lit déjà faite plus haut
4 11 faut avouer qu'il avait mis jusque là bien de 1 aveuglement el de 1 obstination à ne pas reconnailre sou injustice et son erreur première ; c'est pourquoi sou cbaiigement soudain nous étonne uu peu.
ROMANS iUl
pas besoin contre un homme, dont la défaite est un de vos moindres ouvrages. Impossible de vous résister et je suis venu pour allonger mes chaînes plutôt que pour les briser. Mes fers m'honorent plutôt iju'ils ne me chargent. « il n'est point de regard qui ne vous vaille quelque victoire >). Usez de votre pouvoir comme il vous plaira ; j'aurai pour vous du respect tant que j'aurai de la raison et si ma mort vous doit plaire, assurez-vous que je n'aurai pas plus de peine à me rendre votre victime que votre esclave '.
Satisfaite, « je dépêchai deux otficiers de ma maison ; l'un au roi, mon père, pour le consoler et l'autre à Déjotarus, pour lui témoigner l'excès de ma joie ». Ce dernier lui portait une lettre. Nous allâmes au devant l'un de l'autre. Il avait rangé son armée en bataille par honneur pour moi ou pour nune raison plus puissante »-. Ma froideur l'affligea ; je la lui expliquai par le sort de mon père. Il me conduisit auprès de lui, nous laissa quelques instants ensemble, pour ne pas nous gêner par sa présence ; puis, après quelques doux reproches à mon père sur sa crédulité à l'égard de Nicomède et sa cruauté envers lui, le renvoya avec ses villes et ses biens, déclarant qu'il ne me voulait que de moimême '.
Cependant la reine Dione,samère, exigea qu'il partit en Cappadoce reprendre les villes qu'il nous avait rendues. Sa vie devait dépendre du succès. Elle était conseillée « par ses frères Talètes et Sicharbas, qui ne demandaient que l'éloignement de leur neveu ». Celui-ci, n'ajant pu faire revenir sa mère sur sa résolution, m'envoya ces mots, « pour accommoder les devoirs de l'Amour et de la Nature ' ».
Déjotarus à la l'rincesse Arshtoé. — La reine fait un crime de ma vertu et ne croit pas que je puisse vous laisser libre, sans me rendre indigne de l'être '\ Si j'arme encore contre vous, n'en accusez pas l'ambition, mais l'obéissance. Les dieux veuillent que je ménage votre salut et mon honneur tout ensemble; que je ne fasse rien contre le devoir d'un amant ou d'un sujet et que je ne désoblige ni ma mère, ni ma maîtresse.