‹ Urbain ChevreauChapitre 12 sur 371 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Jamais nos gloiros liltiM-aircs n'oiil i''t('" plus l'Imliéi-s ni mieux connues inu" ilr nos joni's. Aux agitations violentes et quelque peu mesquines, qui marquèrent le commencement du XIX" siècle, ont succédé le calme et l'impartialité. Classiques et romantiques, enfin réconciliés, se sont lancés avec ardeur à la recherche minutieuse et désintéressée de nos illustrations nationales et Ion a successivement tiré de loubli bien des noms obscurs et ignorés.

Le XVII'' siècle a été particulièremciil lolijet des études de tous les bons esprits, groupés dans une admiration sincère pour celte heureuse époque, qui fait encore les délices de l'Europe civilisée et qui restera, dans son ensemble, le plus bel ornement de la couronne littéraire de la France.

On a pénétré déplus en plus dans la vie extérieure et dans la vie intime de ce temps déjà si éloigné de nous. C'est av(>c un réel plaisir qu'on a minutieu.senient analy.sé ces idées et ces mœurs si différentes des nôtres, et des ouvrages multiples ont fait revivre dans toute sa vérité, grâce à une érudition pleine de finesse et de goût, ce monde évanoui.

Mieux compris, les principaux écrivains du xvii'' siècle ont été plus .sainement appréciés et les travaux parus sur leur compte sont assez divers, assez documentt'-s |)our qu'on pui.s.se s'écrier avec La Bruijt'tr : « Tout est dit el j'on vient trop tard-». A peine si, par intervalles, « les habiles d'entre les modernes » réussissent

Page 1