‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 18 sur 123 · SAISONS · texte numérisé non relu

SAISONS

Icinent ù ces pôles, et s’accourcissant de plus en plus à mesure qu’on approche davantage de l’équinoxe, où elle est nullci Ainsi, à proprement parler, il n’y a par an sons l’équntenr que deux étés et deux hivers. T.a première saison est la plus désagréable , à cause des chaleurs excessives cl des ]iluies abondnnics. ,

Il est aisé de voir qu’entre les deux tropiques, zone qu’on a désignée sous le nom de Torride, toutes les choses s’y passent d’une manière pins ou moins analogue.

Mbis dès qu’on sort des tropiques , les phénomènes s’éloignent do plus en plus de ceux qui viennent d'ètre décrits. L’arc diurne s’étend en été et s’accourcit en hiver; pour notre hémisphère, l’ombre à raidi est toujours portée vers le nord dans une direction constante, qui est celle de la méridienne. Le zénith Z de l’observateur s’avance vers le pôle; les jours prennent de plus en plus de longueur en été, et s’accourcissent au contraire en hiver. Si l’on trace sur la Terre (fig. 6) un cercle OR à 28' du pôle, les habitants de ce cercle qu’on nomme Polaire, auront un jour de W' lorsque le Soleil décrira le tropique voisin de ce pôle, et une nuit de 24* à l’autre solstice. Plus près du pôle, on voit que le temps de In prt-scnce et de l’absence de l’astre vers les solstices deviendra plus grand encore. Enfin , sous le pôle, l’horizon étant l’équaleur même ££', le Soleil est six mois au-dessus et six mois au-dessous de ce plan, et l’année n’est formée que d’un jour et d’une nuit de meme durée.

Les espaces terrestres contenus vers les pôles dans les cercles polaires , forment les sottes glaciales; les sottes tempérées sont comprises entre ces cercles et les tropiques. Ces divisions terrestres sont de convention; mais elles dérivent delà considération des températures habituelles. Le froid est plus long cl plus rigoureux à mesure qu’on s’avance vers les zones glaciales, dans le temps où le Soleil décrit les régions placées vers le tropique opposé; mais lorsque l’astre parcourt le tropique voisin, la faible intensité de chaleur de ses rayons obliques est compensée par la longue durée do leur action, puisqu’il est bien plus longtemps sur l’horizon ; la température s’y élève beaucoup, mais Tété est fort court. Les glaces polaires, accumulées par la rigueur d’un froid long et rigoureux, se fondent alors en partie pour se reproduire bientôt.

Au reste, mille circonstances physiques influent sur la température, telles qtic le voisinage des lacs , des mers , des montagnes et des forêts. C’est ce qui empêche do juger des rigueurs habituelles de l’hiver pour un pays, par lu seule connaissance de sa latitude,

SOLEIL

3K. Examinons maintenant les apparences causées par les changements d’asc, dr. du Soleil. Lorsque la Terre passe d’un point de Técliptiqueà un autre point , le rayon dirige au Soleil et prolongé jusqu’au ciel étoilé, y va marquer chaque jour des étoiles différentes ; ainsi, outre les changements de déclinaison qui amènent la succession des saisons , il faut encore avoir égard à ceux qu’éprouve l’ascension droite. L’astre nous semble occuper au ciel des lieux différents, et procéder de près d’un degré par jour de droite à gauche (d’occident en orient). L’éclat du Soleil nous ôte la vue des termes de comparaison qui nous rendraient cette marche sensible; mais on peut observer le Soleil avec des verres colorés et d’épaisseur convenable à l’état de l’atmosphère, et en comparer la position à celle des autres astres. C’est ainsi qu’on reconnait que, si le Soleil était réduit à la lumière d’une étoile, comme il répondrait chaque jour à une nouvelle étoile, on le verrait se porter sans cesse vers celles qui sont orientales, les atteindre et les dépasser.

Telle est la cause du retard du Soleil sur les étoiles ; en regardant le ciel chaque soir à 10’', on reconnait bientôt que, dans les diverses saisons, les constellations qui sont au méridien sont très-différentes, et que la partie de la sphère céleste qui est exposée à nos yeux n’est pas la même. Les étoiles qui sont aujourd’hui au méridien à midi, y passent un peu plus tôt les jours suivants, lorsqu’on mesure le temps avec une montre réglée sur le Soleil j dans trois mois, elles y seront 6* avant le Soleil (ù C’‘ du matin); trois autres mois après, elles y passeront à minuit, etc.

On explique donc aisément pourquoi \e ciel d’hiter n’est pas le mênie que le cield’flé, car ù la même heure solaire les constellations prennent chaque 24’' des positions plus avancées vers l’oecidcnt. Elles sont fixes dans l’espace, aussi bien que le Soleil; mais ce mouvement de la Terre dans sou orbite produit la même illusion que si elle était fixe et que le Soleil traversât les constellations successives, par une progression lente dirigée vers roricnl , se rapprochant de celles qui se couchent peu après lui , les atteignant et les dépassant ensuite. L’étoile, ainsi placée ù la droite du Soleil, se couche et se lève un peu avant lui : bientôt , en continuant de s’écarter à gauche , il la laisse devancer son lever d’environ 1^, la faible clarté de l’aurore no suffit plus pour l’absorber ; un la voit paraitre à l’orient quelque temps avant le Soleil: c’est le lecer héliaque de cette étoile. Le coucher kéliaque, au contraire, a lieu pour rétoilo qui se couche environ 1 heure après le Soleil.

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