‹ UranographieChapitre 9 sur 118 · G€11K DE LA TERRE · texte numérisé non relu

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lesommet du mât d'un navire éloigné ; ce n'est qa'ea 8*apprOohaat davantage que ce mât l'allonge^ et qu'enfin on voit le corpa du vaisseau. Si la mer était plane, ne devrai t*on pas voir le navire arant son mât?

La rondeur de la mer une fois reconnue , il était Facile déjuger, qu'aux inégalités près, le continent devait également être arrondi. En effet , les montagnes les plus élevées ont à peine S à 4 lieues de hauteur verticale ^ quantité presque nulle quand on la compare aux dimensions de la Terre. D'un autre côté, le peu de rapidité des eaux qui coulent à la surface ne )>erraet d'attribuer au sol et au cours des fleuves qu'une pente insensible vers la mer.

Enfin, l'analogie conduit à penser que si nous étions transportés an loin , hors de la surface de la Terre , nous la verrions , comme le Soleil et la Lune , sous l'apparence d'un globe. Or, c'est prémsément ce que les voyages de long cours viennent confirmer. Des navigateurs découvrirent un nouveau ciel , en perdant le nôtre de vue, et connurent la partie opposée de la sphère céleste. Magellan fit le premier le tour de la Terre» et cette entreprise, mille fois exécutée depuis, dans divers sens , a démontré que le voyageur qui procède sans cesse di-* recteroent â l'est, revient enfin au point de départ , après avoir parcouru le tour entier de ce globe de 9,000 lieues de circonférence. La même chose arrive en s'avançant constamment dans une autre direction quelconque. Pour nous convaincre de ce fait , tous les passages nous sont ouverts, excepté les lieux voisins du pèle de notre globe, qu'un climat rigoureux rend à jamais inaccessibles. La Géométrie , qui nous enseignée mesurer avec précision les distances, même celles des lieux que nous ne pouvons atteindre , donne à nos procédés géodésiqnes la rigueur qui la caractérise. Ainsi, nous devons reconnaître que le sol que nous habitons est un sphéroïde, qui ne nous semble être un plan plus ou moins inégal, que parce que noua n'en voyons que la petite portion qui nous entoure.

C'est donc un fait désormais incontestable que ia Terre a la figure d'un globe iêoU de fautes parts dans l'espace, et enmranné par le eiel (n^ IS). Les navigateurs ne se hasardent à franchir la vaste étendue des mers que parce que cette vérité feur est parfaitement connue; c'est sur elle que sont fondés les procédés de calculs qui leur font connaître chaque jour la place du navire sur le globe terrestre, lorsqu'ils n'ontponr se diriger au gré des vents que la vue du ciel : et la rondeur de la Terre est si certaine qu'en la prenant pour base de leurs recherches, ils ne se trompent pas dans leurs déterminations les pins délicates. En ne pre»

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