‹ Uranographie, ou traité élémentaire d'astronomie a l'usage des personnes peu versées dans les mathématiques accompagné de planisphèresChapitre 85 sur 123 · SYSTÈMES ASTRONOMIQUES · texte numérisé non relu

SYSTÈMES ASTRONOMIQUES

un des points les pins importants de la Géodésie. Qu’on imagino un signal placé au loin dans la méridienne ; l’angle formé par la direction de chaque côté de tiiangle avec la ligne qui va au signal est 1 aiiinut demandé. Ce procédé très-simple exige que le pays soit découvert; dans le cas contraire, on doit recourir .à la boussole, ou plus exactement, aux calculs astronomi(|ucs (roy. ma Géodésie).

La boussole ne sert guère n faire les relèvements que lorsqu’on est en mer, ou quand les observations .astronomiques ne sont pas possibles. Un observateur mesure les distances angulaires des divers points d’une côte à l’iin d’eux, qui est dans 1a direction que suit le vaisseau, on du moins qui est assez éloigné pour pai aitre sensiblement en repos. On dirige en même temps les pinnules de la boussole vers ce dernier point, et l’aiguille en détermine l’azimut. Les azimuts des autres lignes' observées s’ensuivent aisément, parce que la déclinaison de l’aiguille est censée connue. On peut réciproquement déduire cette déclinaison du relèvement d’un point, lorsqu’il a été fait avec précision par les procédés astronomiques.

Des Systèmes astronomiques.

242. De tous temps les hommes ont voulu donner des raisons bien ou mal fondées, pour expliquer les faits dont ils étaient témoins, et indiquer les causes des phénomènes qui se passaient devant eux. Avides de connaiire les lois de la nature et se lançant dans le vaste champ des conjectures, ils exerçaient plus l’activité de leur imagination à composer des systèmes sans réalité, qu’à observer et étudier les faits, pour les constater et les lier ensemble. C’est même une chose vTaiment surprenante que de voir avec quelle facilité ils prétendaient deviner ces lois par la seule puissance de l’invention, sans chercher à les déduire de la connaissance préalable des phénomènes, sans s’attacher à examiner si les explications qu’ils donnaient étaient d’aecord avec l’existence de ces faits.

De toutes les sciences, l’astronoinie est celle qui a le plus excité les esprits et produit le plus d’erreurs, parce qu’on se refusait à observer les événements célestes avant d’essayer de les interpréter. Les opinions qui ont été successivement émises et adoptées étaient tellement en contradiction avec ce qu’ou avait remarqué , que les plus simples observations suffisaient pour renverser les explications. Mais on aurait cru étouffer le génie, si on l’eût contraint à se renfermer dans leslimiles de la vérité. Les systèmes astronomiques ainsi conçus no niéri-

SYSTÈBF^ ASTHONOMIQDES. S77

ternimit pas do nous arrêter, si la lunf'iic colébrilé dont ils ont joui 110 nous forçait d’en montrer la faiissclé , ne fùl-co que pour donner plus d’autorité et de certitude aux luis que nous avons reconnues.

La première erreur était aussi la plus naturelle, car tout portait à croire la Terre immobile dans l’espace, et les astres en mouvement autour d’elle; à penser que toutes les œuvres de la création n’avaient été faites que pour l’homme, ün a donc d’abord adopté le système qui est attribué à Ptolémée, parce que cet astronome l’a adopté dans son Almageile , ouvrage qui est un des plus beaux moiiuiuents que nous ait laissés l’antiquité. Mais ce système était reçu bien des siècles avant lui, par Ératosthènes, Ilipparque, Calipc, Métlion cl les savants les plus illustres de la Grèce.

Selon cette ancienne croyance, la Terre, qu’on avait longtemps cru plane, mais dont la sphéricité avait enfin été reconnue, occupait immobile un lieu fixe du l’espace; tandis que le ciel, semblable à une sphère solide , tournait autour do nous on 24 heures , transportant toutes les étoiles d'un mouvement commun. Il est vrai qu’ayant observé la marche propre du Soleil, du la Lune et des ydaiiètcs, on s’était vu forcé de regarder ces corps comme indépendants de la voûte étoilée, ou du moins comme conservant la. faculté de se mouvoir chaque jour de quelques pas sur celte sphère qui les entraînait aussi dans sa rotation diurne.

On comptait sept planètes dont chacune était transportée dans son orbite propre avec des vitesses différentes, et les diamètres de ces orbites croissaient dans l’ordre suivant {yog. la fig. S6) :

La Lune, Mercure, ViSniis, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne,

L’idée de perfection qu’on attribuait d’une part aux créations do la nature, et de l’autre a la forme circulaire, ne pennuttait pas de douter que les orbites ne fussent des circonférences de cercle , dont la Terre occupait le centre commun. Tel était le système de Ptolémée, qui ne peut résister au plus léger examen ; et il est difficile de comprendre comment Ilipparque, dont les travaux astronomiques sont si remarquables , ait pu se soumettre à adoplur une ordonnance aussi manifestement fausse,

£n effet, comment expliquer, par ce système, les changements de distance des planètes à lu Terre, et surtout celle de Vénus et de Mercure qui passaient en deçà et au del.à du Soleil , ne paraissant faire que d’assez courtes excursions à droite et à gauche de cet astre; tandis

^YSTF.MKS A.S'l'UONÜÎlinDKS.

quoMan, Jupiter et Saturne s’en écartaient à toutes les distances onfpilaires , et même jusqu’à se montrer eu opposition avec lui. Les anciens n’nvaient aucun moyen do mesurer les diamètres apparents des planètes, et les notions qu’ils possédaient sur leurs distances à la Terre et leurs dimensions absolues, étaient trop obscures pour les éclairer sur les mouTements réels de ces corps. Cependant, ce défaut d’instruction n'exense pas lour erreur, parce qu’ils avaient asseï d’éléments pour la rcconnailre.

Ptoléméc expliquait les inégalités do distances en no pinçant pas la Terre aux centres des orbites j et quant aux stations et rétrogradations, il en trouvait In cause dans la tbéorie des épicycle». Il supposait que chaque planète décrivait un petit cercle autour d’un centre qui était lui-nième mobile et emporté dans l'capace, de manière à décrire un cercle autour de la Terre. Ln Terre étant fixée au centre T (fig. 81) de l’orbite .AB, la planète parcourait le cercle PDFO, pendant que le centre de ce cercle décrivait le cercle AB; on voit en effet que la marche de la planète était directe ou rétrograde, selon que cc corps était sur l’une ou l’autre des parties opposées P' et P du petit cercle : en C et D, il y avait deux stations , parce que le mouvement était dirigé dans le sens des tangente* TC, TB n co cercle.

Mais ce qui devait faire rejeter co système , c’est qu’il ne donnait qu’une explication grossière du phénomène , et se prêtait mal à en mesurer l’étendue : le calcul ne rendait plus la raison exacte des faits. D’ailleurs comment concevoir la cause qui devait forcer la planète à tourner autour du centre immatériel 0, et celle qui emportait ce centre autour de la Terre? Les planètes supérieures pouvaient aussi décrire des épicycles; mais il fallait que les stations et rétrogradations n’eussent lieu que quand l’astre était proche de l’opposition, cc qui supposait des relations spéciales entre les diamètres des cercles, dont on ne voyait pas la cause possible; et pour que le calcul pût s’accorder avec les faits observés , il fallait admettre que l’épicycle était produit par trois ou quatre circonférences : le cercle décrit par la planète avait un centre qui décrivait un second cercle, lequel avait aussi son centre qui parcourait un troisième cercle , et ainsi de suite , jusqu’à celui qui tournait autour de la Terre. Quelle étrange complication de mouvements , et le tout pour conserver des orbites circulaires !

Le système des Égyptiens (fig. 87) décrit par Vitruve , supposait aussi la Terre immobile dans l’espace ; mais les orbes de Mercure cl de Vénus étaient parcourus autour du Soleil qui les emportait avec lui dans son ,mouvcnicnl annuel. Ce système, qui u’cxpliquait que la

SïStÈMES ASTRaWMiyUES. 879

tnarcbo décès denx pinnètes, nrait du moins Tnyantago de représenter les choses telles que nous les voyons, sauf l’orbile qu’il fallait ■opposer elliptique , et non pas circulaire. Quant aux planètes supérieures, rien n’était changé è l’hypothèse du Plulcmée. '

Le véritable système du monde (hg. 36) tel que nous l’avons exposé, >

etigequc la Terre tourne sur son axe en 24 heures , et soit emportée ch un an autour du Soleil. Plus de sept siècles avant Ptoléinée, celle doctrine avait été professée jiar Pylhagore, qui l’avait reçue des prêtres égyptiens. Les idées religieuses qui duiiiinaient alors en Grèce, et qui furent depuis la cause des persécutions que subirent Anaxagore ,

Socrate, et d’autres philo.sopbes, déterminèrent Pythagorc à quitter sa patrie, et à réunir ses élèves en Italie. Ce ri’cst qu’après sa mort que scs disciples Philolaüs, Aristarqite de Samoa, plHifcssèrent l’opinioit du mouvement de la Terre , qui a certainement eu son origine en Égypte.

Les systèmes compliqués qui lui ont été substitués n’avitient pas les caractères de la vérité, et régnèrent cependant qiialorte siècles dans l ’accoles : ce qui faisait dire à Alfoiise , roi de Castille, si Dieu »M*orait appelé à son conseil, les choses eussent été dans un meilleur ordre.

Cet habile astrOnorac comprenait l’absurdité du svslèine de Ptoléinée sans pouvoir imaginer l’ordonnance véritable des deux.

EnBn , après 30 ans d’observations et de méditations. Copernic ]>ublia son système : il ne |iul jouir de sa gloire, et échappa aux persécutions en quittant la vio à 71 ans, après avoir reçu le premier exemplaire de son ouvrage, où il rendait la Terre mobile, et n’en faisait qu’une petite planète tournant autour du Soleil. Pour ne pas compromettre son repos, il avait eu la prudence de ne présenter scs idées que comme Une hypothèse qui rendait mieux raison des faits observés que toutes les suppositions admises.

Mille attaques furent dirigées contre le système de Copernic. Quand on lit aujourd’hui les ouvrages de Riecioli, et qu’on étudie le procès intenté par l’Inquisition contre Galilée, On a ))ciHo a croire qu’on ait • pu se jouer de la raison, avec autant du sottise et d’animosité. Des 77 arguments de Ricciidi contre le mouvement de la Terre, il en réfute lui-même 49 ; et rensembic de scs objections ne renferme qu’uno même idée diversement présentée , sans aucune valeur réelle; et pourtant ces arguments contribuèrent è faire condamner Galilée. Quel spectacle plus affligeant pour rimmanilé que celui d’un vieillard iltustro qui, pour abréger lus rigueurs d’une longue captivité, est force de protester etmtre une vérité dont il est convaincu , cl qu’il a employé toute sa vie à connailrc! Ou lui fit signer cotte formule d’abju*

aSO SYSTÈMES, ASTRONOMIQÜES.

rniion : Moi, Galilée, à la eoixante-dixième année de mon âge, contlilué personnellement en justice, étant à genosix, et ayant devant les yeux les Saints-Évangiles que je touche de mes propres mains, d’un cœur et d'une foi sincères , j’abjure, je maudis , je déteste l’erreur, l’hérésie du mourement de la Terre, etc. Et pourtant elle se meut {e pur si move) dit-il, en so relevant et frappant la terre du pied ! Aujourd’hui que ces excès sont (jénéralcnicnt blâmés, et que Rome ne combat plus le système ile Copernic, U serait bien temps do reprendre cet étrange procès, et de montrer au public éclaire la cause des erreurs qui ont été commises par les juges, et de prouver que le mouvement de la Terre n’est point en contradiction avec les Livres Saints.

Au reste, tous les astronomes n'ado[itèrcnt pas d’abord les idées de Copernic, que nous avons développées avec leurs preuves, dans notre ouvrage, parce que les plus concluantes de ces preuves, tirées de la nutation , de l’aberration et de la précession, n’étaient pas alors connues comme clics le sont aujourd’hui. Le célébré Tycho-Brahé so refusa toujours à croire nu mouvement do la Terre; mais comme son esprit judicieux ne pouvait adopter les épicycles, tels (ju'un les présentait, il eberelia à composer un système qui pût s'accorder avec les faits observés, et même se prêter à l’application du calcul. Comme les mouvements de Vénus et de Mercure ne s’y prêtaient que dans le système égyptien , il y soumit aussi les autres planètes.

Ainsi, scion Tycho-Brahé, la Terre est fixe dans l’espace (v. fig. 511); la Lune tourne autour de la Terre, puis le Soleil accomplit son orbite en une année; mais cet astre emporte avec lui les orbites des autres planètes, le.squelles tournent autour do lui, en décrivant des cercles. Cette disposition satisfait parfaitement aux conditions du problème, du moins lorsqu’on substitue des ellipses aux orbites circulaires; car tout s’y passe, dans les apparences, comme dans l’état réel des choses. Mais il resterait à expliquer la nutatiun, l’aberration et la préepssion , ce qui e.st tout à fuit impossible ; et les yireuvcs , tirées de la lui de l’attraction des corps célestes , subsistent dans toute leur étendue.

Dans Ces différents systèmes, tout est un résultat d’imagination, rien n’y est démontré, et celui de Copernic est le seul qui, lorsqu'un y admet des orbites elliptiques, puisse concorder avec les ydiénumcnes; c’est le véritable système de la nature. Kepler, dont le génie a su en découvrir les lois, a produit les preuves incontestables do la cunipusitioii de l’Univers.

Mais à quelle propriété delà matière, a quelle cause sont dus ces mouvements si réguliers, si unanimes, si majestueux, malgré les petites inc-

SYSTEMES ASTRONOMIQUES. i8l

g.^litcs qn’i>ii y remarque, et qui sont une des preuves les plus évidentes des luis qui les produisent? Il appartenait à l’illustre Newton de la découvrir. Nous ne parlerons pas des idées plus ingénieuses que fondées par lesquelles Descartes rendait raison des mouvements célestes. Cette vapeur élliérée qni remplissait l’espace, suivant ce célèbre philosophe, et qui en tourbillonnant sans cesse forçait les planètes à se mouvoir, est le roman de la nature. Descartes imagina ces tourbillons de matière subtile, au centre desquels il plaça le Soleil et les planètes. Les tourbillons des planètes entrainaient les satellites; et le tourbillon du Soleil emportait les planètes, les satellites, et leurs tourbillons propres. Les mouvements des comètes, dirigés dans tous les sens, ont fait disparaitre ces tourbillons divers, comme ils avaient anéanti les cieux solides et tout l’appareil des cercles do Plolémée. Fruit d’une imagination égarée , ce syslcmea bientôt été abandonné , quand on a |)u connailre celui de Newton, qui a pris soin d’en démontrer tous les cléments. On trouvera une exposition lidèle des tourbillons de Descartes dans les Mondes de Fontenclle.

On rapporte qu’un jour Newton étant assis sous un pommier, la chute d’on fruit fut pour lui un trait de lumière qui lui révéla l’attraction. Mais ce récit , qu’on trouve dans tous les ouvrages , est certainement une fable. Ne semble-t-il pas que sans le hasard qui a rendu Newton témoin d’un fait si commun, celtejdoctrine serait restée inconnue? Ce qui [trouve la fausseté de cette tradition , c’est que Kepler, longtemps avant, avait foriucllcinent attribué les mouvements célestes et même ceux des eaux delà mer à l’attraction, et que Newton connaissait très-bien les écrits de cet illustre astronome. Ainsi l’idée primitive est due au génie do Kepler,

Nous ne prétendons pas enlever à Newton la gloire d’avoir découvert la théorie de l’attraction : elle lui appartient pleine et entière. De la part de Ke|ik'r, il n’r eut qu’une assertion sans preuves , sans application spéciale. Celui-là est le véritable auteur d’une découverte dans les sciences, qui, loin de se borner à l'énoncer vaguement, la démontre , en fait cojiqimidre la fécondité et l’usage. On ne voit dans l’assertion de Kc|der qu’une idée qni , comme tant d'autres de même nature, pouvait être com[ilétement fausse, n’étant appuyée sur aucune preuve, et n'avoir aucune portée. Newton a démontré que la matière exerce une force attractive, il a donné l’intensité de cette force, et a prouvé qu’elle produit tous les mouvements célestes ; ou plutôt que cette [)uissancc , étant une propriété inhérente à la matière, est la cause de tous les phénomènes que le ciel nous présente.

SYSTÈMES ASTllONO.MIQlJES.

Qu’on trouve dans quelque ancien nuteur que la vapeur d’eau engendre une force d’expansion, dira-t-on que cet nuteur n inventé lea machines à vapeur ? C’est Papin , c’est Watt , qui en sont les véritables inventeurs: l’un, qui a montré l’emploi de cette force; l’autre, qui en a réglé l’usnge et fait une application usuelle. Pour suivre notre coni|iaraison , Newton est n lui seul le Papin et le Walt de l’attraction, puisqu’il n’a presque rien laissé :v faire sur cette doctrine à ses successeurs.

Mais l’attraction ne suffit à l’explication des inouvcnients planétaires, qu’en admettant, pour chaque corps, une impulsion spéciale; et s’il est aussi certain que pos.sible, que les mouvements de toutes les planètes et de leurs satellites sont dus à une cause unique (n" 92) combinée avec l’attraction , il resterait encore à assigner quelle est cette cause.

Buffon est le premier qui ait cherché la cause primitive des nionvcmentsdes planètes : il suppose qu’une comète de niasse considérable a rencontré les bords du Soleil , et que par son choc, animé d’une extrême vitesse , elle en n enlevé des portions de matière; que tes émanations liquides et incandescentes se sont refroidies et ont formé les planètes, chacune obéissant, dans sa course, à la force d’impulsion quil’a détachée du Soleil.

Cette hypothèse explique bien pourquoi les mouvements des planètes sont tous dirigés dans le même sens et s’écartent peu d’un plan commun. Mais, outre ipio celte comète devrait sans cesse être ramenée, à chaipic révolution , sur le Soleil, ce qui ne parait guère vraisemblable; riiypothèsc ne peut expliquer la marche des satellites, le peu d’excentrieité des orbes des planètes et de leurs satellites, la grande excentricité des orbes des comètes sous des inclinaisons trèsdilFérenles, enfin la rotation de toutes les jilanètes et de leurs satellites dans le même sens. L’opinion ingénieuse qu’a émise Lnnlacc satisfait à toutes CCS conditions. Voici quelle est son hypothèse:

« La considération des inouvciucnts planétaires nous conduit à penser qu’en vertu d’une chaleur excessive, ralmosphèrc du Soleil s’est primitivement étendue nu delà des orbes de toutes les planètes, et qu’elle s’est resserrée successivement jusqu’à ses limites actuelles : ce qui peut avoir lieu par des causes semblables à celle qui fit briller du plus vif éclat , pendant plusieurs mois, la fameuse étoile que l’on vil tout à coup en 1572, dans la constellation de Cassiopée.

Il La grande excentricité des orbes des comètes conduit nu même résultat. Elle indii{uc évideniiucnt lu disparition d’un grand nombre

Page 1