‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 67 sur 123 · Le Corbeau : Corcus (Kipx^; al Gorhb · texte numérisé non relu

Le Corbeau : Corcus (Kipx^; al Gorhb

Grand trapèze de quatre étoiles tertiaires afiy J'ixu midi de la Vierge

Soi CONSTELLATIONS.

cl i^nr l’iiiioncment de la Lyre à l’Épi. En prolongeant la base supérieure de ce trapèie, on arrive à l’Epi; a est al Chiba, ial Gorab,

186. La CorpE : Crater, Scyphus, Urna, Patera, Calyx (KpxT^i'Tiffla; al Bathial).

■ Aii-des.soua de tf du Lion (l’angle supérienr à gauche dn grand trapèze), on voit une file do petites étoiles qui se rendent à la Coupe, constellation formée de six quartaires en demi-cercle.

187. Li Navise, Il Vaisseac : Argo navis, Carina argoa (NaC<; al Safinal )■

Cette constellation est à l’orient du 'grand Chien. Trois tertiaires k ((Sont à côté du triangle de celte dernière ; plus loin, à gauche, on en voit 2 on 3 autres qui forment la mâture. L’horizon nous cache le reste, cl particulièrement la plus belle des étoiles après Sirius, a Canopui{KdvaCoi;; Kéiil, al Sohil) : Ç est Nao), p Turei$, Ç ytsmidishe.

188. La Licohse est entre le petit Chien et Orion; elle a quelques étoiles quartaires qui imitent un V très-oblique dont la branche supérieure continue la ligne droite des pieds des Gémeaux. Planisphère III.

189. LeCextacse : Centauru», Semivir, Petenor, Minautorus, Chiron (ïUvTtajpot; ; Kenihouros, al Base).

Cette constellation est au-dessous de l’Épi de la Vierge, et s'élève peu sur notre horizon : on y remarque une secondaire 9, et vers la droite une tertiaire (; un peu au-dessus est la tête, formée de quatre petites étoiles. Le reste de la constellation n’est jamais visible à Paris, et contient plusieurs belles étoiles, entre autres deux primaires a et fi. Entre les jambes du Centaure est la Croix du aud, formée de quatre secondaires toujours cachées pour nous.

190. Le Lodp : Lupa, Lupus marlius, Lycisca, Fera, Leopardus, Panlera (&>ifhv; al Dib, al Sabà).

Vers le sud-ouest d’Antarcs on voit plusieurs petites étoiles qui appartiennent au Loup : on représente cet animal percé d’une pique que lient le Centaure.

101. Le Soutaibe. Au-dessous dn bassin austral de la Kalanee est une tertiaire j, qu’on a séparée du Scorpion ; c'est la plus remarquable des étoiles de cette petite constellation.

CONSTELLATIONS

192. Le Ttitscorr. Sons la flècho du SagilUirc, à gauche de la queue du Scorpion, dans les brunies de noire horizon, sont deux quartaires /3 7, qui foraient le télescope.

193. L'AirriL : Ara, Altare, Thytnele, Turibulum (Qu/uar^puy), a trois étoiles tertiaires sous la queue du Scorpion. Ces dernières constellations sont peu ou point visibles à Paris.

194. La CoDBoasE adstbalb : Corona, Caduceu» (Sréfoi/ot ffSriot; al Aklil], couronne de très-petites étoiles au-dessous du Sagittaire.

195. La Gede est au-dessous du Poisson austral; elle a deux secondaires a et P, et une tertiaire 7.

196. Le Patsix est un quadrilatère d’étoiles tertiaires au-dessus d’Acharnar.

197. Li Paon a une secondaire a au-dessous do Sagittaire, et plus bas encore, sur la raemo ligne, trois tertiaires 7 P <f.

198. Il nous resterait .i parler du Triangle austral, du Poisson volant, de la Dorade, de l’Indien, de la Mouche australe, de l'Hydro mâle, du Caméléon, etc. ; mais ces constellations , voisines du pôle austral, n’étant jamais visibles à Paris, nous ne noos y arrêterons pas. Nous avons cru devoir, pour ne pas multiplier les frais sans utilité, no point donner do carte pour représenter ces constellations. La polaire du pèle austral est une étoile 'Sextaire nommée <r de l’Octant : son ascension droite était 16* 8' 54" et sa distance au pôle 36' 40", au commencement de 1823.

199. Nous nous sommes contentés d’indiquer les alignements les plus remarquables; mais en jetant les yeux sur les planisphères, il est facile d’en trouver beaucoup d’autres. Lorsqu’on voudra reconnaitre dans le ciel quelque étoile dont le nom no sera pas présent à la mémoire, il suffîta d’en chercher deux qui soient connues et qui s’alignent avec la première, puis de comparer les distances, recourant ensuite aux cartes, on devra être conduit sur l’étoile inconnue, en y exécutant des yeux les mêmes alignements. Il faudra, autant que possible , préférer la Polaire dans ces opérations , parce que l’aro qui lu joint à l’étoile dont il s’agit est un méridien, et que la direction, re-

CONSTEI-LAïlONS.

jiréseiiléo par des verticales sur nos planisphères, ii’eviee pour y former ralignenieiit , «pie de rcmartiuer, parmi les étoiles séparées par CO méridien céleste, celles qui en sont les plus voisines des deux côtés. Si l’on ne trouve pas l’étoile sur la carte dans la direction dont il s’agit, il fanl la chercher parmi les planètes (n“ 281).

Qmlqucs partimlarités s^tr les étoiles.

200. Ia Voir LACTÊt : orbiê hritus, VaXa^ix, al maijiral ; c’est nnc bande irrégulière et hlanchAtre qu’on aperçoit au f rninment dans les nuits sereines, et qui traverse le ciel en coupant l’écliptique vers les deux solstices. De la queue du Scorpion, cette bande se partage en deux branches : l’une montant au nord-est, se dirige à l’arc du Sagittaire, à l’Aigle cl à la Fléché; l’autre va nu nord , en passant sur le pied et l’épaule orientale d’Ophiucus, cl retrouve à la queue du Cygne la première bande dont elle s’csl peu écartée. La voie lactée passe ensuite sur la couronne de Cephée, sur Cassiopée, Persce, les deux côtés inférieurs du pentagone du Cocher, les pieds des Gémeaux, la Licorne, le Vaisseau, la Croix du sud, a et /3 du Centaure, et revient enfin à la queue du Scorpion. Pour éviter la confusion, nous n’avons jias tracé la voie lactée sur les planisphères, celte description nous ayant paru suffire.

La lueur blanchâtre et laiteuse de la voie lactée est produite par une multitude infinie d’étoiles qui sont tellement peliles qu’il faut de très-forts télescopes pour les apercevoir. Elle en contient au moins

huit millions (roy. n® 132). .

201. Les ndlmlevses sont de très-petits nuages blanchâtres qu’on voit épars dans le ciel (n“ 132). On en remarque jusqu’à 80 dans la nébuleuse du Cancer (Prœscpe, entre y cl f, n“ 108). W’. llerschell a compté près de 2000 nébuleuses. Lt« principales sont celles d'Orion, au-dessous du Baudrier et sur l’Épée même; celle qui est proche de 0 de la Lyre ; celles qu’on voit près de r à la ceinture d’Andromède, près de y et près de 0 de la grande Ourse ; il y en a 10 entre Antinous et le pied d’Ophiucus, 8 dans le Sagittaire, etc. On voit' dans la Croix du sud cl dans le Chêne de Charles II, une tache noire pmnoneée dont on ignore entièrement la nature.

Il est vraisemblable que les nébuleuses sont, pour la plupart, des gi-oupcs d’étoiles places à un iiuiueuse éloignement de nous, et dont il suffirait de s’approcher pour ipi’ils présentassent des apparences

CONSTKLLATIÜ^SS. a3î5

soiHblnbles p celles de la voie lactée. Los corps qui les compusciit sont sans doute très-distants les uns des autres dans les proFondeurs des espaces célestes, cl notre système, vu de ces astres, n’est lui-inèinc qu’une partie do nébuleuse formée des étoiles voisines de notre Soleil.

Il y a des nébuleuses qu’on ne peut supposer formées de groupes de très-petites étoiles, coicrao les précédentes. Les unes, nommées slel- /o ires, sont arrondies, et ont une densité décroissante vers le contour ; on les prendrait pour de petites comètes ; mais elles ne changent pas de place dans le ciel. La nébuleuse près de v d’Andromède , est un long ovale, et son éclat va en s’afTaiblissaiit du centie aux bords; les autres sotil appelées p/a»éto»Ve«; elles ont une figure ronde ou ovale, avec une lumière assoï égale : telle est celle qu’on voit près do v du Verseau. La dimension de ces astres doit être immense, et l’on admet volontiers qu’ils sont composés d’une vapeur rare et lumineuse. L’opinion de W. llerscholl et de Laplacc sur la formation des corps célestes (n“ 242) est fortifiée par ces singulières apparences.

202. EloUcs multiples. Nous avons déjà parlé de ces astres (n» 135), et nous pouvons maintenant .ajouter de nouveaux détails à ce sujet. Ile ce nombre sont la Polaire, Castor, « Cassiopée, a et ? Hercule, 3 Ccjdiée, Ç grande Ourse, 7 Bélier, (i Lyre, j Andromède, a Capricorne, * Balance, a Cancer, J Taureau , 7 Sagittaire, Alaïr, etc. On a déjà iTCofinu l’exislenee do plus do 3000 de ces astres, et le nombre s’en accroît tons les jours, avec les pciTeclionnements qu’on donne aux iiislrunients d’optique. Sir J. llerschell pense que la lumière sodiacnlo est la partie la plus dense du milieu élhéré rpie nous traversons, cl qui oppose une résistance Irès-faiblo, mais constanlo, à notre mouvement ut « celui des planètes et des oomètes t il croit que c'est ce milieu qui fournit aussi aux comètes la matière do leurs queues iuimeiises, et que CCS queues doivent se détacher dans les passage.s au périhélie, cl revenir lentement SC rattacher au Soleil.

Quant aux étoiles qu’on désigne sous le nom de binaires, qui exécutent des révolutions l’une autour do l’autre, dans des orbites régulières, on en compte 30 à 40 , et les observations en font connailre chaque jour de nouvelles. 11 faut,’ pour les bien distinguer, des oculaires à forts grossissements , afin de laisser apercevoir un intervalle entre les corps qui les composent. M. Savary a trouvé que les mouvonients de l’une de celles de Ç grande Ourso , s’expliquaient dans la 'supposition d’une orbite elliptique décrite en 58 ans et un quart par l’ai» de œe étoiles autour de l’autre. Encke , pour la 70' d’Ophiucus,

Ironve une période de 74 iinü.Li plus remarquable des éloiles binaires est f de la Vierge , à eause de la longueur de sa période , et parée que la distance qui sépare les deux étoiles n’a cessé de décroître depuis qu'on l’a observée. Si la grande longueur de quelques-unes de ces périodes est remarquable , la brièveté de quelques autres l’est encore davantage, puisque ces corps doivent jouir d’une prodigieuse vitesse pour parcourir de si grandes distances en si peu de temps : y de la Couronne a fait une révolution complète depuis que M. W. Uerschell l’a découverte , et est déjà avancée dans sa seconde période. Ç grande Ourse, Cancer ont presque accompli leur orbite. Les révolutions de ces étoiles l’une autour de l’autre sont maintenant aussi certaines que celles d'Uranus et de Saturne autour du Soleil, et l’on y trouve la preuve do l’existence universelle de la loi d’attraction de la matière.

Le tableau suivant indique quelles sont les principales étoiles binaires , avec la durée de leurs révolutions , l’arc d’élongation et l’excentricité de leurs orbites. On remarquera à cet égard que dans notre système planétaire , les plus grandes valeurs du rapport de l’excentricité au demi-grand axe, sont pour Mercure 0,21 , pour Pallas 0,24, pour Junon 0,25 : ce rapport est moindre que 0,10 pour toutes les autres planètes. Ces rapports sont beaucoup plus considérables pour ces étoiles binaires, leurs orbites sont beaucoup plus allongées, et ne s’approchent pas de la figure circulaire.

Du reste les masses de ces astres ne sont pas , comme celles de nos planètes, fort petites relativement au corps central j et l’on reconnail évidemment que la plus petite des deux étoiles est presque égale en masse à la plus grande, ou du moins en est une très-forte partie.

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