ORIGINE
.-oo
Égyplicns connaissaient avec précision , pour les calculer cl les mesurer, sans le secours des instruments d’optique , n’a-t-il pas fallu une longue suite de siècles d’observations qui nous rapprochent du degré d’antiquité qu’on suppose au zodiaque?
Ge n’est qu’en rapportant les planètes aux étoiles qu’on a reconnu leur luarclio ]iroprc , leurs rétrogradations. Le inouvcincnt de la Lune a frappe Ica premiers regards à raison de la vitesse et des phases de ccl astre. En le voyant s’approcher des étoiles et les devancer, on a imaginé la division du ciel en S7 ou 38 habitations. Assurément on a dû se servir d’un moyen aussi simple pour observer le mouvement du plus brillant des astres , celui qui règle tout sur la Terre , et qui a reçu le culte le plus distingué. Les aslros que le Soleil absorbait dans ses feux, et restituait ensuite au monde, ont attiré tous les regards; entre ce coucher et ce lever héliaqucs, est placé le lever cosmique, époque où le Soleil entre dans la constellation ; ce phénomène a dâ fixer l’attention des premiers observateurs. Puisqu’ils ont distingué d’une manière plus spéciale les constellations que le Soleil traverse dans sa roule annuelle, ils ont donc remarqué les époques propres à chacun de ees passages. On prouve même, par le fait, que les Égv[iticiis ont suivi celle méthode, puisque, seuls de tous les peuples de l’anliquilé, ils ont reconnu que Vénus et Mercure tournent autour du Soleil : ils savaient (pic Vespère et Phosjiliorc sont une seule cl même planète (ülaerobc, Aouin. Scip., I, 9). On peut lucnic aller jusqu’à penser que l’opinion du mouvement de la Terre avait été communiquée par les Egyptiens .à Pylhagorc, dont les disciples reçurent la confidence cl firent la révélation.
noies avec une grande précision. Comme est i» fois le produit i 3. ^7. g des çioq pre* miers nombres impair», ou a préféré sans doute énoncer la période dont il s'agit, à laîtle de 11340, plutôt <]ue par le nombre i4i7 ou s835, (pii donne d ailleurs des périodes moins cisctes : cc mode est conFornic aux usages mystérieux des prêtres do ccUc époque. f^Oÿ4Z la oolo page 3oo, et les Rechtrchti sur Ut Sdtncet (/« l'Égyplc, par M. Fouricr, page 17.
Los ancicus uommait ut yrande année une |>ériode de 600 ans (p. S97), après laquelle le Soleil et la Lune revenaient à la même place relative. Or, en parlant de la durée aetuelUi des années solaire et lunaire, on trouve plus d'un joti^d'crrcur dans cctie bypollièse. Comme on connaissait la période cbaldaïquc et d'autres plus courtes et plus cxack-s, il est clair que le défaut du calcul était connu, et que la grande année de 6 siècles n'était cpi'unc approximation établie par prédilection pour le nombre 60, à moins qu'on ne pense qu'elle a étcconnne à une époque où les année* solaire et lunaire étaient fort différenlcïs de ce qo'eUessout aujou^ hui. L'origine m est antérieure au déluge, d'après le texte de Joseph chap.3 «
Bailly eberebe à prouver, par la conq>arai»on de plusieurs périodes aiicieunes, que le imia synoJique était plus grand do i",5 que do nos jours, ce qui avait lieu 4600 ans avant notre ère, et que lannéc solaire était plus courte de 3' 10". Cette opinion suppose pour l'ac* céléralion létuiaire de la Lune ; dans cette durée, l'autre décrit un arc de b'*, nombre qui est iiK*y< D entre 7" que Mayer avait pris, et 9*' qu’on préfère aiijoursl'hui.
DES CONSTELLATIONS
1.0 «igno qu’occupe le Soleil dmque mois a donc dû plus tût atliror rnlleution des premiers astroiioiiic.i que la conslcllnliuii opposée. O’uillcurs on croit avoir des preuves que, depuis l’invention du zodiaquej le solstice s’esl trouve dans la Vierge, ce qui renverserait tout à fait Thypothese {toy, p. 206, et Bailly, ^slr. anc.).
On peut encore tirer des arguments des emblèmes biéroglyphiquc.s. L’esprit du cos sortes d'images est de composer des figures propres à indiquer les faits sous une forme symbolique. M. Jomard a étudié ce langage mystérieux , et y a reconnu des preuves de l’accord qui existe entre les figures zodiacales et les constellations où le Soleil s’est successivement trouvé aux solstices et aux équinoxes. Nous renvoyons aux mémoires que ce savant a publiés dans la CoUeclion égyptienne.
Il est vrai que cette antiquité de 16 mille ans dément la cbromilugio reçue; mais l’Astronomie a aussi ses dates, qui sont bien plus certaines , puisqu’elle les prend dans le ciel , qui fournit tous les éléments de la mesure du temps. Pour 1e philosophe placé entre ces deux sortes de dates , le choix ne peut cire douteux : il sait que le temjis fait chaque jour oublier les événements anciens , cl ensevelit nus monuments sous les ruines lus uns des autres. Au reste , il est constaté que 260U ans avant J.-C, l’Égypte était tloi issantc; des temples d’uno i(unicnsc étendue , dont les murailles étaient couvertes de sculptures, et dont la majesté et l’étonnante solidité surpassent tout ce que les autres peuples ont fait, attestent une nation puissante, éclairée, et qui était versée dans les arts cl les sciences. Combien a-t-il fallu du siècles pour que , de sauvages cl dispersés , le.* hommes aient pu su réunir eu société , se soumettre à des luis, cultiver les connaissances utiles! Les temps qui ont précédé lu création do rhumme sont peutêtre plus étendus encore *. La Terre n’est jeune que pour les chrono-
* Lcâ (uppulalion» d'aDnees, (pio divert aut€ur>onl failet d'après les saintes Kcrîlures, no sont pas au nombre des véritc* que cci livres stacrcs nous ensei^neDl, puisque les docteurs les plus réveros nont pas pu flci*ordcr ensemldo les résultats do leurs calculs. Déjà un diçno ecclttsiasliquo, le P. Peiron, a ven(;ü l'antiquité du mondo, CQ lui restituant ao siècU-s. (I m'est impossible de concevoir que la révélation elles vérités du Cbt ivliaimme puissent jamAis être inlén-ssécs dans une question de date. Les livres sacrés parlent de la Lune comme dn plus grand lumînairo après le Soleil ; et cependant elle est un des plus petits corps céleste* et n'a qu'une clarté cmpruolcc j le ciel cl la Terre y sont regardés comme loa d«ui prinvi*. pales parties de ruuivcr», quoique le ciel ne soit qu'une élcudue iniincnsc, où notre gtol>e n'est qu'un point. ( c langage cit ronfurntc aux idées vulgaires, comme on «lit que le Soleil se lève et SC coiirhc, bien qu'on sache que son mouvement n'est qu'une apparence; on ne yeut parler qu'aux sens, et se faire entendre de tous ; il ii'y a là rien qui intéix'ssela foi. Le nature doit être étudiée en elle-même, et sans y mêler les «loetrinci religieuses. Il u’y a guère plus de (leux siècles que, d’après une fausse inlcrprélation de la Jî/à/r, on persécuta Galilée,