DURÉE
des
RÉTOLCTIOXS.
ÉLORfiÂTlORS.
EXCESTSICITltS.
1300 ans.
y Vierge
0! Cygne
f Couronne ....
Castor
f Bouvier
70 Ophiucus. . . .
{ Grande Ourse. .
f Cancer
V Couronne . . . .
Parmi les étoiles multiples , on distingue Ç d’Orion qu’on regardait comme formée de deux séries d’étoiles triples ; elle parait composée de deux séries quadruples, entre lesquelles se trouvent deux étoiles très-brillantes qui avaient échappé jusqu'ici à toutes les recherches, et que sir J. Herschell a bien observées avec le nouveau télescope réfracteur-fluide de M. Barlow ; e de Persée , qu’on croyait binaire , est une collection de six étoiles distinctes.
Étoiles colorées et changeantes. Les étoiles multiples sont souvent colorées de nuances opposées ou complémentaires. En général , la lumière des étoiles est plus vive et plus scintillante que celle des planètes; elle a une légère teinte bleuâtre. Cependant on en remarque quelquesunes qui ont une coloration particulière dont on ignore absolument la cause. 11 y a plusieurs étoiles qui ont une couleur rouge, telles qu’Aldébarau , Antarës. . .; d’antres dont l’éclat est variable et qu’un a nommées changeantes. Nous indiquerons les principales, pour que nos cartes n’induisent pas en erreur.
1“ L’étoile 0 de la Baleine paraît d’abord secondaire et plus brillante que a et A,' cet éclat dure 15 jours et diminue ensuite jusqu’à ce que l’étoile ne soit plus que de la 10* grandeur. Scs retours au plus grand éclat se font après 335 jours.
2* Mgol, ou la tète de Méduse, passe de la 2° à la 4* grandeur dans une période de V 20 * W.
3* Le cou du Cygne est nne changeante x devient jamais
plus que quartaire. Sa période est de 47-' 12*.
Nous citerons encore 7 de Céphée qui devient au plus tertiaire dans une période de 5^9*; ly d’Antinoüs qui devient quartaire tous les 7-^4* ; /3 de la Lyre qui devient tertiaire tous les 6 ^ 10*, 6 ; a d’Herculo passe de la 3° à la 4° grandeur tous les 60-' ; 7 Hydre devient invisiblu tous les 494-' , ,, (coy. Bulletin de Férussac , mars 1827, p. 170).
La cause de ces variations est attribuée à trois circonstances; il est difficile de choisir entre ces opinions. Les uns supposent que ces étoiles ont des planètes invisibles pour nous, à raison de la distance, qui , dans leurs révolutions, s’interposent et produisent une éclipse; Ica antres veulent que ces étoiles aient un mouvement de rotation , et que la surface ait des parties obscures qui s’otfrent à nous , ou bien que la forme de l’astre soit lenticulaire , et que la surface qui nous est offerte, variant d'étendue , cause le changement d’éclat.
203. Outre ces étoiles , on en remarque dont la lumière croit sensiblement avec la durée des siècles, telles que /s à la queue de la fia-
rO^’STF.U,ATIO\S.
leinp; d’autres, nuoonlraire, ont brille d’un éclat extraordinaire, cl ont bientôt disparu. Du temps d’ilipparque, en — 128, il y en eut une qui fut trcs-brilinnic et qui disparut ensuite, (l’est nicmc cette apparition extraordinaire qui dclermiiia cet astronome à composer nii catalogue d’étoiles. £ii 389, une étoile parut tout à coup près de l’Aigle, et fut pendant trois semaines aussi belle que Vénus. Une, dans le Scorpion , brilla pendant quatre mois d’une lumière égale au quart de celle de la Lune. Albumasar en vit une autre dans le Scorpion, durant quatre mois , dont l’éclat était le quart de celui de la Lune. En 9A8 , sous l’empereur Olhon , on vil, entre Céphée et Cassiopée , une nouvelle étoile j et en 12G4 , il y en eut une autre à peu près au même lieu : on ne leur reconnut aucun déplacement. En IGOA , on vit, pendant un an , une étoile primaire près de 0 au pied d’Ophiucus. Kepler publia un ouvrage sur celle singulière apparition. Tycho p>(blia son livre De norâ siellâ, sur les pliénomcnes qu’offrit une étoile de Cassiopée qui , en 1872 , prit tout à coup une lumière plus vive que celle de Jupiter, et qui , après avoir passé du blano au jaunâtre, nu jaune rougeâtre, et enfin au blanc plombé, s'est éteinte 16 mois après son apparition , sans avoir changé do place dans le ciel. Sa lumière avait la vivacité des étoiles fixes. Ces astres disparurent pour toujours sans avoir changé do place relativement aux étoiles. La cause, de en singulier phénomène est inconnue j il parait pourtant qu’on peut l’al'r Iribncr à un vaste incendie : cc soupçon est fortifié par le changement de couleur, analogue à celui que nous offrent sur la Terre les eorps que nous voyons s’enflammer et s’éteindre, lliccioli a donné un catalogue des étoiles nouvelles.
20 1 . L’Écliptiqce cl i.’Éqcatidh sont deux cercles de la sphère céleste dont il importe de reconnailre la position à tous les instants.
En consultant les cartes , on voit que l’cqualcur passe par les étoiles i(, y et ï de la Vierge , entre le cœur du Serpent et <r, e d’Ophiuens , par'la plus boréale ^ du trapèze d’Anlinoüs, un peu au-dessus de la tète a du Verseau , au-dessous du nœud a des Poissons, entre cT ct 7 >do la Baleine, par la plus septentrionale if du baudrier d'Orion , entre Procyon et le cœur de Tflydrc ; enfin par le nœud i de l’Uydre, après avoir passé au-dessous de sa tète.
Un plan oblique à l’horizon , incliné à Paris de Al° 10', perpendiculaire au méridien et à l’axe de la Terre, donne dans le ciel la trace de l’équateur. Le Soleil l’éclaire en-dessus depuis l’équinoxe du printemps jusqu’à celui d’auloniuo, cn-dessous le reste de l'année. Le jour
MKRiniF.NNK. asO
(le l’équinoxe J’nstrc dcurit ce plan mênic , et en éclaira la tranche,
Li trace de l’écliptique dans le ciel eut aussi aisée à trouver. Co cercle de la sphère céleste , que décrit la Terre et que le Soleil noua semble parcourir annuellement (n° 2 B) traverse la série des constella* tions zodiacales -, il passe entre aliy dn Bélier et la mâchoire a de la Baleine , entre les Pléiades et Aldébaran , un peu au-dessus dos liyades j il sépare les deux cornes /I et Ç du Taureau, va au pied boréal /set à
des Gémeaux , puis à Kégulus j de là , traverse la Vierge un peu audessus de l’Épi , va au bassin austral a, an front /3 du Scorpion, à la tête sr du Sagittaire , enfin à la queue J’y du Capricorne et à X du Vei'seau (coysa les planisphères ).
205. Les nœuds de l’équateur, on ses intersections avec Péoliptiquc, sont les équinoxes , dont la situation change lentement par l’effet de la précession. Actuellement l’un do ces nœuds ^ est près dey de la Vierge; l'autre T est nu milieu de la ligne qui joint la queue» de la Baleine à Algénib, 7 du Pégase. C’est .à partir du passage de ce dernier point 'Y' au méridien qu’on commence à compter les heures sidérales (p, 68 ). Les nœuds de l’orbite lunaire varient on rétrogradant sur l’écliptique; ils sont importants à connaître, ])uisque les éclipses ne peuvent avoir lieu que lorsque la Lune est dans leur voisinage et en même temps en conjonction on en opposition avec lu Soleil ( n"‘ 60, 08).
Le pôle de l’écliptiquo est un point du ciel à 90“ de distance de toutes les parties du ce ccrclu : tous les cercles de latitude viennent se croiser en ce point. Les planisphères 111 et IV donnent deux alignements pour servira trouver co pôle, qui est environné par les replis du corps du Dragon , cl fait un triangle équilatéral avec In Lyre et la queue a du Cygne. Ce pôle, comme tous les points du ciel, déorit un cercle diurne autour du pôle do l'équateur.
De la Méridienne, de l’Azimut, et de la hauteur du Soleil.
206. La section d’une surface quelconque par le méridien est ce qu’on nomme une méridienne. Quand celle ligne est tracée sur l’horizon , et qu’en suspendant un fil à plomb, l’ombre projetée par le Soleil ne croisera plus la méridienne et la couvrira, on sera certain que l’astre est au méridien ou qu’il est midi vrai. L’est le plus commode dos méridiens pour avoir l’heure, puisqu’on n’a besoin d’aucun appareil. Voici divers moyens de tracer une méridienne horizontale :
I. Par les hauteurs solaires correspondantes. Concevons (pie , sur une
240 MÉniniENNE.
table ou un terrain bien horizontal , on ait tracé une <lcmi-circonfé> rence AMB (Bg. 41 ) au centre C de laquelle on ait placé un Gnomon on axe yertical CI. Si l’on observe avant midi l’instant où le Soleil projette en B, sur cette circonférence, l’ombre de l’extrémité I , et qu’on marque ce point Bj qu’en outre on suive l’après-midi le progrès de l'ombre , jusqu’à ce qu’elle se termine en A nu même cercle, le rayon CH , qui passe par le milieu de l’arc AB ainsi déterminé , est une méridienne hurizontale , et chaque jour, à raidi, l’ombre du gnomon CI se projettera sur CH. Celte construction résulte de ce que la hauteur du Soleil est la même pour deux distances égales de part et d’autre du méridien. Par exemple , à 9* du matin et à 3* du soir, les ombres CA , CB ont les mêmes longueurs, et leurs directions s’écartent également du méridien. A midi , l’ombre est la plus courte de la journée *.
On a coutume de tracer plusieurs cercles concentriques ab, a'b'. , et de réitérer l’opération pour chacun ; car le but serait manqué si le Soleil était caché par un nuage à l’heure correspondante du soir, et l’on se ménage ainsi plus de chances de succès, et même une yérification, puisque les méridiennes obtenues doivent différer très-peu les unes des autres : d’ailleurs on peut encore tracer la courbe hyperbolique Bbb' . , .a'ak, que décrit l’extrémité de l’ombre du matin au soir, en marquant de temps à autre quelqu’un de ces points , qu’on joint ensuite par un trait continu. Cette ligne une fois tracée, on décrit les cercles concentriques , qui donnent pour sectionsdes points également éloignés deux à deux du la méridienne.
On peut encore remplacer le gnomon CI par un fil à plomb qui correspondrait exactement au-dessus du centre C, et qui porterait sur sa longueur une perle dont le centre tiendrait lieu de l’extrémité indicatrice I. La pénombre (p. 188) laissant un peu d’indécision sur le point qu’on doit marquer, on évite cette cause d’erreur en dessinant l’ombre entière do la perle ; le centre de cet ovale est l’ombre portée par le centre de la boule, lequel est regardé comme l’extrémité du gnomon.
On peut aussi se servir d’une tige de figure quelconque B.A (fig. 43)
” Le Solcü ne décrit pat rigourcutement des cercles parallèles à Téquatcur, puisque chaque jour il parcourt, obliquement à ce plan, un petit arc d'écliptique d'environ un degré (q’> »5). L'astre ne restant pas du matin au soir dans le mémo cercle de déclinaison, excepté vers let aolstices, la ligne CM doit éprouver uuc légère correction ; mais, à aucune époque de l'année, lo mouvement solaire en déclinaison ne surpasse t' par heure. On peut donc itégligcr dan» le Iracé une aussi petite erreur.