RÉFRACTION
l’air agit lur In lumicre qui le traverse, et elle noas est transmise avec une nuance bleue. Cette couleur n’est sensible qu’à raison de l’épaisseur de l’atmosphère , parce qu’elle a trop peu d’intensité : aussi s’aflaiblit-elle à mesure qu’on s’élève , et le ciel paraîtrait noir' à celui qui serait au delà de l’atmosphère. C’est encore l’air, c’est l'eau qui s’y trouve en vapeurs et en gouttelettes, qui parent l’horizon de ce pourpre éclatant dont il semble enibrasé au lever et au coucher du Soleil.
Une partie de la lumière solaire s’affaiblit dans son passage à travers l’air; les brumes de l’horizon accroissent cet effet; et les objets terrestres éloignés semblent obscurs et teints de la couleur bleuâtre du ciel *.
Quelquefois l’atmosphère fait jouer la lumière de manière à produire des illusions curieuses ; tantôt elle aplatit les astres en apparence, tantôt elle en double les images. C'est ainsi qu’on explique les parhilies et \es paraaélènes, phénomènes qui, dans certaines circonstances, nous montrent ensemble plusieurs Soleils et plusieurs Lunes, embellis do feux et de couleurs extraordinaires. Ces effets purement physiques sont étrangers à l’Astronomie , aussi bien que les cercles vaporeux et nuancés de couleurs nommés halos, qu’on voit souvent autour de ces deux astres, ainsi que cela a déjà été exposé.
2" La lumière éprouve des réflexions multipliées en traversant l’atmos^phère ; son action oblique sur des couches de différentes densités , sa rencontre avec les c<ii[)s opaques et les globules aqueux, distribuent scs rayons dans une niu!l:ludc de lieux où .sa direction primitive ne l’auruit pas fait pénétrer; c’est ainsi que l’iinago solaire se réfléchit à la surface de l’eau , cl cependant la pénètre en partie. Sans l’alniosphèrc, nous no recevrions aucune lumière lorsque les rayons ne seraient pas directs, cl la nuit, le jour, se succéderaient brusquement. C’est à l'atmosphère que nous devons le bienfait de ce jbur faible et croissant qui précède le lever du Soleil et suit son cou-
* La «IttUncc suffit pour afftihlir la clarté, et cct cflfel a de mémo lieu dans le vide. PrenonA un cC>ue de lumière cnii$« par un corps; deux plans qui coupent ce cène perpendiculaire' ment k son axe reçoivent la meme quanlité de fluide lumineux, qui se disperse ainsi sur le» aires de cercles inégaux. L'nc aire tracée dans le grand cercle et prise égale au petit, ne recevra pas la môme clarté. Si, par exemple, l'un de ces cercles est quadruple de l'autre, la môme lumière, dispersée sur une surface quatre fois plus grande , u'en donnera que le quart sur chaque quartier. Or, ces cercles sont comme les carrés de leurs rayons, et par conséquent comme les carrés des distances des plans au sommet du cène. Ainsi la lumière décroît d'iu* tensilé dans le rapport des carrés des distances au corps lumineux ; Téclat que réfléchissent les corps opaques suit la meme loi de dégradation, et rinlcrposhion de ralniosphèrc cl des vaprursqui en troublent la transparence ajoutent puis<amoien| h cel ofFet.
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