‹ UranographieChapitre 69 sur 118 · M8 SUR LES DATES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

M8 SUR LES DATES HISTORIQUES

parlëy c^est 140 ani aranl notre ère * qae l'équinoxa éUh à k limilo qui sépare les Poissons du Bélier, et où les signes et les eonsteUaiioDs étaient en coïncidence : Téquinoxe était à la limite opposée, origine da Taureau, en — 2196 ^ il entrera dans le Verseau l'an 2016, dam le Capricorne l'an 4172, etc.

Les limites que nous assignons aux constellations, que tout s'sœorde à rendre vraisemblables , déplacent les signes , à leur égard, de S7°; en sorte qu'à 2® près, nous appelons maintenant s^fie du BiUerii6([w les Grecs nommaient constellation des Poissons^ et ainsi des autres, en reportant chaque signe de 27<' à l'ouest de la constellation de même nom* Bous voyons donc que, pour que le solstice d'été fût placé au milieu du Cancer, il Faut que Téquinoxe le soit au milieu de la constellation du Bélier; et l'époque où cet état du ciel s'est réalisé est antérieure de 1078 ans a l'an — 140 déjà fixée ci-dessos, ssToiren -— 1218. En admettant que le zodiaque de Bendérah représente le solstice' au tiers ou au quart du Cancer, il ne faudrait remonter qu'à l'an — 860 ou — 680. On conçoit que la question dont il s'agit n'est pas susceptible d'une solution plus précise; c'est à deux ou % âècb près, 8 cents ans avant notre ère qu'on voyait au ciel les phéaomèncs représentés par ce monument.

Le temple de Dendérah renfermait aussi un autre zodiaque, qm> été transporté à Paris par M. Sauluier en 1821 j on le voitattlusée. Il est appelé stodiaque circulaire ou planisphère par la ComoiissioD d'Egypte. C'est un planisphère en forme de médaillon circulaire dont le diamètre est de 7 pieds : il n'est manifestement qu'une copie au. grand zodiaque qu'on vient de décrire, et se trouvait sculpté au pltfond d'une petite chambre sur la terrasse du temple. Les constellations zodiacales y sont disposées en cercle autour du pôle; et pour indiquer les deux bouts de la procession, on y remarque quelles j sont disposées en ligne spirale :, ce qui met en évidence que la série commence par le Lion et finit par le Cancer, puisque les extrémités ne se réunissent pas, mais seulement se trouvent placées sur le nièfflc , rayon du planisphère **.

* Fréret prend pour limite du Bclicr Tétoile y de cette constellatioo, ce qui reporte i 3Si ans ayant notre ôre Tépoque où Péquinoze a quitté le Bélier, à— s54o celle où il yecteilré, tm quittant le Taureau. ... Ce «entiment, que j'aYait adopté de confiance, n*eit qo'iiM ei»* jecture que n'appuie aucun document historique, et ne peut soutenir rezaDeB:c«'B^* et y du Lion ne seraient plus dans Je Lion, les Pléiades seraient hors du Taurean ; « VeffMU et Fomalhaut feraient à peine partie du Verseau ; fi du Scorpion serait dans k IW"^' elo. (v. n« 107).

••Qn aprétenduque le temple de Dendérah artit été construit sou» la donmatifar**^*^'

ZODIAQUE. àS9

On Toit à Esné deux autres tudiaqaes bien plus anciens. Celui du

grand temple offre de même les douze figures du zodiaque sculptées

cette opinion ne mériterait pas d'éin réfutée, m elle n'avait été toatenue par det iienines trèt-inetruitt. Hais, outre que Strabon dit a?oir admiré ce monument, à qui prétend-oo personder que les empereurs romains ont fait construire dans un pays d*eul, déjà peu peuplé de leur temps , un monument dont la majesté et la magnificence dépassent tont ce que ritnlie poa iédai t alors de plus beau? Cest à Rome, ou du moins à Alexandrie, qulls auraient élevé oo temple, et non pas au milieu des déserts. Cet édifice se lie d'ailleurs, par son style, à la multitude infinie de constructions qu'on voit dans la même contrée, et qui lui sont manifestement plus ou moins contemporaines. Il fratle dire, on ne songe k contester Tantiquitédu temple de Deodérab, que précisément parce qnll y a des zodiaques sculptés qui la démontrent.

On lit» dit-on, sur le planisphère, le mot autocratoo en caractères pAonéiiçuês, et ce titre ne peut scf rapporter qu'à Néron. Sans nier ce fait, je ferai remarquer que, de la multitude d^hiéroglyphes qui couvrent tous les murs égyptiens, on ne sait lire que ceux, en trèspetit nombre, qui sont enfermés dans des espèces de médaillons. Aussi ce mot ouioeraior estil le aenl qu'on lit sur une bande chargée de symboles, dont Toriginal est détruit, et qu'on no connaît que d'après une copie dont l'exactitude peut être douteuse.

Dans l'éloge prononcé par M. Arago des IrAvanx de Th. Young {Bevuêdêt deux MotuUt, T. lY , t5 décembre, i835, p. 754) on trouve ce passage : « Ainsi, pour le dire en passant, se trouTem tranchée, d'une part la vive et éternelle discussion que l'âge de ses monuments a feit naître : ainsi de l'autre sera constaté sans retour, que sous la domination romaine, les hiéroglyphes étaient encore en plein usage sur les bords du Nil. »

Ce savant se fonde, pour justifier ces assertions, sur ce qu'on lit en effet le nom AeCléopAtrë sur l'obélisque de Philcj deux fois le nom à^Alêxandrm sur les temples de Karnac, vn titré impérial romain sur te zodiaque de Dendérah et sur le grand édifice même les noms et aiu^ noms des empereurs Augutf, Tibère, Claude, Niran, Domitien,

Sans contester ces dits, la force des raisons ci -dessus exposées est telle que, plutèt que d'attribuer la construction de l'édifice à ces empereurs, j'aimerais mieux croire que ces noms ont été mis après coup, soit sur des espaces libres de sculptures, soit sur des médaillons vide* de signes, comme on en voit ailleurs. Si le temple a été restauré sous la domination romaine, n'*-t-on pas pu y construire cette petite chambre qui e»t placée au haut de l'édifice, y copier le grand zodiaque et dédier cette copie à Néron 7 Nous avons vu de nos jours les chiffres de Napoléon couvrir les murs du Louvre ; et aujourd'hui la colonne que la grande armée «érigée, à ses frais, à Boulogne, en l'honneur de cet empereur, porte les fleurs de lis des Bourbons. La flatterie a usé de tout temps des mêmes moyens, pour plaire aux hommes puissants et s'attirer leurs feveurs.

Accordons cependant que le temple de Dendérah n'ait été construit que dans les promîen ûèeles de notre ère; qu'importe cela à l'antiquité du zodiaque? Il est certain qu'à une époque oà régypte était florissante,1es habitanU ont remarqué que le solstice d'été arrivait dans le Cancer, et qu'ils ont conservé la tradition de ce fait, qui remonte à »6 siècles. Huit cents ans avant notre ère, ce peuple bâtissait des temples dont l'étendue et la migesté noua étenoent; ils possédaient la Mécanique, l'Architeeture, TAstronomie et tous les arts dont oea sciences aupposent la connaissance. El mémo il^feut remonter bien plus haut encore pour retrouver l'époque des monuments de Louqsor, Kamac, Esné, etc. On n'en doit pas être wrpris, lorsqu'on remarque que 1700 ans avant notre ère, Thèbes n'était d^à plus la capi- Ulede rÉgypte, puisque Joaeph, qui adminblrait cet État, résidait à Memphis, oà ses frères Yhireot lui demander des secours oontre la femine qui désolait la Judée. Les Égyptiens eon- MÎMêient la dorée des années- tropique et sidérale, avaient inventé la semaine, et faisaient ittage de diverses périodes de restitution qui supposent des observations célestes continuées penaat une longue suite de siècles (v. p. »9'i, «99 et 3o5). "

Au reste, ce no sont assurément ni les Grecs, ni les Romains, qui ont sculpté les loditquoit DIANOGIArilB. 19

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