Il s'agit de Léance, âgée alors de l.'i ou 16 ans
(lui, sur xui Leinl irc-bî-iu-.
Laissait nij^lif^eimiient flolter sa trossc ii"oi" (p. 358),
Elle était célèbre par sa beauté et sa science de l'avenir. II eu est question dans les Poésies et le ChcKriicnnn.
3. P. 304. Il cite iLii crrtain nomliri' d'entre elles : .\iinrrs iip|n'li''s iiiiiiiliii/iies courantes; Tiniri'ou, superbe duc du Tniu/icau roniii ; llussi/jinil, sirène des liois : l/iseuu.r, jMissous eiu/ilnuH'S ; Coi/, trmu/jetle iiilé. /i(irliii/c des rilliii/es, etc. (llievreau se nionlre ici Irop « délicat ». Il le sera encore dans le billet suivant. Il avait traité déjà des exi)ressi4)ns outrées dans ses /teintirtfues sur les Poésies de .\/ul/tertie, mais brièveniont et il propos d'autres exemples. Le mamiscril de Mort n'iirodult les uns et li'S luitres.
i. Page 300.
fi. Page 3"ij,
Malgré l'exemple des Italiens, la Vierge n'est plire ainsi que la première des Muscs, udont la pudeur a été suspecte à quehjucs poètes ' ». Il ne veut pas également du nom de J/m'/ie donné à Jésus-Christ par un jésuite. C'est le chrétien scandalisé qui proteste ici.
Enfin, dans le neuvième billet, il approuve La Ménardière d'avoir rendu Hercule pitcliiv par Hercule le Fort'-. Il traduit ensuite le vers de Ménandre :
0J6àv ••■jtx'./.'j: yzlory/ o-j^j -f- y,^'/.} :
par ces deux vers, dans lesquels il regrette seulement que le mol rien soit répété :
Rien nesl plus méchanl que la feinnie.
Et la raeilleuie ne vaul rien ;
ne comprend pas pourquoi ce vers déplaît.
Elle fuit el le* voiils auraient peine à ratteindie,
et félicite Lucsin d'avoir mis Caton au-dessus des dieux par le sentiment de la justice, dans le fameux vers :
Victrix causa diis placuit, sed victa Caloni.
Dans tous ces billets à La Ménardière, la critique est mêlée à l'éloge, aussi bien pour les passages et les mots cités, que pour le jugement qu'en a porté d'avance le correspondant de Chevreau. Celui-ci ne craint pas de contester, de contredire même les appréciations formulées et d'exprimer un peu crûment quelquefois ce qu'il pense, lorsque sa délicatesse d'homme de goiit et sa foi de chrétien se trouvent froissées \
Mais c'est avec son ami Le Fècre surtout que Chevreau a entretenu commerce d'érudition. Les billets qu'il lui adresse sont très longs et roulent, les quatre premiers sur des textes rétablis ou interprétés; les huit autres sur des questions de grammaire ou de philologie.
Les voici tous résumés brièvement ; ils donneront une idée de la multiplicité des points sur lesquels se portait l'investigation curieuse de Chevreau.