‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 49 sur 123 · RÉFRACTION · texte numérisé non relu

RÉFRACTION

cher. Imaginons un cercle parallèle à l’horixon el à 18<> au-dessas de ce plan, l’expérience montre que c’est lorsque le Soleil atteindra ce cercle que commencera l’^nrore, ou que le Crépuscule finira.

L’astre ne parait pas encore , et déjà le jour commence à poindre ; le Soleil vient de s^ coucher, et la clarté subsiste quelque temps après : le ciel est paré des pins brillantes couleurs produites par les diffractions de la lumière dans la couche épaisse d’air qu’elle traverse. La durée de l’aurore et du crépuscule varie avec les saisons et les lieux j à Paris , au solstice d’été , l’un soit immédiatement l'autre , et il n’y a pas de nuit véritable *. Vers le pôle, lô jour doit paraître un mois avant qne le Soleil soit sur l’horizon , et un mois 7 après qu’il est disparu ; ce qui réduit à environ trois mois la nuit à laquelle est condamnée cette région : elle a donc un jour de 9 mois et une nuit du 8 .

Puisque le jour commence quand le Soleil arrive à 18° sous l’horizon, scs rayons, rasant la surface terrestre, se réfléchissent dans la couche atmosphérique , qui a une assez grande densité pour nous renvoyer une lumière sensible. En livrant ces données au calcul , 011 a trouvé que cette couche est placée à environ 8600Ü toises d'élévation. On est du moins certain que, si l’on s’élève seulement de 4U000 toises, l’air y est si rare, que la pression n’y peut soutenir le mercure à 7 -; do ligne de hauteur dans le tube : c’est assurément le plus grand vide qu’on puisse produire sous la machine pneumatique. L’atmosphère ne doit pas s’étendre beaucoup nu delà , ce qui suppose qu'elle a environ 16 lieues d’épaisseur. Cependant , si l’on voulait ajouter fui à des relations de quelques météores , il faudrait admettre qu’à 20 lieues de hauteur, il y a encore des substauccs gazeuses susceptibles d’iufiammotiun , et même de détonation.

En admettant que l’atmosphère ait 10 lieues 7 de hauteur, elle forme une sphère creuse infiniment peu épaisse comparativement au rayou terrestre : son volume est le 29° de celui de notre globe, son poids ii’en est que les 43 millièmes , en supposant à la Terre IS fois { la densité de l’eau.

3° Qu’un astre nous envoie un rayon Hm (fig 7), la direction Mm ne se conservera plus rectiligne à son entrée dans l’atmosphère, attendu que l’attraction exercée par l’air, sur ce rayon, le fera dévier

* Celâ arrive quand le cercle (fig. 3), que le Soleil décrit à cette époque, eit tout entier au-dessus de celui qui, à i8<> sous Tborizoo, marque le commencement de i’aurore, ou quand l’arc D^'est au plus de i8'. Or, à Paris, la latitude, ou l'arc PD = hauteur de pîllo =s 49® ; la distance Pg' du pôle au tropique gg', est de 66® Ainsi, au soUticc d’été, le Soleil décrtTajit ce tropique. Tare Dÿ' n*e»l que de 66® 7 — 4®® “ » 7 "â » moindre que 1 b®. Donc, etc

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