ORIGINE
Jogi0tes,qiii niénie ne s^acoordent pas entre eux , et ne paimeiil te dégager d'ane foule de eonlradicUont , encore moins rendre raîaon des faitii physiques qui supposent au globe une hante anlîqnité ; teb aoni raccroissenient lent et successif des montagnes Tolcaniqoes , de odles où on reconnaît incontestablement le séjour conséontif de l'eaa des lAers et des rivières ; les atterrissements formés par les allaTioos des grands flenves , etc. Nous rapporterons ici plusieurs faits inté rc wa n ts qui justifient ce qui vient d'être dit.
Lancret a remarqué que dans l'ile de Philœ, Hante-Égypte , les pierres qui ont servi à la construction du beau roonnnient qa*on y admire, et qui remonte à la plus hante antiquité, sont sculptées nonseolement sur leur face extérieure, mais aussi snr celle qui est cachée dans le ciment qui les lie entre elles; il reconnaît que ce sont les mêmes pierres qui avaient été employées à élerer un édifice beaaoonp plus ancien, et dont les figures sculptées ayant cessé, dans des temps plus récents, d'offrir de l'intcrét, on les arait fait servir a de nouTelles constructions {Deseripiion de PÉgypie, t. I, p. 19).
« Voyez cette colonne ; que de pierres en sont détachées! on dirait qu'elle Ta crouler! Mais Tintérieur de cette colonne, mais /«s /beat dê$ pierrei cachées dans la construction , montrent sous le ciment qui les enveloppe, des fragments de sculpture, des hiéroglyphes tronqnés ou renversés, dont plusieurs ont encore conservé les conleursdont ils étaient peints. Ainsi ce temple que nous jugeons déjà si ancien, est lui-même construit des débris d'un plus ancien édifice* Ainsi ees mêmes pierres, ces hiéroglyphes, ces couleurs pourraient aToir deux fois rage du temple. Et de combien de siècles encore ne faudm-t-ii pas remonter dans le passé, pour arriver à l'origine des arts et de la civilisation qu'ils supposent. »
Et page 118 du même ouvrage û.... Nous ferons deux obserrations sur ce sujet. La première , c^est que les Egyptiens , si religieux , si respectueux pour tout ce qui était ancien , ne devaient pas se déterminer légèrement à détruire un temple. Il fallait sans doute pour eda qu'il fût bien dégradé, qu'il menaçât d'écrouler bientôt, ou qne même il se fût en effet écroulé. Or si les monuments que nous voyons aujourd'hui , et dont les plus modernes ont an moins â on S mille ans
à rage de 8e ant, peur avoir avancé qne la Terre tourne ; on UitiU d^hérëtie une opSaioa qnî anjonrd'hnî est au nombre des Tenté» dëmontréet, et qn^enfin on a contentî k admettre. Persuadé qn'il en est de même de rancienneté de la Terre, et'uéme de la Terre civilisée, /ai lien de croire qne nous sominM «rrÎTés au temps où Ton pardoonera d« méaw à TopiaNO m j*«i émisr.
«]*«ntiqoité (H. Lanorei les fait remonter à 2500 ans avant notre ère) sont cependant encore si intacts, et, pour ainsi dire, si neofs, cornl>ien ne fant^il pas supposer do siècles a cenx qui tombaient en ruine, lorsque Ton a construit le grand temple, le plus ancien de l'Ile ?
« La deuxième observation , c'est que les sculptures des débris qui composent la colonne sont aussi parfaitement exécutées que celles des raonuments les plus modernes ; et, autant que Ton peut en juger par un petit nombre de figures, c'est le même système de décorations, la même pureté de ciseau^ ce sont aussi les mêmes couleurs. 11 faut donc concevoir, qu'à l'époque où ces monuments antérieurs ont été élevés, les arts étaient déjà parvenus au degré de perfectitin qu'ils n'ont guère dépassé depuis cbez les Egyptiens ; ce qui suppose que cette nation avait été réunie , et que sa civilisation avait commencé longtemps avant cette époque. »
Noos ajouterons à ces considérations judicieuses, que lorsqu'on parcourt le sol de l'Egypte, et qu'on y voit les masses immenses qui y ont été transportées , les monolithes énormes qu'on y avait travaillés ot élevés, les vastes édifices qui font encore de nos jours le sujet de notre admiration, il fjfudrait être affligé d'un aveuglement étrange pour nier la baute civilisation de ces antiques contrées* Dans notre siècle, où les arts mécaniques sont portés à un degré extraordinaire de perfection , et qu'assurément les peuples anciens ne possédaient pas, voyez quelle peine, quels soins, quel génie même il a fallu développer pour dresser l'obélisque des Tuileries , fiour élever les deux pierres de la façade du Louvre, pour mouler les obélisques de Rome et d'Arles, dont plusieurs ont même été brisés ; et osez ensuite refuser un art infini aux peuples qui ont réussi à tailler les carrières, à charrier les niouolilbes et a les dresser sur place 1 Et supposes ensuite, si Ton peut se résoudre à vous croire , qu'un petit nombre d'années ont pu suffire non-seulement pour exécuter de si grands travaux, mais même pour devenir capable de les entreprendre !
Si l'opinion de l'antiquité du monde, et même de la civilisation, a tant de peine a se faire admettre parmi nous, c'est la suite d'un orgueil mal entendu, qui, après nous avoir inspiré l'idée que l'univers n'avait été créé que pour l'homme , nous a persuadé que les progrès des arts et des sciences sont très-récents, et que nos ancêtres n'en avaient aucun usage. Et cependant le luxe des anciens monuments dont nous admirons les ruines est une preuve évidente de cette erreur. On cite A ce sujet ces paroles adressées à Selon par un prêtre ^yplien : Athéniens! vous êtes semblables à des enfants ; vous ne