‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 71 sur 123 · ASCENS. DR. ET DÉCLIN · texte numérisé non relu

ASCENS. DR. ET DÉCLIN

Il csl donc oi(c de suivre do l’œil snr les onrtes III et 1 la marche du Soleil de jour en jour, d’en indiquer la position , de reconnaître les étoiles qui eu sont voisines , etc. L’ascension droite et la déclinaison du l’astre sont désignées comme pour une étoile ; il suffit de poser une règle verticalement sur le point dn cadre qui porte la date donnée, en sorte que cette règle réponde à des graduations égales en haut et en bus : le point de section de la règle avec la courbe est le lieu du Soleil, le bord de la règle montre en bas l’ascension droite ; enfin on lit latéralement la distance à l'équateur ou la déclinaison.

La carte IV, où les coordonnées sont la longitude et la latitude, et où l’équatenr est une courbe et l’écliptique une droite transversale, donne la longitude du Soleil par le même procédé.

Par exemple, on voit qu’au 31 novembre 1836, à midi, le Soleil a pour ascension droite 237° 3', ou 15*48'; pour déclinaison australe 20° 1'; 330° 15' de longitude, et qu’il est près de 0 du Scorpion. Cette étoile et ses voisines sont donc alors complètement invisibles.

Il est inutile do dire qu’on fait ici abstraction do la précession, do la nutation et de l’aberration : la première de ces quantités a seule une valeur assez grande pour qu’on puisse y avoir égard dans des cartes; aussi les nôtres ne peuvent-elles guère servir que jusqu’à 1850. Plus on s’éloigne, et ]ilus la précession s’accroît, en sorte qu’on ne peut plus la négliger sans erreur.

Du reste, les planis|ihères sont construits pour l’an bissextile 1820. Or, chaque année le Soleil s’avance d’environ 6* vers l’orient, ou d’uu quart de degré; ce n’est qu’après quatre ans révolus, qu’au retour de la bissextile le jour intercalé vient rétablir l’accord entre les cartes et l’état du ciel. Si'donc on veut obtenir exactement le lieu du Soleil à midi pour un jour d’une année commune, il faut prendre au haut do la carte la date de ce jour, et reculer cars la droite d’un quart de degré, pour chaque année après la bissextile, parce que l’année solaire est de 36&' 6*, et que les 6* d’excès sur les années communes s’ajoutent pendant 4 ans pour composer l’année de 366 jours. Pour les mois do janvier et février, on reculera au contraire, vers l’orient, d’un quart de degré par chaque année avant une bissextile. Cette rétrogradation peut se faire commodément à l’aide des obliques qn’on a tracées au bas du planisphère III. Ainsi , au lieu de faire partir la verticale du point du cadre marqué par la date donnée, on la fera partir du point do section de l’une des obliques par la parallèle longitudinale qui convient au rang de l’année proposée à l’égard de la bissextile. Le lieu du Soleil est alors donné {>ar le point de l’écliptique qui est dans cette verticale.

POSITION DES ASTRES

Et 81 l’on veut le lieu du Soleil pour une autre heure que raidi, il faut, au contraire, procéder vers la gauche d’un quart de degré par 6*, ce qui revient à partager eu quatre le petit intervalle d’envi-»' ron 1°, qui est la marche du Soleil en un jour. Les obliques peuvent encore servir à cet usage.

Quant à la hauteur méridienne du Soleil , nos cartes la fout aussi oonnaitre, puisque (p. SO) elle est

= Haut, de l’équateur (ou compl. lotit, du lieu) db déclin.

Far ex., quelle est à Paris l’clévation du Soleil à midi le 22 novembre 1830? Comme ce jour la déclinaison est australe et de 20‘’ lA', ôtant de 41° 10', distance du sénithau pôle, pour Paris, il reste 20° 56' pour la hauteur méridienne demandée.

Si l’on veut plus de précision, c’est dans la G)nn, des Tems qu’il faut chercher les valeurs exactes de la longitude, do l’ase. dr. et do la décl. ©. De meme, la Table III donne la long. © moyen d’où l’on peut tirer ensuite la déclin, et l’ascen. droite moyennes (roq. T. Ij.

219. Jetant donnée l’heure solaire, trouver l’heure sidérale, ou le cercle horaire qui passe au méridien, et réciproquement.

L’heure sidérale est le temps écoulé depuis que l’équinoxe T a passé au méridien supérieur (n° 44). Les cartes fout connaître le lieu du Soleil chaque jour sur l’écliptique, point qui est au méridien à midi vrai. Ou lira donc en haut du cadre le degré d’asc, dr. qui répond à la date proposée, et en bas l’heure équivalente, o.-à-d. Tlieuro sidérale à midi. On se rappelle que 5° valent 20' de temps, que 1° vaut 4', etc. Apres quoi il ne restera qu’à ajouter à cette heure sidérale le temps donné, qu’on suppose écoulé depuis midi. Par ex., le 1°'^ août 1829, je vois qu’à midi le cercle horaire qui passe par le méridien cl le centre du Soleil a 13° 15' d’asc, dr., et qu’il est 8'’ 45' do temps sidéral à midi. Ainsi, à 13' du soir, il est 17'’ 58' t. sid.

220. Étant donné l’angle horaire actuel d’une étoile, ou sa distance au méridien, tivueer le cercle horaire qnicoîneide avec' le méridien, ou l'heure sidérale, et réciproquement.

11 snfiit visiblement , pour résoudre ce problème , de remarquer, dans les planisphères 1, Hou 111, les graduations d’asc, dr. des verticales qui passent par l’étoile proposée et par le méridien donné, et de compter de l’un à l’autre les degrés ou les temps intermédiaires.

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