OUI GIN K
Qonnaifiat rien de oe qui est plut aDoten que Toui^; remplis de Totro propre excellence et de celle de Tolre nation, voai ignorei tout ce qui TOUS a préoëdës ; vous eroyet que ce n'est qu'aveo yons et aTCC voire tille que le monde a oemmenoa d'exister, a
Les dëbris qu'entraînent les fleuves se déposent et s'amonoelleat ; le géologue oherohe a connaître Tanoienneté de oes états, d'aprèa le nombre des couches qui les forment , comme on lit l'âge dea arbres écrit en cercles concentriques sur leurs troncs, Hab , pour arriver à one conséquence exacte , o'est à l'embouchure du fleuye qu'il font prendre les éléinentsdu calcul, et non pas dans les lieux où le oooreat a toute sa puissance, parce qu'une seule oruo extraordinaire doit détruire l'ouyrage d'un' grand nombre d'années préeédeules. C'est ainsi que nous Toyons sur le Rhin et la Loiro, se former des lies qui, bientôt après, cédant à rimpéluosité des eaux, disparaissent entièrement.
Jhê traditions de la plus haute antiquité rapportent que la mer formait un immense golfe aux lieux qu'occupe aiyourd'hui le Delta; cette provinoe, ainsi nommée è^ cause de sa forme, est le produit des attorrissements du Nil ; elle est la région la plus féconde de l'Egypte. Les fouilles profondes qu'on y a faites confirment cette assertion, et il n'est pas permis d'élever de doute à oe sujet. En ISM, du temps de Bainl-Louis, Damiette était un ))ort de mer, et niaintenanl oette ville est à une lieue et demie du rivage. Si les aocroissements se font proportionnellement à la durée, la profondeur de 50 lieues, qu'aie Delta, a dà exiger 18,000 ans pour se former, puisqu'il a fallu 560 ans pour produire une lieue et demie.
Non-seulement oe résultat n*est point exagéré, mais même il doit être beaucoup au-dessous de la vérité. £u effet, nous n'avons i<îi considéré que l'accroissement linéaire , et oe n'est pas ainsi qu'a pu se combler un golfe de 60 lieues de largeur. La bouche Niliaque, qui se rendait à Canope , et qui y a produit le grand atterrissement qu'on y remarque, s'est encombrée, et |e fleuve s'est créé on nouveau piisaage. L'embouchure s'est transportée à Rosette , où elle dépose depuis bien des siècles le limon qui y forme un autre promontoire* La bi^&oli0 canoptque n'existe plus, et l'on trouve entre Alexandrie et Rosette en golfe qui subsistera jusqu'à ce qu'il soit comblé à son tour par ua autre déplacement du fleuve. Qne de sidcles n'a-t^il pas fhlla poor produire le Delta entier! Quel temps a pu suffire a un auasi graad travail !
Nous devons à M. do Prony un beau mémoire sur les atterrissemciils du», et les conséquences qu'il en lira iiaraissent inattaquables, lais
DKS CONSTELLATIONS. S11
ici Ids débordements ne sont pae assujettis, comme ceax du Nil, à-des retours annuels et périodiques ; les effets du Pô no peuvent être bien constants, ni applicables à d'autres localités^ à un autre fleuve. En un mot, il n'est possible d'en rien déduire qui puisse se rapporter aux temps anciens du monde.
En explorant les carrières de la Thébaide, d'où l'on tirait jadis les colonnes et les pyramides qui ornent avec profusion les temples d'Egypte et sont répandues sur tout le sol, H. Jomard a fait une re« marque ingénieuse qui vient à l'appui de ce qui a été exposé. Dans ces carrières, on voit çà et là des masses qu'on a détachées avec d'im« inenses peines, et qu'on a abandonnées sans emploi : on remarque, sur les parois indestructibles, des milliers d'empreintes du ciseau qui a séparé les blocs de granit et les colosses qu'on en a enlevés. Ces traits , qui datent d'au moins 8000 ans, sont aussi vifs que s'ils ve» naient d'être frappés; le granit oriental y présente cette teinte de rose qui le distiimue. Quel temps a-4-il donc fallu pour répandre ce vernis d'un noir luisant qui recouvre, un peu plus loin, les rochers que la inain de rbonune n'a jamais attaqués, et en atteste la prodigieuse vétusté !
M. Béquerel ayant remarqué que les rochers granitiques du Limousin subissent une décomposition lente dans leur partie exposée à l'air, i'ii conclut que ces rochers existent depuis au moins 60 raille ans; car on observe une semblable dégradation sur la cathédrale de LiiiiogM, et d'après la date de la constructiou de ce monument, et la ]»rofondeur de la décomposition actuelle qui est de 5 lignes, on trouve un peu plus d'un pouce en 1000 ans pour la vitesse de cette action. Cumme les rochers sont actuellement atteints sur une profondeur de ô pieds ou 00 pouces, cette vitesse donne 60 mille ans pour la durée de cette action.
La chute du Niagara présente une conséquence analogue : elle tombe du plateau supérieur du lac Érié par celui du lac Ontario, à la distance de 50™. Lsr chute se fait sur une couche calcaire qui s'excave de plus en plus par derrière la cascade , et laisse le plateau en soT'* plomb , et le poids des eaux l'oblige continuellement a s'ébouler, ainsi dégarni de sa base. C'est estimer bien haut cette action que de la porter à un pied par an, en s'en rapportant à ce qui se passe aujourd'hui. Or la longueur totale du ravin est actuellement de 40 mille pieds, ce qui porterait à 40 mille ans le temps que la cascade a mis à creuser ce canal; encore doit-on considérer que plus il se creu8C| plus la chute a 4o puissance et doit produire de d^radation.
Les volcans offrent aussi des preuves d'une haute antiquité.
31i ORIGINE DES CONSTELLATIONS.
PicheUi, architecte nopolîtain , faisant oreuner un puits près de Ponipcia ^ en 1689 , trouva onze couches alternatives de lare el de terre végétale; la À" de ces couches, à 15 pieds de profondeur, date de 1700 ans, puisqu'elle est le produit de la terrible exploBÎoQ de l'an 79 , qui eugloutit llerculanuin et Pompéia ; c'est du moins ce qu'attestent les inscriptions latines qu'on y a trouvées, et le sol même de cette dernière ville qu'on a depuis rais à découvert. Les sept autres , couches sont le prodoit des éruptions antérieures et de longues rémissions du volcan de la Somma, que les Romains avaient toujours regardé comme un volcan éteint *. Un long intervalle règne entre l'éruption de 79 el lesjpréoédentes, puisque les traditions, même les plus anciennes, ne faisaient mention de l'existence d'aucun feu volcanique dans ce pays ; le Vésuve s'est formé en cette même année, et toutes les couches inférieures sont produites par la Somma.
Voilà bien des siècles écoulés , et nous He sommes encore qu'à la K** couche. Plus on descend , plus la densité des terres s'accroil. Le président de Brosse {Letirei crit, et hist, sur l'Italie) évalue à 8 000 ans au mpins le temps nécessaire à ce travail de la nature. Comme on a trouvé l'eau à la^onzième couche^ il n'a pas été possible d*aller au delà, et même ce calcul suppose que celte couche était le sol naturel du globe.
Nous voyons, dans le voyage de Swinburn, que Récupère, chanoine sicilien, qui avait passé sa yie à étudier VEtna, considérant Pétai des différentes couches de lave, attribuait à ce volcan Su mille ans d'existence. Aussi, M. Denon remarqua à Gentorbi, sur une montagne qui est voisine de TElna, que le grès y est mêlé de tuf marin. « J'ai vu, « dit-il , dans une des places de la ville , le sol formé de concrétions u marines mêlées de coquillages. En creusant, on trouve sous la terre « Tégétale le tuf avec les concrétions, ensuite le grès dont je Tiens de « parler; plus bas des scories et des laves ; et si l'on creusait encore « plus avant, on retrouverait sans doute la lave qui forme la base de «Ja montagne. Quel bouleversement dans le globe annonce cet ordre « de matières ! Quelle antiquité il donne au volcan qui a produit cette
* On a trouve à soo pieda tous terres des laves à la base de la Somma, et même on en eiplohe une carrière à Cisterne. Ces laves ne peuvent être Tenues du Vésuve, puisqtf elles sont de rcutre c6të de la Sonraia, <iui est bien plus élevée, et qu'il y a une vallée entre ces deux montafpies. La lave est, comme on sait, une matière enflammée et coulante, et non une substance projetée. Voilà do^c encore des produits volcaniques qui remontent à des temps sur lesquels la tradition même n'apprend rien. Le Vésuve n'est qn*une érosion bite à U partie latérale de la Somma en 79, et que les éruptions perpétuelles accroissent sans c