‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 72 sur 123 · LIEU DE LA LUNE · texte numérisé non relu

LIEU DE LA LUNE

32 1. Trouver hs tijzyÿies écliptiques et la position des nœuds de l’orbe lunaire.

Lr Connaissance des Tems donne choque jour le lie)i du nœud Q de la Lune. An reste, ce nœud coïncidait arec l’cquinoxe 'Y' le I*'' mai 1830, et l’on sait (p. 154) qu’il rétrog;rade de 3' par jour, 1“ en 19 jours, 19“ 20' par an ; il est donc bien aisé de le déterminer |iar le calcul et d’en assigner le lieu sur nos cartes, afin de juger, à la seule inspection, si, pour une néoménie ou une pleine Lune, l’éclipse est possible ou non (n“ 68). Au reste, voici un point do départ plus nipproché :

Néoménie le 16 janvier 1838 à 13a 33' tong. Q = T* 0« 54'

Pleine Lune le l . . . . . à 18* 5' long. Q= 7. 1. 43.

On pont , d’après ces nombres , trouver les nœuds à une époque quelconque, et juger s’il doit y avoir éclipse, en partant de la l'° néonicnie de 1828 ou do la l" pleine Lune; il faudra rétrograder sur l’écliptique de 1° 34' par lunaison. Ainsi, pour la l''^ nconiénie d’avril, un rétrograde 3 fuis 1“34', et l’on a loiig. Q = 0‘ 26° 12' (en retranchant 4° 42') ; le uoeud est donc près de l’Épi de la Vierge, ainsi qu’on le voit sur la carte 111 : on rcoouuait par le lieu du O le mémo néoménie (14 avril, voy. table 111 et p. 104) que l’éclipse de 0 est possible ; oer le ^ a pour longitude 0* 26° 12', et le Soleil 0’ 24° 30'j oet astre est donc très-voisin de ce nœud. Four obtenir le nœud à la 1'* néoménie de 1829, qui est la 13* après celle de janvier 1828, il faudra rétrograder de 20° 21', et ainsi do suite.

222. Trouver le lien de la Lune dans le ciel à chaque instant.

On a vu , n° 51 , que la nouvelle Lune passe presque en mémo temps qne le Soleil au méridien ; dans les jours suivants , la Lune s’en écarte de plus en plus vers la gauche. La distance est de 90° au premier quartier, de 180“ è la pleine' Lune , etc. ; l’écart est do 12“ H' par jour. Ainsi, après avoir cherché dans le planisphère 111 le lieu actuel du Soleil sur l’écliptique, pois l'Age de la.Lune, estimé , si l’on veut, par l’épactc (p. 115), on procédera vers la gauche du Soleil d’autant de fois 12“ 1 r qu’il s’est écoulé de jours depuis la néoménie.

Ainsi , lorsque i’éolat de la Lune absorbe la lumière des étoiles , excepté les plue brillantes , on peut suppléer à la méthode des alignements , en oberchant le lieu que la Lune occupe sur les cartes , et l’on reconiiait bientôt les étoiles qui en sont voisines. Le lieu de la Lune est

POSITION DES ASTRES

proche de l’ëcliptiqne, et cet astre s’en écarte au plus de 8° à 6“ (n® 88). On sait donc juger , à l’inspection de la carte III où se trouve à peu prés cet astre , l’heure du passage au méridien , quelles sont les étoiles voisines ou occultées , etc.

On demande, par exemple, quel est le lieu approché de la Lune le 24 juillet 1836, jour qui est le 11° de la lunaison: 10 fois 12° 11' donne 122°= 4*2° pour la quantité dont la Lune s’est écartée du Soleil vers la gauche ; et comme le Soleil a 4' 1° de longitude , celle de la Lune est 8* 3°. Ce satellite est au-dessous de l’écliptique , proche d’Antarès. Ainsi, la Lune a environ 16*28' d’ascension droite- celle du Soleil est 8* 18', la différence 8* 13' est l’heure approchée du passage de la Lune au méridien. ’

Au reste , pour plus d’exactitude, il convient de recourir à la Connaissance des Tenu, où l’on trouve l’ascension droite, la déclinaison , la longitude et la latitude de la Lune, coordonnées qui donnent le lieu précis de l’astre.

223. Trouver l’instant où une étoile désignée passe au méridien, et en général régler une pendule sur les étoiles.

Nous connaissons les ascensions droites des étoiles : en considérant deux de ces astres, la différence de leurs ascensions. droites en temps est la durée sidérale qui s’écoule entre leurs passages méridiens. Par exemple, en 1836, |3 du Dragon a 17* 26' 43" d’ascension droite {royet table XI); c’est l’heure sidérale à laquelle cette étoile sera nu méridien, ou l’intervalle qui se sera écoulé depuis le moment où l’équinoxe X a traversé ce plan. Mais l’ascension droite de a du Cygne est de 20* 38' 48"; la différence 3* 9' 12" indique donc que , dans tous les pays du monde, a du Cygne passe au méridien 3* 9' 12" temps sidéral, après que /3 du Dragon s’y est trouvé.

Maintenant regardons le Soleil comme une étoile. dont l’ascension droite est connue, et comparons sa position à celle d’une étoile quelconque; la différence des ascensions droites en temps sera, de roêiue que ci-dessus, la durée sidérale dont l’un passe avant l’autre au méridien, c’est-à-dire l’heure vraie, du passage de l’étoile, puisque le Soleil s’y trouve toujours à midi. Seulement il faut observer que oc dernier astre procède vers l’orient d’environ 1° par jour, et que, par conséquent , il a marché à l'est , dans la durée dont il s’agit, de 10" de temps par heure (n° 38); il faut donc retrancher de l’heure obtenue, autant de fois 10" qu’il y a d’heures écoulées depuis midi. Tirez de là cette règle :

HEURES. . 3ISS

Évalues en tempe l’aecension droite du Soleil et celle de l’étoile; retranches la 1” (ie /a V; le reste est l’heure du passage de l’étoile au méridien, en ôtant 10" par heure. On ajonte 24* à l’ascension droite de l’étoile , lorsqu’il en est besoin , pour rendre la soustraction possible. Nous donnerons ce calcul arec plus de précision.

Par exemple, quelle est l’heure du passage d’Antarès au méridien le 3 juin 1886? L’ascension droite de l’étoile est de 16* 19' 20"; celle du Soleil est, ce même jour à midi, 4* 48' 87"; différence, 11* 88' 48": c’est l’heure approchée. Mais , dans cette durée , le Soleil a procédé Ters l’orient de 116" (u* 88); ainsi il reste pour l’heure demandée 11* 82' 47" du soir.

224. Nos cartes, surtout la lH", donnent , sans calcul, l’heure dn passage d’une étoile au méridien , à 1' près , précision égale à celle des cadrans solaires. Qu’on jette les yeux sur ces cartes, et l’on y reconnaît de suite les lieux qu’occupent le Soleil et l’étoile : des verticales marquent , à la partie inférieure dn cadre , leur ascension droite en degrés et en temps. Il suffira donc de partir du lieu dn Soleil ; et , procédant de droite à gauche, on comptera combien il y a d’heures jusqu’au lieu de l’étoile : on traduit 8° par 20', et 1° par 4' du temps.

Nous avons dit (n® 212) que si l’on a tracé une verticale sur une vitre, et fixé une aiguille au-devant, en la dirigeant de telle sorte que l’ombre tombe un jour à midi sur cette droite , ou est assuré quo l’aiguille est dans le méridien; ces deux droites déterminent donc ce plan. Dès qu’une étoile passera dans l’alignement ainsi formé, on pourra l’observer et noter l’heure que marque une horloge an même instant. Comme l’heure solaire du passage de l’étoile au méridien est connue d’avance, on évalue la quantité dont la pendule est en erreur, et l’on peut en régler la marche par ce procédé.

Voici encore un moyen facile d’avoir l’heure. Observez une étoile quelconque , quand elle se cache ou se découvre derrière un clocher, un édifice, un mur. . . ., et supposez que vous ayez calculé l’heure sidérale de ce phénomène par un moyen quelconque : tous les autres jours de l’année , cet événement arrivera à cette même heure sidérale, et vous en pourrez conclure l’heure vraie par ce qui vient d’ètre dit (n°219). H suffira donc d’observer le phénomène du même lieu, et de noter l’heure de la montre à cet instant , puis de la comparer à celle que donne le calcul. On fera choix de quelques belles étoiles qui tour à tour pourront être employées à cette opération dans le cours de l’année ; sei|lcincnt la précession changeant un peu l’heure

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sidérale, il faudra, l’nnnëo soivanle, corriger celle de l’obierTalion.

238. Juyer de l’étal du ciel à un jour et une heure désigné», o’etl-àdire trouver les étoiles qui sont dans le méridien , ou dans un vertical donné, leur élévation sur l’horison, les constellation» visible» et leurs positions relatives, enfin celle qui est au zénith.

Le firmament présente un spectacle sans cesse variable avec les heures et les saisons : pour connoitre l’état du ciel à une époque désignée, cherchez le lieu du Soleil : ce point passe au méridien à midi ; partant de son degré d’ascension droite , procédez vers la gauche , et 18° au delà , vous trouverez le cercle horaire qui y passe à 1‘; 18°phis loin est celui qui passe à 2’^, et ainsi de suite. Comptez donc de droite à gauche et de 18° en 18°, par les heures marquées au bas de la carte III, et vous arriverez successivement sur 7*, 8*, 9*. . enfin sur l’heure que vous préférez pour l’observation. La verticale correspondante rencontre toutes les étoiles qui passent au méridien à cet instant , dans l’ordre d’élévation où le planisphère les montre.

Les constellations voisines de ce cercle de déclinaison seront visibles^ savoir, celles qui sont tracées vers la droite sur la carte, seront vues du côté occidental, ou à la droite du spectateur tourné vers le sud ; elles ont déjà passé au méridien : celles, au contraire, qui sont marquées à gauche du cercle horaire méridien, vont y entrer, et sont placées du côté gauche ou oriental. On peut même, par les degrés d’ascension droite qui les séparent de ce cercle, estimer depuis combien de temps les premières ont quitté le méridien, et dans combien de temps les autres y entreront. Chaque étoile y revient à 24* sidérales de distance.

En recourant ensuite au planbiphère polaire I ou II , on y chorebern le numéro d’ascension droite du méridien actuel, et l’on tournera la carte de manière à avoir devant soi directement lo rayon qui part de ce numéro, et a pouvoir lire les noms des constellations qui en sont voisines, dans le sens où ils sont écrits. Le point du ciel qui occupe actuellement le zénith est à la section du rayon dont ou vient de parler, avec le cercle décrit du pôle , comme contre , d’une ouverture égaie au compl. do lu latit. du lieu, (kj cercle est tracé, pour Paris, à 41° 10' du pôle, et on le décrit aisément pour toute autre latitude, à l’aide de l’échelle qu’on voit sur la carte. Les oonstellatioiis que présente le planisphère polaire , fout la continuation de la région supérieure de la carte 111 : et comme, dans leur rotation diurne, celles qui avoisâuciit le pôle [ircnneiit sous nos yeux toutes les positions autour de cc

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