‹ Urbain ChevreauChapitre 186 sur 371 · p. :!ii · texte numérisé non relu

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de rcxamincr avec sévérité, parce qu'il la croit trop flatteuse et que Il le style de Panégyriste » n'est ni de son inclination ni de son talent. En même temps, il lui exprime ses craintes trop justifiéesque Morus ne (( s'entête » des applaudissements. Or la lettre à Aforus est datée de Loudun, le 7 mai Inonis maiis) 16G0. Le billet à Le Fèvre doit être à peu près de la même époque et certainement de la même ville.

On ignore d'où et de quand est le quatrième billet, dans lequel . Chevreau raconte longuement à son ami les mésaventures d'un vieux barbon marié avec une jeune femme. Cette plaisanterie et celle qu'il lance un peu plus loin ' à l'adresse des vieillards qui se marient ont été blâmées par Baylc. Elles conviennent au caractère misogyne de l'auteur.

Le quatrième, de Loudun, 13 août KSGl, critique le débit et le geste d'un ministre protestant ; parle du Synode national, où Morus sera défendu par Daillé - et M'"' de La Trémoille contre ses ennemis; puis annonce l'envoi de trois Portraits qi\e nous verrons plus tard et sollicite les Observations de Le Fèvre sur VA ristippe de Balzac.

Comme on le voit, les billets à Le Fèvre renferment un mélange d'érudition, de plaisanterie, desaine morale, de modestie et de sentiments affectueux. Nous retrouverons tout cela dans les billets critiques.

C'est également un sentiment modeste qui fait repousser par Chevreau les éloges que lui décerne Fabrice, « professeur en théologie et recteur de l'Académie de Heidelberg^ », qu'il serait fier d'égaler en français.

L'amitié lui dicte ses lettres à M. des Granges ', au R. P. Fro.nteau, chancelier de l'Université de Paris \, au R. P. Locis Froxteau, prieur des carmes de Loudun'' et à bien d'autres. La lettre à M. des Granges semblerait devoir être la première du recueil. Elle est datée du 2 novembre 16a2. Mais nous croyons plutôt à une erreur typographique et nous lisons 16.38, ce qui la maintient à la place qu'elle occupe.

\ M. Mûris il refuse adroitement d'entrer dans une querelle entre

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