ATMOSPHERE
l’inclinaison et l’intensité miignétiques des aiguilles en sont fortement influencées. C’est principalement dans les régions polaires qu’on voit ces beaux arcs colores et lumineux dont la cause est encore inconnue, mais qui ne sont nullement astronomiques.
Les Météores lumineux qu’on roit voltiger dans l’air, les éclairs , le tonnerre, etc., sont des phénomènes électriques dont le séjour est dans l’atmosphère, et qui n’ont rien de commun avec la science qui nous occupe.
Nous ne pousserons pas plus loin cette rapide énumération.
123. Le mercure qui reste suspendu dans le tube barométrique, fait équilibre, par son poids, à la pression de l'air; la colonne de mercure varie avec les lieux et les temps. L’air étant un fluide compressible et élastique , a chacune de scs couches comprimée par le poids de l’air qui est au-dessus ; sa densité , son ressort s’en accroissent, et c’est à cette cause qu’il faut attribuer l’élévation variable du mercure dans le baromètre.
La hauteur du fluide métallique dans le tube varie avec le ressort de l’air, la chaleur et l’état hygrométrique. Ces changements de hauteur, qui n’indiquent que des présages incertains de ceux de l’atmosphère , marquent avec rigueur son poids et son ressort. Or ce poids décroit è mesure qu’on s’élève; le mercure doit donc en même temps s’abaisser. Une grossière estimation porte à 1 ligne l’abaissement qui répond à 24 mètres d’élévation. A Paris, le mercure se soutient au terme moyen do 28 pouces : il ne s’élève qu’à 15 ou 16 au sommet du mont Blanc. Cette propriété a même conduit à divers moyens de mesurer les hauteurs, et l’on a reconnu que la densité de l’air décroît en progr. par quotient lorsqu’on s’élève en progr. arithmét., c.-à-d. que les hauteurs sont les logarithmes des nombres de millimètres dont le mercure descend. La théorie de Laplacc est d’une précision qui ne le cède pas aux proècdés géodésiques les plus exacts, et l’on a des Tables hypsométriques de M. Oltmanns, dont l’usage est d’une grande facilité pour dispenser de tous les calculs que suppose la formule do notre célèbre académicien (roy. Vyinnuaire).
On conçoit maintenant la possibilité do conclure la hauteqr totale de l’atraosphcru de la lui de dégradation de sa densité (roy. p. 104). Quelque légères que soient les dernières couches d’air, elles sont cependant retenues pur l’attraction de notre globe, qui, dans son double mouvement, emporte l’atmosphère avec lui, comme il entraîne les eaux qui sont à sa surface. La force centrifuge duc à la
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rotation de la Terro, donne à cetto masic nérifonne la fignred’nn sphéroïde npinti aux pèles, que déforme sans cesse l’action du Soleil et celle de la Lune.
Au delà de l’atmosphère est le vide absolu ; c’est ce que nous avons d’abord quelque peine à admettre, parce que nous sommes exercés à voir tout espace vide instantanément rempli par l’air qui y afflue. Mais ce n’est point par une qualité occulte , qui rend h vide en horreur à h nature, que le vide ne peut exister autour de nous; un globule d’air ne reste en repos que lorsqu’il est également pressé de toutes parts. Qu’on rende plus active la pression d’un c6té, ou qu’on diminue celle de l’autre côté , le globule cédera à celte action et entrera en mouvement avec toute la vitesse que lui donne son excessive mobilité. Ainsi, Faites le vide dans une partie, et la nécessité d’une égale pression en tous sens Forcera l’air à s’y précipiter, aHn de rétablir l’équilibre. Chaque molécule d’air doit descendre par son poids et par celui des couches supérieures , et s’élever par son ressort élastique qu’elle doit à la chaleur : la température décroît en montant, et l’équilibre entre ces forcée exige que la densité diminue sans cesse, et même jusqu’à zéro. Au delà de l’atmosphère , le vide subsiste donc : si quelque substance surnageait à l’atmosphère, elle serait d’une ténuité infinie, puisque sans cela elle s’abaisserait jusqu’à la couche d’air de même densité.
Quelques savants ont cru que l’immensité de l’espace était occupée par l’jE'/Aer, fluide impondérable et d’une excessive mobilité; mais ce gaz serait une cause retardatrice du mouvement des planètes, et quelque faible qu’on la supposât, dans la durée des siècles, son effet devrait être sensible. Pourquoi d’ailleurs admettre une matière subtile dans la région sur-atmosphérique? Si cette matière est sans effet, quelle preuve a-t-on de son existence, et qu’importe même qu’elle existe? Celle espace immense qui nous sépare des astres est donc vide et libremenl.lraversé par le calorique et la lumière. Cependant M. Encko a cru remarquer un ralentissement dans le mouvement de sa comète, qui lui fait croire à la résistance de l’éther, et ce sentiment a été partagé par plusieurs astronomes.
124. L’air agit sur la lumière à la manière des corps transparents; il la décompose, la réfléchit et la réfracte ; c’est ce qu’il importe d’expliquer.
1“ L’azur dont le eiel nous semble teint est la couleur de l’atmosphère : le ciel ne peut ni envoyer, ni réfléchir aucune couleur; mais