‹ UranographieChapitre 78 sur 118 · FABLES EBLÀTIVSS AUX PLANÈTE · texte numérisé non relu

FABLES EBLÀTIVSS AUX PLANÈTE

Le Soleil semblait placé au milieu det inooTeiuents pour en vëfl;lef la marche^ de là il gouvernait l'univers. On supposai! que lesplauèlea voulaient aotcrar de la Terre dans des sphères oono^ntriqnes de eristal. le monde était désigné par les lettres eitrèmes A el o : la lettre I da Soleil , jointe à oellea^oi , a formé le nom lAO du dieu de la luoiière, de Bacebus, d'ûsiris , etc., d'où l'on a tiré depuis les mots lévo^ Iwm, /mS| Jerâi Joris peler ou Jupiter*

Les douM grands dieux présidaient chacun â on signe du lodiaqoe, saYoir i

/V ^finerve, y Fénus, H Apollon, Q Mercure, f^ Jupiter, lïp Cérès, ^£i^ f^ulcain , Jïl Mars, -^ Diane, % f^eUa, «» Junon, X Neptune,

lanig^rum Palltktt Taurwn Cilkerëa iuêfur, Formosus Phœbus Gêoùnot, Cifllenie Canerum, Jupiter êi cum mair§ Deûm^ régis ipse Leonems Spioiftrm êsi P^irgo CêMri* , foArieataqu» Liera ytdcano g pvgnax Mavarti Soorpbts kçtréî, p^enanlèm Diana virum, ad partis êquinœ ; ,Atque angusta fovet Capricorni sidéra F'tsta: Et Jovis adpsrsum JunotUs Afuariut atirum eHs jâgnoteiiquÊ iuos Neptimui in aquoré Piteês,

MAHii..|lf, 439.

Satubnb est un fils d'Uraaus. Cet astre ^ lent dans sa marche, engendre les périodes les plus longues , et mesure la durée qui voit iiaîlre et périr plus d'êtres. 11 préside au teiups , détruit , comme lui , ses propres enfants, en prend les ailes el le nom, pcfovdi?. On le représentait sous la figure d'un vieillard, les pieds fixés par des entraves, dont on ne le délivrait que le jour de sa fête. 11 était adoré sous les noms de Ben^jthtun, Phaënon

JuNTsi, remarquable par son éolat, remplaça son père Saturne sur le tr6ne de l'univers; il en désigne toutes jes parties, l'air ^ le ciel, le Soleil y •••• selon celle de ses attributions qu'on envisage, ou le pays qui l'adore; il est le même qvt! Hercule, Bacchus, Osiris^ Plutêu,

Kiai, d'un rouge de saug , et placé plus ppès du Soleil , sembla animé des feux de la colère , qui provoque aux combata ; c'est le dieu Moloch, Pyrœiê*»..

YtiresbHIte d'une Innière blanche et vive, même durant le jour; elle devapee TaHrore ou suit le crépuscule , fuyant tour à tour et fai* sant fuir la lumière. On crut qu'elle produisait les rosées fécondantes du malin et du soir; ou eii fit la déesse de la Géutratiou , de la Beauté et des Amours. On l'adoraîl sous les noms ^^Mtarté, à^Mtaroth,...

AD SOLKIL ET A hk LUNË« 81»

VviC9U I à OAUte de la rapidilc de sa course , a été prir pour sym* bole de U viletie el de h légèreM ; on en fit le dieu du mouyenient ; il l'églii Ofluide riiniYerfl> et présida à rAntronoroie. Satellite insëpa-^ rabl^ du Soleil, il est cofumo le ministre du premier dés dieux /eC pasiopour son seorélaire, pour Tinventeur des lettrea et le 'dépositaire du iuules les eonnaissanoos humaine». C'est le dieu SHIban, Nibo^,..

Quant aux cohètis , les anciens ne les ont regardées que oomme des météores apparaissant dans TatmosphèrQ, et les erreurs de l'iisirologie se joigpant aux idées superstitieuses ^ ils attribuaient a ces astres la vortu de pronostiquer les grands événements. Les auteurs sont pleins de léoits exagérés qui attestent cette opinion. Une eomète vint an-> nonoer la mort de Hithridate , une autre la mort de César, une autre celle de Néron ; car on ne croyait les oqmètes réseryées qu'à la desti* née des personnages élevés en dignité, Suétone ( f^ie de Néron, oh. 86 ), qui, par M foi sincère aux oracles ^ aux présagea et aux augures, oiïre, dans sa bonhomie môme, la prenve de Tétat de faiblesse d*es« prit du peuple romain de son siècle, s'exprime ainsi sur une comète apparue à la fin du règne de Néron : Siella oriniia, quœ summis poteê^ iQttimt esitium portendere tfulgà pMiatur, per continuas noetes oriri cet* fierai, Ansius êàrCyUt o» Babylo aarologo didioii, êolere reget taiia ostenta ccede aliquâ illustri expiare , atque à semei in capita procerum depellere : nobilissimo cuique esntium deatinavit, etc. Ce que ce passage offre de plus remarquable, c'est que le présage sembla à Néron si vrai cl si redoutable, qu'il crut devoir redoubler de cruauté pour le détourner. Tant il est vrai qu'une idée fausse cause quelquefois d'af- Ti eux malheurs , et qu'elle est le plus funeste des fléaux , quand elle germe dans la tète d'un homme qui a la puissance de faire le mal.

2S4» Lb SoLBii était adoré comme auteur de la lumière , de l'ordre^ de la fécondité ; la Loirs , comme destinée à recevoir l'impression de cet astre dans ses conjonctions, et à en transmettre l'influence a la Terre.

Le Soleil est de tous les astres celui dont les bienfaits sont les plus remarquables : par sa chaleur, tout s'organise, prend la vie, croit et atteint la perfection ; sa lumière nous découvre le spectacle do notre globe, qui, sans elle, serait enseveli dans une nuit éternelle. Aussi les peuples érigèrent<4lt des autels au Soleil. Il est Ostm en Egypte, adonis en Phénicie, ^Mys en Lydie, Bacchus, j^poUon, Hercule, Tké$ie^ etc. Cette multitude de divinités dans un seul être > considéré sous divers attributs ^ ne doit pas surprendre, lorsqu'on remarqua que

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