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chaque peuple dirigeait son culte d'après ses erreurs , d'après des phënomènes physiques propices on nuisibles ^ et le modifiait enoore par Tinfluenoe des préjuges et des pays voisins. Car, comme l'obsenre Tolney (Ruines, fin da chap. II) : « L'histoire entière de l'esprit religieux n'est qnè celle des incertitudes de l'esprit humain ^ qui, placé dans un monde qu'il ne comprend pas , yeut cependant en deyiner l'énigme, et qui , spectateur toujours étonné de ce prodige mystérieux etyisible, imagine des causes, suppose des fins, bâtit des systèmes; puis , en trouvant nn défectueux , le détruit par un autre non moins vicieux ; hait l'erreur qu'il quitte , méconnaît celle qu'il embrasse; repousse la vériti qu'il appelle; compose des chimères d'êtres disparates ; et , rèyant sans cesse sagesse et bonhenr, s'égare dans un labyrinthe de peines et d'illusions, n
On à aussi regardé la lumière comme la source du bien , les ténèbres comme celle du mal. Le monde livré tour à tour au jour et a la nuit , parut partagé entre deux grandes puissances : l'une présidait à Tordre, à la génération : c'était Ortnusd, Osirts, Jupiter; l'autre au désordre et à la destruction : c'était Arkimann, Typhon *. Tant que le Soleil était dans les signes inférieurs , plus voisin du pôle austral , où on plaçait les enfers (Inferi) , le prince des ténèbres triomphait.
Mundut, ui ad Seythiam, Biphœatquê arduut are€ê
Consurgit, prtmitur Libyee dêvëxut M autiras,
Hie vtrie» nobit tempêr tubiimh; ai illum
Sub pedihuê Sty» atra vidêt, Manesquê prûfiauU, . . .
IlUe, ut perAibnttf aut inUmpétta iitêt nox
Sêmpêr, €t obtenlàdêtUioUur noeiê iêffbrœ /
Aut redit â nobit Jurara, diêmfUê rêdueii.
a6ors.,I,a49.
Le globe Tert le oord, hérissé de frimu , v
S*élèTe et redescend vers les brûlaots clinuiU. Notre pMe, àeê cieax Toit U clarté sublioie i Du Tartare profond Tautre tonche Tablme. • . . Le p6te du nidi, noir séjonr dn silence, II*ofik« aux tristes humains qu*aoe éternelle nuit : Peut-être en nous ^ittaot Phébus cfaex eux s'enfuit.
DatiLU.
* L'oracle d*Apollon, à Ciaros, dit que TÊtre Supréne s'appelle Jupiter au printeaps , Soleil en été, lao en automne et Pluton en hiver. V07. Antig, ttévoities, où sont réunies les preuves que les dieux dn paganisme n'étaient que «les modifications du même être, el qoe le polythéisme n'était qu'une erreur des peuples, que ne partageaient ni les prétrci« ■ les asHUitt,nileainitiét.