C'est hien là le langage de la parfaite galanterie
4. Llécidénient le nuU'tre est aussi loquace qiu> scui scivilcur. Ne pouvant parler lui-même, il écrit
passion est trop forte et je trouve que sa hardiesse « m'a rendu digne de la mort puisqu'elle m'a rendu digne de votre colère' ».
On amène Hermiogène. 11 se défend et défend la Princesse « avec humilité ». Mais, après avoir lu la lettre à Clidamire, le roi la déchire et un capitaine des gardes, nousayantdemandé nosépées, nous conduit en pleurant' à la petite forteresse de Xoviodunum " « où je fus assez heureux pour être de la chambre de mon maître ». 11 me confia qu'il avait choisi, pour mourir, non l'épée, qui pouvait faire accuser Clidamire . ni le poison, qui n'aurait peut être pas produit d'effet ; mais le feu, qui honorait Celtille et témoignait de son amour. Du reste, ceux qui meurent volontairement pour les personnes qu'ils aiment <( inspirent en elles un degré d amour propnrtionné à leur souffrance, selon les maximes de nos druides, et... leurs âmes sont mariées dans l'autre monde, quand la fortune leur a été ici trop contraire ' ». Apprenant quela princesse a pleuré en lisant sa lettre, Hermiogène se lamente, ce qui étonne Leucippe '.
Le jour et la moitié de la nuit se passent à cet entretien. Le Prince songe à s'évader' : je l'en dissuade ; il tombe malade ; le roi le fait sortir de prison, nous sépare et il guérit. C'est alors qu'arrivent les lettres du sénat enjoignant à Belindumare de rendre à Vcrcingétorix les places prises dans la Gaule celtique et à Clidamire sa liberté. Tous conseillent au roi de céder, mais il meurt de la fièvre en cinq jours et on l'ensevelit magnifiquement'.
Hermiogène est proclamé roi ; il me délivre et. après une longue discussion avec moi. un long échange de civilités avec Clidamire", consent à la laisser partir, conformément à la parole donnée. Il lui fait
1. L'obéissance au .smiveraiu était alors la première (jl)tigation il'un sujet.
2. Hermiogène est ol)ligé de le « réconforter ». (Test ainsi que les héros de roman, insensibles à leurs propres infortunes, trouvent des consolations pour ceux qui les déplorent.
3. Il V avait trois villes de ce nom : .\otiii(hii>iim .^Citunruni. dans la Celtique, aujourd'hui .Verers; .Vori'ir/ii/iH/H /^/ViinV/H/H, également lians la Celtique, aujourd'hui Sancerre ; enfin Xoividiiiiiiiii Suexxiniiiiin, dans la Belgi(iue, aujimrd'hui Snixxnns. Il s'agit ici de cette dernière.
4. >on content de prodiguer les détails de toute sorte et d'étaler son savoir, Leucippe aime à émettre des sentences morales et philosophiques II a reçu les leçons des druides et il ne les a pas oubliées.
.'i. Et nous étonnerait également si nous ne savions que l'amant devait éviter de causer le moindre chagrin à sa maîtresse, d'après le code amoureui.