‹ Urbain ChevreauChapitre 185 sur 371 · On ne sait quel amour li'uail alors notre auteur · texte numérisé non relu

On ne sait quel amour li'uail alors notre auteur

3. « Cette lettre, dit M. Duraml-Lapie (Saiul-.Vmant, p. ilWi, montre qu'une œuvre de Saint-Amant ; l'Humme de bien, qu'il avait animée de elialeur et de lumière, a disparu. Huant à la ('arle ihi /'ai/s île Ilnison, si Saiut-.Vmant la termina, il ne la fit pas imprimer et elle s'est également perdue. »

3. l'n liitjiix est une babiole, une chose sans valeur; par suite, les secrets de bibus sont ceux qui n'ont aucune importance.

7. Costar, l'ami de Voilure, défendit eelui-ci contre Girac, son détracteur. Ici Chevreau se montre partisan de l'.Vcadémie et de Malherbe contre les liidepentlants et les Libertins. Dans la querelle de dirae et de Costar, il se prononça pour le premier (cf. (JEiiv. »!(=/., pp. 3oO-3dl).

322 L'ECRIVATN

Do rFîi|iiivoiiue au sens malicieux

Du Quoliliet facélieux,

Du Provei'bo seiilcncicux, Sur qui semblait devoir être aiïermie La gloire des auteurs el modernes et vieux.

Ces gens ne sont pas les cygnes on les rossignols, mais les liibonx, les « grécerelles » et les corbeanx des Mnses. J'ajonlerais même, dit-il, avec la permission des rhétenrs,

Qu'ils ne connaissent point cette divine extase, Qui fait des beaux esprits l'amour et le bonbeur, Et qu'ils obtiendraient trop, s'ils obtenaient l'iionneur Ou d'étriller ou de ferrer Pégase.

Ce n'est pas ainsi que fait Snint-Amaut. En lisant son Homme de bien, Montaigne ent avoué qn'on avait raison d'appeler les poètes les enfants des dienx. d Ponr moi, conclut il, je tiens toujours à la bagatelle el présentement je fais plus d'état de six anémones et de six tulipes bien panachées que toutes les llcurs de la rhétorique, excepté les vôtres '... » On voit que Chevreau ne professait pas pour Saint-AmanI le dédain superbe deBoileau et il avait raison, car il y a dans ses œuvres bien des morceaux remarquables.

Cinq billets sont envoyés à Le Fèvre, l'ami déjà connu de notre auteur.

Dans le premier, il lui exprime sa crainte de le voir partir pour la Hollande, comme Scaliger ou Saumaiseetle remercie de ses remarques sur deux ouvrages de Lucien, le Timon et le Percgrinus sans doute, sur lesquels Le Fèvre avait écrit des commentaires estimés.

Dans le deuxième, en latin, il lui déclare i|u'il n'aime pas à se servir de cette langue-; puis le remercie d'avoir lu et jugé si avantageusement ses petits vers. Ici, comme dans le précédent, on reconnaît la profonde estime dans laquelle Chevreau tenait son ami. Cette estime ne se démentira jamais.

Le troisième ne porte aucune indication de lieu ni de date, mais il est de Loudun el du mois de mai KillO. car Chevreau envoie ;i Le Fèvre une lettre latine qu'il écrit au minislrc protestant Morus ', en le priant

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