CONSTRUCTION ET USAGE
«ont ensuite ajoutes aux coordonnées de 1830 , savoir :
l«r janvier 1830 16*19' 0", 03 — S6oî'«",lS
Var. en 7,614 ani H- S7 ,97 —65 ,36
X Asc. dr. = 16.19.28 ,00, décl. = — 26.3.49 ,61
le — qui affecte la déclinaison indique qu’elle est australe. Tels sont les arcs coordonnés d’Antarès au jour désigné. Il faudrait en outre apporter à ces nombres les petites corrections de nutation et d’aberration ; mais ce sujet ne peut être traité ici et no change que tres-faiblcinent les résultats.
La Table XII est destinée à faire connaître l’Aewre de la haute et celle de labaae mer, dans divers ports de nier de France; l’exemple cité page 386 suffit pour en faire comprendre l’usage et la composition.
La Table XIII est destinée aux éléments des planètes; on y trouve les quantités suivantes : ~
1° Les distances moyennes des planètes au Soleil , ou les demi-grands axes de leurs orbites, exprimés, suit en parties de celui de l’écliptiquo pris pour unité, soit en rayons terrestres (en multipliant par 23984) , soit enfin en lieuq;i de 2280 toises (en multipliant de nouveau par 1432,7 ; toy. p. 25 et 64). Par exemple, le demi-grand axe de Mercure est les 0,3871 de celui de l’écliptique, ou environ 9282 rayons terrestres, ou 13 309 970 lieues.
Le même tableau donne aussi les rapports de l’excentricité au demigrand axe del’qrbite, pour le commencement de 1801 , et leurs variations en 100 ans. Si l’on demande , par ex., l’excentricité de l’écliptique en 1831, on prendra 0,3 fois la variation , savoir, — 0,00001249, et retranchant, à cause du signe — , il vient 0,01683069.
Le 2” tableau donne, 1“ les tolumes des planètes; 2“ leurs masses;
leurs densités ; leurs poids , le tout en prenant pour unités les
mêmes choses pour le globe terrestre; 8“ la loi de la pesanteur à leur surface; 6° enfin la parallaxe anuuelle.-K\ns\ le volume de Jupiter est 1281 fuis celui de la Terre , sa masse est près de 332 fuis plus grande que celle de notre globe, et sa densité Irfquart environ de celle de ce corps; Jupiter pèse près do 3 fuis plus que lui, les corps y tombent de 36 pieds et demi dans la première seconde de leur chute; enfin, un spectateur placé dans cette planète ne verrai! le rayon de l’écliptique que sous un angle de 6" 59'. On consultera le n° 116, où l’on explique la manière de trouver ces divers nombres.
Ix 3° tableau indique les d/amèfres planétaires, tels que nous les
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DES TABLES
observons à la moindre, à la moyenne et à la plus grande distance de nous ; on les donne aussi tels qu’on les verrait s’ils étaient tous rangés à la distance où se trouve le Soleil ; leurs grandeurs apparentes seraient alors proportionnelles à leurs diamètres vrais j ceux-ci sont aussi exprimés en lieues de 2380 toises , et en prenant celui do la Terre pour unité. On trouve enfin la durée de la rotation sur leur axe. Nous voyons Vénus sous un angle qui varie depuis 9", 6 jusqu’à 61",2 , et qui serait de 18", 8 si l’astre était à la place du Soleil : ce diamètre est do 2794 lieues , et les 0,076 do celui de la Terre. Vénus tourne sur son axe en 0'',B78 ou 28* 21' 7"; c’est le temps que l’un de scs méridiens met à revenir à la même étoile , ou celui qu’une étoile emploie à faire sa révolution sidérale apparente , pour un spectateur situé sur cette planète.
Viennent ensuite les temps employés par les planètes à parèourir leur orbite, on la durée de leurs révolution» sidérale». On y voit, par exemple, que In ligue qui, menée par les centres du Soleil et de Mercure, va se prolonger nu ciel jus(|u’ù quelque étoile, ne revient à cet astre qu’après 87-',9092680 de temps moyen. Les temps des retours des planètes à In même place , par rapport au Soleil, ou leurs révolution» sgnodique», ou les retours aux conjonctions et oppositions avec cet astre, se tirent des sidérales par le calcul.
Le tableau 4° donne encore Yespace décrit par chaque planète dans son orbite, en degrés pendant 10 jours, ou en lieues pendant une minute.
Vient ensuite le mouvement sidéral en un an , tant du périhélie que du nœud ascendant.
Los tableaux 6 et 6 complètent la connaissance des éléments des planètes, tels qu’ils ont clé énoncés page 141 , et dont l’usage est le même que pour les tables 111 et 1\ du Soleil et de la Lune. Les mouvements en longitude sont censés circulaires et uniformes.
Enfin, on donne les éléments dos mouvements des satellites de Jupiter, pour eu calculer les éclipses {voy. p. 136 et 273).