Trouver la déclinaison ou vanalion deVaimanl
La boussole est munie de pinnules, ou d’uno lunette, dont l’axe est parallèle ou diamètre du cercle gradué de l’instrument. Les degrés y procèdent de 0 à 360“ en faisant le tour entier, ou de 0 à 180“ de chaque côte du diamètre, ou enfin en quatre quarts de 00“ chacun, en partant du nord et du midi. Le Compas azimutal ou de route dont se servent les marins est dans ce dernier cas.
L’azimut qu’indique la boussole est l’arc compris depuis le diaroètro parallèle à l’axe optique, jusqu’à rnn des bouts de raiguillc que l’on convient de préférer. On a coutume de bleuir au feu le pâle de l'aiguille qui se dirige vers le nord pour le faire reconnaître. Cet azimut doit être corrigé de la déclinaison de l’aimant, angle un peu variable avec les temps dans un lieu donné, mais qui change beaucoup avec les lieux, cl qu’il importe surtout aux marins de vérifier souvent, parce que la boussole est leur guide ordinaire.
En faisant tomber h midi précis l’ombre d’un fil à plomb suivant le diamètre nord et sud de la boussole, la variation est l’arc compris entre cette ombre et le bout de l’aiguille. Si la méridienne du lieu est connue, il suffira de diriger la lunelto sur une mire située dans cet alignement : l’aiguille ira se fixer sur un point du limbe qui donnera la déclinaison. Ou peut encore observer une étoile à son passage méridien qu’on aura calculé d’avance, cl qui sera déterminé par uno bonne montre. En dirigeant la lunette vers un astre à une heure quelconque bien connue , et calculant son azimut au même moment, la différence entre cct arc et celui qu’indique l’aiguille de la boussole est la déclinaison cherchée.
2-10. Si l’on n’a pas de moyen d’avoir l’heure précise, ou observera
RF.Lf'VEMENTS.
le bord du Soleil lorsqu’il est à In même hnulcur le mnlin cl le soir ; lo milieu entre les deux directions étniil In luéridieiinc, lu inoyeiine entre les nximuts indiqués par la boussole, ou leur demi-tomme, donne la graduation sur laquelle se porte lo même bout de l’niguillc, quand l'axe optique est dans le méridien, et par suite la déclinaison de l’aimant. Remarquez que si l’aiguille a dépassé le zéro do la circonférence, en procédant de la 1" obsorTation à In 2°, on doit continuer a compter les degrés dans le même sens ; par exemple , lire 870° au lieu do 10°, 880° nu lieu de 20°. . . .
On peut encore yiscr une étoile à l’instant où elle sc trouve dans la même verticale avec une autre qui a In même asc. dr., parce qu’elles sont alors toutes deux au méridien. Les étoiles indiquées p. 243 ser-< vironl à celte opération; et même, oomme une dilTérencc de quelques minutes est de peu d’importance pour l’objet qu’on a eu vue, outre ces étoiles, on peut encore employer Orion avec ce Colombe, ou Procyon avec Pollux , ou Fomalhaui avec F erseau, a Ophiucus et Ç Serpent, a et )3 Pégase, on, etc.
Cojiiine Taxe optique ne décrit pas rigoureusement un plan vertical, les erreurs sont d’autant plus fortes que l’astre est plus élevé. Il faut donc l'observer près do l’borizon , et an plus à 1S° de hauteur. Les marins préfèrent se diriger sur le Soleil à son lover cl à son oouoher ; ils out des tables qui donnent de suite l’azimul de cet astre à ccl instant pour toutes les latitudes.
Dans tous CCS procédés , la variation qu’on obtient est affectée do l’erreur de parallélisme du diamètre zéro avec Taxe optique; mais en plaçant la lunette d’abord à droite, puis à gauche, cl pointant deux fois vers un objet éloigné, l’aiguille indique alors deux graduations, dont la demi-différence est l'erreur constante de l’instrument dans toutes les observations. Il est superflu de dire que lorsqu'un fait plusieurs pointés à la boussole, il faut que la lunette suit toujours placée du même côté, soit à droite, suit a gaucho de l’observateur, et lire les indications du même pôle de l’aiguille {voy. mon Astronomie pratique).
241. Des relèvements. Lorsqu’un fait la carte d’un paya, on on joint les pointa les plus remarquables par des droites qui forment un réseau de triangles. L’un des côtés pris pour base est mesuré aveo lo plus grand soin : on observe les divers angles de tous ces triangles, et l’on en conclut les longueurs de tous les côtés. Il convient ensuite d’orienter ce réseau, c’est-à-dire de diriger convenablement chaque côté relativement à la méridienne. La mesure des azimuts de ces côtés est