je pense que, sans connaître un homme, sans
être au fait de sa situation et de ses pensées, il est impossible de juger s'il ost heureux ou malheureux.
qu'il eritiquait. EL, Vous avez raison, me dit-il; il ne faut juger que de ce qu'on connaît bien. Alors il se mit à parler de la religion, fit une &loquente émnmération de tous les maux que la philosophie scolastique avait causés dans le monde, et tâcha de prouver que la création était impossible. Je me mis à le: contredire sur le dernier point. vire Mais, me disait-il, comment peut-on créer quelque chose de rien? Ce n'est pas là la question, lui röpondis-je; il s'agit de savoir of un étre que Dieu peut donner ou non l'existence à ce qui n'est pas. Il parut embarrassé et répondit:
Mais le monde est éternel.
Mais, répliquai-je, vous tombez dans un cercle vicieux; comment em sur tirez-vous ? | A pieds joints, dit-il, et là-dessus il se mit à rire et parla d': Quelle est, selon vous, la meilleure forme de gouvernement? me dit. La monarchie, je pense, si le roi est juste et éclairé. Fort bien, mais où trouve-t-on de ces rois-lä? et là-dessus il fi rois une sortie qui n'était pas propre à faire soupgonner qu'il en füt un. El par les plaindre, surtout de ce qu'ils ne connaissaient point les l'amitié, et cita à cette occasion les vers suivans: Æ Auitié, plaisir des grandes ämes, Amitié que les rois, ces illustres ingrats Sont assez malheureux de ne connaître pas.
Je n'ai pas l'honneur de connaître les rois, Ini dis-je; mais, à sieurs par ce que j'ai lu dans l'histoire, je erois, Monsieur, qu'en g avez raison.
Oh! oui, oui; j'ai raison : je connais ces messieurs-là, moi. Après cela on parla de littérature. L'ineonnu parla de Racine am coup d’admiration et d'enthousiasme. Un trait assez plaisant, c'est dant la conversation l'inconnu voulut descendre une petite fenêtre à es et ne put en venir à bout.
Vous n'y entendez rien, lui dis-je, laissez-moi faire.
Tessayai de la descendre, et je ne fus pas plus adroit.
Ma fo, Monsieur, me dit-il alors, permettez-moi de vous dire & m que vous n'y entendez rien non plus.
Cela est vrai, et je vous demande pardon, moi-même; je me suis de vous accuser de maladresse.
Avez-vous été en Allemagne? me demanda-t-il ensuite.
Non, mais j'ai envie d'y aller, et je serais bien curieux de: son roi dont on raconte tant de choses. Lä-dessus je commençais sur les actions du Roi; mais il m'interrompit aussitôt, en
Eh! Monsieur, laissons-là les rois; que nous importent ons le reste de notre route par quelque chose de plus meilleur des mondes possibles : il prétendait qu'il y avait
de mal que de bien; je soutins le contraire, et cette disputéx terme de mon voyage. En me quittant, il me dit : J'espère qu'à présent, Monsieur, vous voudrez bien me
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été charmé de faire votre connaissance; peut-être ne nous reverrons-nous jamais.
Je répondis à ce compliment comme je le devais, et le priai de m'excuser de ce que je l'avais an peu contredit.
Attribuez cela, lui dis-je, à la mauvaise humeur qui m'est restée de quelques courses que j'ai faites ces jours derniers.
Je lui dis mon nom, et nous nous quittâmes.
Trois mois aprés je reçus une lettre du roi de Prusse, qui me proposa de mengager au service du voyageur. Je ne pus accepter lors, parce que je sortais d'une grande maladie, mais en 1757, après la bataille de Leuthen, il m'écrivit encore pour m'engager à me rendre auprès de lui ot je partis. Je me rendis à Breslau en 1758. Après une réception gracieuse, il me dit:
M'auriez-vous reconnu ?
Non, Sire, lui dis-je; l'habillement est différent et l'embonpoint a diminué.
Je le crois bien, avec la chienne de vie que je mène. «
4, 13. Valet de chambre: Gbriftian Friedrih Olafom. Bal. Preuß, Friedrich der Große II, 34. 402, Hendel von Donnerémard, Militärifher Rablaf, herauëgeg. von Zabeler, 3erbft 1946, I, 2, 177. 41. Peter Weffeling ’1692— 1754), Profeffor dee Etaatérebté, der Berhichte und Philologie in Utrecht.
8, 39. Über Mitchell val. Bisset, Memoirs and papers of Sir Andrew Mitchell. London 1550. 2 Pie. 40, M. de B. = Balbi, fiche ©. 119.
10, 25. Über den lügelatjutanten Karl Friedrich von Dppen vgl. Sendel I, 2, 174. 175. 180. Zein Zot: TB. 358. 31. Friedrih Wilhelm Emft von Gaudi, geb. 1725, feit 1756 Kaurtmann und wlügeladjutant, vom 20. Sept. — 14. Et. 1758 (Preuß, Friedrih der Orofe II, 165, Adjutant Keith'd. Dal. S. 326. 35. Über Georg Bilbelm von Mar wig val. Repow, Charafteriftif des fiebenj. Krieges I, 173 (2. Aufl.); Hendel I, 2, 220.
11, 16. Mithell: TB. 357.
12, 2. Gapitulationen mit bem Qafai: TB. 344. 34. Über Karl Theophil Guichard ‚Quintus Icilius), feit 1758 in preußifchen Dienften, vgl. Nicolai, Anecdoten von König Suicbrid IL, 2. Aufl., II, 129. 40. Course en Hollande: TB. 333.
13, 31. Course à Strasbourg: TB. 333. Die poetifhe Pefhreibung der Reife: CE. XIV,
15, 12. Le fila de Monsieur Diafoirus: Molière, Lo malado imaginaire. 24. eau Senri Mauker: te Bouveft, Militärfchriftfieller (1721—87).
17, 25. Mes passages de l'Ecriture: Corinth. I, 13, 1. 32. Newton commentant l'Apocalvpae: vel Œ. X, 141:
Newton, le grand Newton fit son Apocalypse:
Quoique par son algèbre il calculât les cieux, Sur Saint Jean, comme nons, cet Anglais rèva creux.
44. Boltaire's Streit mit Maupertuis: Die alcihe Darftellung hörte der Marquié Luchefini aus des Königs Munde an der Tafel in Zansjouci am 4. Dez. 1790. Daë neuerdings für das Geh. Staatsarchiv erworbene Tagebuch Quchejini's aus den Jahren 1780—83 ift zum Ardruf in den „Publikationen“ in Ausficht genommen.
18, 15. Lapon Maupertuis: mit Bezug auf die Zorihungsreife nach Lappland. 18. Larchiduc Joseph me vengera: T2. 398, wo aber die Botte an Frederödorf gerichtet find. Übereinftimmend mit den Memeiren de la Beaug, VI, 299. 29. Voltaire à l'idée de la mort ‘val. Z. 320 : 7'B. 335. 367. 37. Gitat aus Gresset, La Chartreuse. 45. Zelbitprüjung: ZB. 364.
19, 2 Je vivrais en anachorète: TB 349. 4. La crainte ete.: TB. 368. 9. Je
Butlifatienen a. t ‘Vreuf. Etaatéarhiven. XXI. 30
466 Memoiren von Heinrich be Eatt.
reste ferme dans mes idées: T3. 368. 30. Ode aux Français: Œ. XII, 6, uni dem Titel » Ode au prince Ferdinand de Brunswick sur la retraite des Français en 17584, Ugl. TB. 333. 31. »Flétri de plus d'une marques (val. ©, 179, 290: Œ.XI,13. 31. Ode aux Germains : Œ. XII, 15, mit bem Datum: fait & Preiberg, le 29 mars 1760. Der König fehreibt an d'Urgené März 1760, Œ. IXX, 146: »Je vous enverrai dans peu de jours une Ode aux Germains. Je la erois bonse et pleine d'idées nouvelles.« 33. Il s'en gardera bien de montrer: vgl. be ‚Brief an d’Alembert vom 24. März 1765, Œ. XXIV, 397 : »Croiriez-vons que ja reçu une lettre de Voltaire? Je lui ai répondu fort obligeamment, mais «= ımöme temps j'ai entremêlé quelque chose de l’infdme, ce qui Vempöchers d'abuser de ma lettre.«
20, 3. Maupertuis: TB. 341. 9. d’Argens malpropre: val. be la Beaup WL 215 13. Boltaire und Piron (vgl. ©. 270): T'B. 383. 16, Algarotti: 213. 94. Mi Mettrie: TB. 341. 392. 38. Je n'ai point d'argent: ebenfo, auf Gatt surüdaeent, de la Beaur VI, 329. 35. Jordan: Z'B. 341.
21,15. be Praded: TB. 422. 24. Berrath: TB. 394 26. Dargel: nl EEK p.XIL 30. Palladion: Œ. XI, 155, 35. rang Thomas Marie Baculard Win naud (1718—1805), weilte vom April bis November 1750 im der Umgebung Des Adnig. Bgl. E. XIV, p. XVI; 95.
22, 10. Zu d’Arnaud’s Antwort vgl. P. C. X, 32; be fa Beaur VI, 297: 21. Die been Din; ©. 19, 25. Nacine- Lektüre: 72. 336. Schnupfpaufen: ZB. a6, ar. 38. Gewohnheit des Schnupfens: Z'3. 377. 40. Urtheil über Baco: TB. 346
23, 1. Notre bon Marquis : D’Argeng; val. ©, 21.88: 3. Die Ipbigenie von Giant Bi mont de a Touche erfcien 1758. Vgl. TB. 334. 23. Charme décevant: TB. at 26. C'est ainsi qu'il lisait toujours ete.: 72. 411. 27. Ginnahıne von Shi nig: TB. 336. 31. Striegägefdhichtäfgpreibung: 72. 336.
24, 6. Fontenailles: TB. 335. 17. Quand vous combattez, n'êtes-vons de fureut TB. 363. 28. Belagerung: 4. 36. François de Rodefoucaufd, Serial ee Marfiliac, VBerfafjer der Réflexions ou sentences et maximes morales (1630-89, |
25, 12. Die Epiftel an Balbi ift nicht erhalten. 28. Quarante lettres & lire: TR ME 33. J'ai véeu avec 1200 écus: 7B. 355. 39. Guibarb: Denfelden Dora ep fürger de la Beaux VI, 304, und Büjding, Charakter Friedrichs IE, 2. Aufl, (1785) ETS.
26, 32. Gventwalität der Betheiligung Hollande an dem Kriege: 7B. 384. |
27, 26. Kritif der Pocfien des Königs durch Voltaire: TB. 344. 36. Neimleriten: FALSE 37. Bataille de Leitmeritz: Lobositz.
28, 14. Cheval de bät: vgl. TB. 337, 338,
29, 4. Das Urtheil über Mois Franz Gafimir von Woberdnom (ugl. TB: 200) ft weit von den Urtbeilen CE. IV, 14 und bei Repow II, 95. Wobereneie tnär vom 1707 1750 (gefallen am 23. Juli 1759 bei Kap; val. ©. 244) erfter Generalabjutan! 7. üke Gryiefung: 7B.342. 35. Ma grand'mère de Hanovre (Königin Sepbie ariene, TB. 338. 33. Marquis Desalleurs, franzöfifher Gefandter am Hofe Dei Aufn 7 Sricbridy LIL. [er
30, 5. Pope, Essay on men. 32. Über Rupert Scipio von Lentulud deutfche Biographie XVIII, 267. 35. AFriebrid Albert von Sétemin, Aufzeichnungen von ibm bei Schöning, Des Generalfeltmarfpalls von Haug Sin wi ‚Kriegsthaten, Berlin 1838, ©. 434 ff. Bol: Schöning dal ee Äh und gefiel fh an feinen guten Einfällen, die in verfdiedenem:
Zeit gefommen find.“ et
31, 8. Pourquoi ne m'exposerai-je pas: 73.398. 38. Ranmmenfundt ba Ge, nad) der Sbladt bei Breslau: 12. 356. 4
Anmerkungen ju Seite 19-46. 467
2, 4. Turenne: TB. 356. 16. Je me suis adonné etc.: TB. 370. 21. Ra Blap: TB. 388. 23. Je pourrai vous dire ete. : TB. 338.
3, 13. Berrath des Fürftbifchof Schaffgetfch : zur Sache val. M. Lehmann, Preußen und be katholiie Kirche III, 696. 20. Rien ne m'afflige plus que les trahisons: TB. 338. 23. Traum: TB. 419.
4, 1. Friedrih Wilhelm L: Œ. I, 126. 176. 19. Verbot de Lateinifhen: TB. 350. Bal. de la Beauy VII, 67. 38. II voulait faire de moi un théologien: TB. 386.
5, 23. On me donna mon manger par un petit guichet: TB. 408. 34. Hinrichtung Katte'd: zur Sade vgl. Hoffbauer in den Mitibeilungen des bift.- flat. Bereineë zu Grantfurt a. ©. VLVU. 40. Rricgégeridt : zur Sache vgl. Danneil, Bollländige Protokolle deë Köpenider Rriegégeribté, Berlin 1861.
6,4. Srumblow: TB. 394. 9. Gvbow: TB. 394. 20. Yürbitte der Gefhwifter: TB. 394 38. Durfidt der Unterfuchungsalten: Der Köntg lich fi diefelben 1751 burd den Grafen Podewild aud dem Archiv überfenden ; daB er einzelne Gtüde audgefchleden baben folite, ift burbauë unwahrfcheinlich.
7,4. 65 bataillons et 118 escadrons: J. 28. 6—12: J. 91. 17. Zahl der Artillerie: J. 28. 25. Ce sera le manque d'argent: TB. 396. 27—33. Hard: J. 28. 29.
8, 2. Conte de ce jeune homme: TB. 381. 12. Croyes-vous eto.: TB. 866. 416. 18. La belle gloire: 7’B.361. 21. Potébam: TB.335. 29. Jo fais cela de mes épargnes: TB. 354. 36. J'aurais honte: Die Gumme der Koften wird genannt TB. 363. 41. Dessin que je vais vous faire: TB. 339.
8, 10. Marfh: J. 29. 18. Roßwalde nnd Graf Albert Jofeph Hodig (1706—1778): val. Œ. XX, p. XXI; Gdlefifhe Zuftände im erften Jahrhunderte der preußifhen Herrfhaft, Breslau 1840, ©. 313— 318.
0, 10. Mari nah Troppau: 7. 30. 31. 22. Die Einwohner vou Zroypyau: TB. 339. 25. rang von der Trend (171049), der berüdtigte Freifgaarenführer des dfterreiif@en Ertfolgefrieges, feit 1748 wegen feiner Œrceffe Staatögefangener auf dem Gpielberg, Ohelm des befannteren Friedrich von der Trend.
1, 3. Die Berfe von Jean Baptifte Rouffeau (1670—1741): 73.340. 20. Graf Hiegander de Bonneval (1671 — 1747), 1706 aus franzöfifchen in Laiferlihe und 1728 in türtifée Kriegedienfte getreten.
2,2. Seldzugepläne: vgl. ©. 73. 12. Abneigung des Prinzen Eugen gegen Lobeéer bebungin: TB. 350. 20. Je vAls toujours aux grandes choses: TB. 363. — Sage et vertueux: TB. 367. 36. Ode aux Français : vgl. ©. 19.
3, 1. Discours au Grand-Seigneur: TB. 365. — Les Autrichiens font courir le bruit que j'aime la guerre: TB. 362. 27. Maärfée: J. 32 29. Pétéchles: TB. 340. 37. Hallelujab: TB. 369.
4,6. J'ai étudié tous les systèmes: TB. 385. 10. NRivernoid war 1756 aid bevoll. müdtigter Minifter Grantreidé in Berlin. 15. Mari na Littau: J. 88. 31. Die Zahl der Gefangenen: J. 42: Un officier et 30 hommes. 33. Gutmütbigleit der Hufarm: TB. 341. 352.
5, 5. Maraud retire-toi, tu es rayé: TB. 345. 12. Berderbnis bei Hefe: TB. 366. 15. Grfité Erfordenif im Umgang: TB. 369. 16. Les honnêtes gens sont des plantes rares: TB. 366. 18. L’ingratitude: TB. 389. 22. Jo ne suis pas de ceux qui tournent la joue (vgl. €. 298): TB. 338. 30. Unteruchmung gegen de Bille: J. 40. 41. = T. Il, 38. Bal. TB. Mi.
B, 2. Emft Dictrid Greiberr (1160 Graf) von Marfhall, 1754 Semeralfelbgeugmeifer; Hyacintb Sreiberr von Bretton, 1752 Generalmadhtmeiler. Bel. das Bergeiämiß der
468 Memoiren von Geinrid be Gatt.
fämmtlichen &. X. Generalität zu Anfang des. Jahres 1756, Neue Gen.» Bit. Rat, VII, 116 und Preuß III, 577, :
48,7. Militaria: J.43 = T. 11,38. 26. Heureux etc.: 7B. 366. 374. — Reg zum Stillleben: TB. 360. 393. 34. Borausfidt des Sturmes: TB. 416.
49, 3. Berluft der Freunde: TB. 341. 366. 25. Unecboten von Damen: ZB. 77. 432
50, 5. Die Damen und Jordan: 7B. 419. 24. Lob der Kalferin- Römigin: ZZ. 488 33. Repas d'apparat: TB. 362.
51, 10. Schwierigkeit, einen Namen zu gewinnen: TB. 337. — Die Berliner Dper, Monte zuma: TB. 345 (»Abdolonyme«). 37. Unterfcleif des Arjutanten: TE. 340.
52, 21. Freiheit und Nothwendigkeit: TB. 369. 26—53, 21. Lager von Schmirfip, Auf ftellung der Belagerungsarmee: J, 49—53. 56. = T. 44, 45. t
53, 29. Nous prendrons Olmtitz sans coup férir: 7.B.343. 31. Rester au lit comme les Vendôme (Louis-Joseph duc de Vendôme, 1654—1712): Moltaire jagt zen ibm (éd. Benchot XX, 15): »La table et le sommeil Ini dörobaient trop de temps.« 39. Gresset: 7'B. 343. 370. 2
55, 8. Continuez à vous exercer: 7B. 361. 17. Un peu du coulant de Racine” TB. 418. 423. — Mon poème sur la guerre: L'art de la guerre, (E.X. . 33. 6 lig nad) Tobitfau und Rremfier: J..56—57 = T. IL, 45.46.
56, 10. Martetenderin: 7°B. 345.
57, 31. La critique est aisée et l'art est difficile: Destouches, Le Glorienx II, &
58, 32. Ghefterfield: Die Briefe Chefterfield'8 an feinen Sohn Philipp Stanhepe erjhienm af nad) beider Tode; Voltaire fpricht von der Veröffentlichung in bem Briefe am Griebrké IL vom 16. YAuguft 1774, (E. XXIII, 287. Philipp Stanhope befuchte ben preufiféon Du 1752 und 1755. 35. Subfidienangebot: TB. 374.
59, 1. Johann von Grant (+ 1764), 1747 aus zuffihen Dienften in preußkjce üben getreten.
60, 25. Rehenerempel: TB. 385. fr
61, 25. Befchäftigung in Rheinsberg: 73.362. 28. Bevorzugung der Poefte, jönen Kine und Philofepbie: TB. 370. 40. Entrechats: TB. 346.
62, 6. Non semper: Horat. Carm. II, 10. 7. Mensa: vgl, ©, 34. 16. E'Gum L
fande, Wilhelm Jacob (1688—1742), Profeffor in Seyben. 32, Portraits, et des saints: 72.341. 40. Plan für den Fall der Einnahme von Olmüp: JAMES
63, 21. Swift: TB. 395.
‚64, 7. Morrien: TB. 423.
65, 36. Anordnung der Quartiere: TB. 344; 7. 63.
66, 16. Soupers À Potsdam: 7. 356. 20. Maupertuis! Pbufioanomie: TA IE 35. Berfe des Könige: TB. 344. 345. in Abdrud mit Barianten: Œ. XIE 54
67, 26. Philipp Julian Mazarin Mancini, Herzog von Nevers (+ 1707), wirb au im ber PE an Graf Gotter, Œ. X, 102, als Feinfhmeder erwähnt.
69, 29. Voltaire und Dlivet: TB. 370.
70, 15. Coquin de Voltaire: TB. 354. f n
71,2. Qu'on devait le mettre en cage comme un perroquet: TB. 402.5 Me lignité humaine: TB. 404. 11. Galfébeit bei Hofe: 7. 403. 26, Dentient, an die Arbeit, Einfluß der Schwefter: 7B. 360.404. 34. 1 niffen: TB. 404. 3
72, 7. Lektüre in Rheinsberg: TB. 362. 13. Jagd: TB. 392. 23. Zum: a 24. Seit 1750 nicht mehr getanzt; 7B. 392. 36ff. Ausmarjdh gegen tentes
73, 13. 1 faut faire les plans les plus vastes: vil. ©. 42 und TB, SAS — Au bition: TB. 368. — Die Söhne des großen Kurfürften: 72. 292, a
74, 20, Béltaire und oe: dgl. Œ. IX, 75 (Lettre sur l'éducation)
Anmerkungen zu Seite 46—101. 469
taire’d Gtelle einnimmt: »un de ces philosophes le plus entôté des monades.« 25. Abrégé : vgl. TB. 368. 3%. Lorsqu'Elle en écrivait à Voltaire : Der Brief: wechjel deö Rronpringen Friedrich mit Boltaire über Wolff (CE. XXI) ift querft 1746 erfienen. Byl. Midcellaneen zur Gel. Friebrihé des Großen, Berlin 1878, 6. 83; De. lehrte Beichichte des Weltweifen ju Eanéjouci (1763) ©. 19; H. G. IL, 9 ff.
75, 1. Beränderted Urtbeil über Wolff: val. CE. I, 231; II, 38; IX, 119. — Die Anerkennung Bols burd Kriedrid, Wilbelm I. wird fhon H. G. I, 250 erwähnt; vgl. den Brief des Kronpringen an Subm, 14. Ott. 1739, Œ. XVI, 379. 31. Über Jobann Georg Badter vgl. Meujel, Lerifon der von 1750—1800 geftorbenen Schriftfteller XIV, 305. — Franz Baratier: ebend. I, 174.
76, 36. Credat Judæus Apella: Horat. Sat. I, 5, 100. 39. Prophezeiung von Fon. au&'s Gefangennahme: vgl. ©. 323.: TB. 435.
77, 8. Propheten und Abnungm: 73.423.436. 9. Abfdüttelung der Borurtheile: TB. 425. 33. Epiftel an D’Argend: CE. XII, 87. 38. Eröffnung der Trandhee: J. 74.
80, 36. Studien bei Lieberfübn: TB. 392.
81,5. Antwort Ya Mettrie'd: TB. 400.
82, 14. Entwidelung des äfthetiihen Urtbeilé: TB. 386. 20. Metaybyfifer und Chincefen: TB. 393. 31. Je crois que tout est fini à la mort: TZ. 349.
83, 5. Urteil über Zieten: TB. 398. 13. Eepdlig und Gyettiig: TB. 396. 32. Apra» rind Piero bei Jägerndorf: TB. 391. 35. Die Bäuerinnen und der Grangofe nad Ropbah: TB. 391.
84, 22. Unterricht junger Cffiiere burd ben König: vgl. CE. VI, 98 ; Bouané, Leben Rüdele, Berlin 1828, I, 27 (vgl. Preußifche Jahrbücher XLIV, 628); Sendel I, 2, 220. 31. Bol: taire über Karl XII. und Peter L.: vgl. CE. XIV, 119. 37. Antwort Reith'é: TB. 397.
85, 3. Kritit Aarl'e XIL.: TB. 400. Œ. VII, 74 f. — Berlegung des Hauptquartierd nad Rlein-Latein : J. 81.
86, 4. Beurtbeilung der Großen: TB. 394. 39. Crep au lieu de crêpe: vgl. ©. 294.
87, 1. d'Argens’ Kuren: vgl. CE. LXX, 51. 4A. Babet: Barbe Gobois, d'Argens’ Gemahlin feit 1749. 10. Die Shönm von Berliin@TB. 362. 24. Mandetten: 7'B. 393.
88, 8. L'air un peu cochon: TB. 377.
80, 1. U ne faut pas s'écouter: TB. 346. 11. Der Oreis in den Dimüger Trandeen : TB. 346. °
91, 4. Die franzöfifhen Gefangenen nah Rofbad: TB. «11. 15—22. Militärifhe Bor: gänge: J. 87. 37. Turpin: TB. 389.
92, 35. Gisors: TB. 380.
93, 3. Zeichnung von Ganéfouci, das Grab: TB. 356.
94, 9. Immaterialität der Eeele: TB. 334.
95, 12. Vorurteile der Kindheit: TB. 367. 27. Dafein Bottes, Ewigkeit der Welt: TB. 384. 390. 425. 433.
96, 1. Friedrih Wilhelm I.: TB. 369.
97, 23. Zrieduh Wilbelm I.: vgl. ©. 34. 27. Roi philosophe: vgl. Œ. I, 174: »Il mourut avec la fermeté d'un philosophe. «
98, 34. Echreiben an den Prinzen Deinrid vor Leuthen: TB. au2. Bal. de la Beaur, VU, 166.
100, 3—6. Ausfall von Dratcovid: J. 91—93. 15. Im Manufcript folgt eine längere mebiziniiche Auseinanderitung. 33. Kolin: TB. 336. 383. 36. Les bons ou les mauvais jours: (E. IV, 223: »Les Romalus n'auraient pas manqué d'attribuer à ce jour une fatalité, à cause de deux coups aussi sensibles dont le Roi fut frappé en même temps. Dans ce siècle éclairé, on est revenu au moins de cet abus de la superstition de croire les jours heureux ou sinistres. «
101, 6. Maudite curiosité: TB. 346. 27. Überbringer eines Greibené von Keith:
470 Memoiren vom Heinrich be Eatt.
TB.347. 35—102, 34. Überfall der Baireuther Dragonet: 7. 97100 = T. 4 82.83. Gine Slüdtigteit in der Benugung feiner Quelle läßt den Berfaffer major Karl Friedrid) von Meier zweimal unter den Tobten nennen. Die Steile im a
lautet: Le régiment de Baireuth perdit en cette ocension 56 hommes de
5 officiers, du nombre desquels fut le général Meier, et 107 hommes de blessés et 5 officiers et 273 hommes de pris ou d'égarés.
102, 38 ff. Tod des Pringen von Preußen: vgl. TB. 347, e
108, 35. Ausritt des Nönige: TP. 347.
104, 17. Prinz Ferdinand: zur Sade vgl. den Brief von Boberénos et Send,
27 ff. — 105, 3. Die Kranfheitögefhichte des Prinzen von Preußen giebt Gait anonym erfienenen „Merkwürdigkeiten Auguft Wilhelms, Prinzen von Preußen. Gr und Leipzig, 1759 ©. 75. 76; alé der Berfaffer wird der Prorefter Des
Grauen Klofter, Johann Jakob Wippel, genannt. 40. Biographifches
Preuß, Friedrid der Große IL, 386 ;III, 290. Bol. CE. XXVIL, 1,408.
105, 1. Un prêtre: nad) Wippel ©. 76 „Der Iutherifhe Prediger Körber and D 15—30. Commando des Prinzen von Preußen: Gatt'é Quelle ift die Apologie' auerft 1769 nach dem beuffchen Original gedrudt alé „Mnecdeten zur Erfänterumg dar kn denburgifchen Gefbidte" (ogl. Œ. XXVI, ©. XXI), darauf frangöftich 1772 im dem eueil de lettres ete.« (vgl. unten ©. 476). »
106, 25. Recognoëcirung nad) Prödlig: J. 106. 38. marcher ensuite gais (vgl. ©. 174): TB. 361. Vgl. de la Beaux VI, 95.
107, 17. Conseils perfides de Schmettau: ein Anahronismus, da der Römig die der Treulofigteit erft na) der Gapitulation von Dresden 1759 gegen Sämetien Œ. V, 23. Immer hatte Schmettau fon nad dem Nüdzuge aus ri Königs verloren. Im der Apologie des Prinzen (Anecdoten ©. 38) heit ed: pi Schmettau wurde anbefoblen, dem König aus den Augen und mit der erjtem‘
Dresden zu geben.“ Bal. Hendel I, 2, 261 (29. Juli 1757): „Bei der fe dem General Schmettau fagen, daß er fit aus feiner Nähe entfernen: vor ihm feben laÿfen möchte.” Dal. nod Schmettau IT, 399.
108, 7. Über Kuno Friedrich von der Hagen vgl. Sendel IE, 1, 88. — Hatı
bauft IL, 95. 24. Luerèce, c'est mon bréviaire: 73. 300. 3.
Wbjutanten : vgl. ©. 318.
109, 11. Brand von Schmirfik: TB. 348. 40. Behandlung der Selbaten: 15, Der Ameifenhaufen im Garten: vgl. die Epiftel an Mitche, CE. XIE, LUS >
Voyez dans vos jardins, sous un tas de poussière,
Ces fourmis à l'écart creuser leur fourmilière ;
Pourraient-ils penser que la faveur des dieux
Cröa pour les fourmis l'eau, la terre et les cieux?
In dem Brief an die Herzogin von Gotha vom 17. Mai 1760, (E, XV Stelle der Ameife der Maulwurf ein. 21. La nature ne il dividus, mais de l'espèce: Thema der Epiftel an Lt 338. 367.
111, 16. Stelung Daun'é: 7. 113.114. 33. Messieurs los savans se ©. 85): TB. 390. u 112, 24. Daun'é Meifterftüt der Tatit: J. 141, wo aber das Urtbeil, König über den Marfd Daun’s nad Dobromielif vom 27, Int dem Marhübergang vom 29. Juni gilt: »II faut absolument, généraux autrichiens ne connaissent pas le terrain, de la Morawa et de la marche à Gross-Teinitz une: die et un tour des plus fins dans l'art de la guerre; c3
Anmerkungen zu Seite 101—132. 471
qui est sur cette rivière, couvrit tout ce mouvement, l'ennemi l'avait rende plus fort qu'il n'était auparavant, et comme c'était le seul endroit par lequel on aurait pu inquiéter cette marche savante, il y mit une bonne garnison : c'étaient toutes les précautions à prendre. Il laissa encore dans le camp de Klenowitz, dont nous étions séparés par beaucoup de défilés, le général de Ville avec un corps considérable, qui ne pouvait nullement &tre entrepris, ot, à la faveur de ces deux postes, ses généraux pouvaient marcher avec autant de sûreté que lorsqu’en temps de paix leur armée fait des manœuvres devant LL. MM. JJ. au camp de Kolin« al. ©. 133. 34. Grenouilles: vgl. ©. 122.
113, 22. Il est bon d'ignorer l'avenir: TB. 385. 25--30, 39—41: J. 118. 119 = T. OD, 88. 90.
114, 11. Gntimdung Zieten’ö: J. 190 = T.II, 86. 30—34. Mnfuuft Rrodow’é: J. 128.
115, 16. Eendlig: vgl. de la Beaux VI, 100 auf Gatt'é Autorität: »Le Roi, malgré les avis du général Seydlits, ne voulut pas croire aux mouvemens de Daun...
116, 2. Unterfhägung der Diflans durch die Ingenieure: J. 137.
118, 9-16. Abmarfh von Olmüg: J. 142; vgl. T. IL, 138. 26. Le plan dont je vous ai parlé; vgl. 6.62. 38. Ces gens-là me rondent la vie fort amère: TB. 348. 40 ff. Unterfhägung der Diftanz durch die Ingenieure: J. 237.
119, 10. Bonnet d'âne: TB. 377. Bgl. de la Beaux VI, 100. 16—18. Antunft in MährifheTrubau: J. 146 = T. IL, 143.
120, 3. Père Prieur: d’Nlembert erwähnt in feinem Eloge de Milord Maréchal, Berlin 1779, p. 51, daß Lord Marfhall Ganéfouci alé ein Klofter betrachtete, und den König »notre Père Abb6« nannte. 33. Balbi bat nach Repow I, 464 Dentwürbigkeiten des Lebens Griebrit'é II. binterlaffen.
121, 1—6. Kritil Zieten’6 und Berechnung Reitb'8: J. 138. 139. 40. Graf Jricbrid von Anhalt trat 1776 aus dem preußifchen in den furfäbfifhen Kriegödienfl.
122, 10. 35. Daun'é Devotion: J. 164. 12. Daun comme uno grenouille et comme une femme en couches: TB. 352. 34. Zrauttmannéborff: TB. 349.
123, 33. Barodie des Oebetes Joads: TB. 382.
124, 25. Plan der Thronentjagung, vorausfichtliche Lebensdauer: TB. 366.
125, 1. Die an Berlin fi fnüpfenden Erinnerungen, Gelbflaufopferung: TB. 381.
16. Die Bemertung über den König berührt fit mit einer Gtelle in den Memoiren Bols taıre'6 (Œuvres de Voltaire, 6d. Beuehot, XL, 58). Bel. aub CE. XXII, 178. 2941. Märihe: J. 162. 164 = T. II, 161. 162.
126, 1—3. Marih: J. 166 = T.IL, 163. 9—23. Ocfedte: J. 166. 177—179. 36. Réponse tant soit peu normande: vgl. Œ. XXVIU, 41: »Les Normands donnent une règle à leurs enfans: défie-toi. De qui? De tout le monde.« Ebenfo der Œriaÿ des Rônige vom 10. März 1748 an den kurz vorher in Dreöden accrebitirten Gefandten von Bor, P. C. VI, 54.
127, 21. Grregung des crften Augenblidd: TB. 343. 356. 856.
128, 20. Présent le plus funeste : vgl. 6.47. 31. Marié: J. 181 = T. IL, 168.
129, 12—21. Ausjendung Fouqué'6, Bewegungen Daun'é und Londons: J. 189. 183 = T. II, 168. 170. 171. 21. Aufftellung der Oflerreicher zwifden Urbanice und Ghium (22. Juli): J. 189 = T.II, 174. 28. Urtheil über Mori von Anhalt » Deffau : val. Repow I, 357. Mad €. v. Orli, Zürft Morig von Anhalt-Deffau, Berlin 1842, ©. 146 wurde Morig erft nad der Schlacht bei Hochlirch von bem Kreböleiden befallen, au dem er am 11. April 1760 flarb.
180, 3. H6 quoi Mathan eto.: TB. 381. 26. Bewunderung Roufleau'd: vgl. TB. 344.
132, 6. Urtbeil über Athalie : val. Thiébault I, 162: »Quel ost à votre avis,« mo demanda-t-il (le Roi] un jour, »le moresau de poésie le plus beau, le plus sublime, le
472 Memoiren von Heinrich be Eatt,
plus parfait qu'il y ait en français ?« — »Athalie, Sire.« — de vous entendre. J'ai toujours pensé de möme.« ber feet au | fouci, 23. Juli 1763, an Madame bu Deffand in Paris über Geier: “ Te parlé de la gloire qu'il s'est acquise, il m'a dit avec la plus gr qu’il y avait furieusement à rabattre de cette gloire; que le hai presque pour tout, et qu'il aimerait bien mieux avoir fait Athalie, toux cette gloire; Athalie est en effet l'ouvrage qu'il aime et qu'il relit 16 plus (Preuß, I, 413.) 26—32. Unternehmung auf DOpotfchna: J. 183. 184 ea; DEE 133, 15. Urtbeil über Daun’s Marhübergang: vgl. ©. 112. 20 ff. Biograpbiiches Keith: Die Quelle ift nicht nachweisbar. Vgl. Mitchell Papers IL, 406 ff: nb New, befannten „Nachrichten von dem verftorbenen Kön. Preuß. Feldmarfepall von Keith" ı 2 Feder des Dänifchen Generalmajors Robert Keith: Sammlung en die Gefchichte der Feldzüge der Preußen von 1740—1779 erläutern, IV, 417. 134, 20. Keith während der Schlacht bei Prag: vgl. Mitchell I, 326. 135, 4. Johann Friedrich Heinrich Freiherr von Gocceji, der zweite Sohn Bo Greta « 137, 17—20. Opotfdna: J. 185 = T. II, 172.
138, 22—26. Anmarfd der ea J. 191. 192.
139, 4—8 = J. 194: » Le Roi .. . résolut de quitter la Bohème, de la plus grande partie de son armée, d'aller joindre avec un corps Tarn de général Dohna et de combattre les Russes. Ce fut là le motif qui nous rentrer en Silésie, et point du tout la bravoure et les manœuvres habiles des généraux ennemis, comme le soutient le panégyriste de leurs belles actions. 10. Nous ne fuyons pas: 72. 351. 2. Schluß des Epigrammes: TH. 24 ff. Militärische Vorgänge: J. 195—200 = T. U, 175—178, kin hei 140, 36 ff. Entfendung Repow’s; J. 202. 203 = T. UI, 179. 141, 5—24. Borgänge des 30. Juli: I. 204—206 = T. I, 180, 181. cade: R. 214.
142, 16—24. Marfch nad) Stalig: 7. 210. 211 = T. IL, 184. J. 213. 214 = T. I, 185.
143, 9—14. Motive Loudon'8: J. 215 = T. II, 185. Die Anfiht des ne: TB. 26—36. Marih: J. 216. 217 = T. 186. 187.
144, 28 ff. Ausfhreitungen: vgl. TB. 352. > 145, 23—28. Marfd nad Wernersdorf: J. 219 = T. II, 188. 28-3. Berflärung Berbaue: J. 221 = T. II, 189; val. TB. 145. 35—41. Anftalten ‚gegen die Ruffen: J. 224 = T. 189.
146, 5—10. Marfh nah Grüffau: J. 225. 6. Zufammenziehung der J. 225, vgl. TB. 353. 13 ff. Zulaffung Gatt’8 zum Gefolge des Könige:
val. ©. 439, 457. 2 Ah 147, 35—39. Marie nad Robnftot: J. 227. N 148, 5. On me blämera sûrement: TB. 366. .
149, 21—26, Marfbtableau: J. 297. 228 = T. IL, 220; Tieleke I1,82,
Gottes: vgl. oben ©. 95. .
150, 8. Die Wartenberger Jefuiten; TB. 365.
151, 10. Erregung des erften Augenblides: T2. 356. 356; vyl,S. 127, allait-il faire dans cetto galère: Molière, Les fourberies de 37. Bereinigung mit Dobna: J. 228. 39: Athalie, val
152, 3-7. Recognoseitung: J. 290. 12 ff. Gatt in Küftrin: ZB. une fumée qui s'envole: TB. 371. 39—41, Detadirung Sanig: J 230. 231 = T. II, 220; Tielcke II, 83.
158, 3. Antunft in Gorgaft »dès le grand matin«: J. 231: à 6! 221; Tielcke II, 83. 12—22, Übergang über die Oder: 29
Anınerlungen zu Seite 132—168. 473
54. 5. 34. Rumiansew alyejchnitten: J. 232 = Tielcke II, #5. 36 ff. Prutalitat eines Oencrals: TB. 357.
154, 19—25. Marfd nad der Dammuüble: J. 232. 233, vgl. Tielcke II, 87. 90.
155, 31 — 157, 23. Traveftirung Rouffeau’d und Racine's: TB. 355. 382; die Arbeit vers teilt fi alfo auf den 14. Auguft und den 16. Rovember 1758. In dem » Brouillon fait l'an 1762« vgl. die (Finleitung; verlegt Eatt den Borgang auf den 23. {uguft («deux jours avant la bataille do Zorndorf«;, in jeinen Mittheilungen an de la Beaur ‘Vie de Frédéric II, II, 306; VI, 308. 322 wie in den Memoiren auf den Abend vor der Echlacht. In der Ausgabe der Œuvres de Frédéric le Grand :XIV, 175: find auf Gatt'e Autoritat die Stude mit dem Datum 24. Auguit verichen.
155, 31. Racine est dans les odes à une distance immense de ses tragédies: val. TB. 344, 25. 26.
156, 18. (ntfeinung dee jeuere: TB. 357.
157, 24. (Satt in der Racht vor der Schlacht: val. TB. 357.
157, 32 — 158,2, 15%, 6 — 159, 29; 160, 6. 7. 9—33. Bcjbreibung der Echlacht bei Zemterf = J. 253—262. Ticlde II, 93 ff. bat bieje Quelle Gatt's neben anderen Be: richten vermetthet: vgl. S. 101: „Die preußifchen Infanterieregimenter ‘Prinz von Preußen, Ajeburg, Raldftein, Sorcade und das Grenadierbataillon Were joutenirte dicics Dandupre vertrefflih und verrichteten Wunder der Tapferkeit” = »cette alle... fit des prodiges de valeur« :160, 6. 7). Bgl. Preuß, Friedrich der Wroëe, II, 417. Zempel: bof Lenugt neben Zielde'd Daritellung vgl. IL, 224, Anm. nod andere Berichte.
158, 5. Clément Marot, Überjeger der Pjalmen Davids (1495 —1544;.
159, 30 fi. Perfönlihe Therlnabme des Königs am Weichhte: vgl. TB. 357, 37. 36, und ten Brief Z. 458. Übereinftimmend mit den Memoiren der Brief Gatt's bei de la Beaur, VI, 100: »Le Roi, trés inquiet, comme vous pouvez limaginer, de voir la gauche en désordre, courut à la droite. Le prince Maurice, voyant l'agitation du Roi, jette son chapeau en l'air, en criant: Vive le Roi! marche'«
160, 38. Berdhertung Satta: TB. 354.
161, 5. Un jour de bataille jour d'horreur: vgl. ©. 153. 338. 1%. Ils ont sauvé l'Etat: vgl. ©. 359. 40. Grtunbigung des Königs nad Gatt während der Ebladt : val. den Aricf Z. 458.
162, 14. Vous n'êtes pas le seul: vgl. tas Schreiben des Könige an den Prinzen Heinrich, Dlumbera I. Zept., (E. XXVI, 183: » Je ne m'étonne pas que le chasseur vous ait fait une description très confuse de ia batuille du 25; pour moi, j'al eu peine à en combiner les details.«
162, 25—433. Aufitelung der Truppen: J. 263—265; 36. 37 == Tielcke II, 106. 39 ñ. Vebensgefabr des Königs = TB. 358.
163, 19 --26. Die Zeichnungen des Königs fint aus Catt's Raclaß im Criginal in den Beip ra (Mb. ZStaatsarhına gelommen: fiche das gacitmile am Schlujle des Bantee.
164, 425. Lenvuntung Berg'e: TB. 359. Der Lieutenant von Berg vom Regiment Prinz ven Preuken wird ın der prrufijhen Berluftlifte (Dangiger Benträge V, 4124 unter den Zetten Les Keginents aufgeführt.
165, 11-16. Mari der Ruilen: J. 265. 17—32. Hauptquartier in Zamjel: TB. 354. 45. Neu der Bäuerin: TZ. 359.
166, 21— 32,38 —40. Berlufte und Trophäen: J. 262.
16%, 26. Silence que le Roi garda avec le Maréchal sur la bataillo: Der König ichreibt réelmert an Kuh, Blunberg 2. Sept.: »Ces gens ne valent pas les Autrichiens, ils n’entendent rien à la guerre, ils ne sont que féroces et barbares« bei Rarnhagen, Schen Des gelbmaridalls Keith &. 235). 39. YucrezYeltüre: TB. 359.
168, 9—17. Betetsfermel nach Yurre; de rerum natura I, 30: vgl. den’ Brief an Argens ren 6. Zipt. 1756, (E. TAX, 53. 18. Die beiden anderen Bebetsformeln: » Daigne,
474 Memoiren von Gelurid be Œatt.
daigne, mon Dieu, sur Kaunitz et sur elles ete. (S. 123), und: »O.
de mon me, si j'en ai nne« (bier 3.25; vgl. 367), 38.39. Gramofen,
und Ruffen: TB. 361.364. 39. 40. Je ne crois pas qu'on puisse critiquermes |
dispositions: TB. 360. 2 169, 1—3. Gntjendung von Zieten und franz von Braunfhweig: JL. 266 = "TI, 297,
Tieleke II, 120, 7—16. Abzug der Ruffen: J. 207. 248 = T. IL, 238; Tieleke IL,
121. 28. Verfolgung durd) Manteuffel und Übertragung dei Kommandos am Debma:
7.268. 209 = T. I, 238; Tielcke II, 122.123. 39. Briefian Boltaire: (E XIL
111; XXIII, 64. | 170, 6. Seydlip' Befhheidenbeit: ebenfo der Brief Gatt!8 bei de la Beaur, VI, 101. 19, Die |
Namen der Truppentbeile: 7.269 = T.II, 238. 40. Le premier plaisir = TB. 381.