‹ Urbain ChevreauChapitre 213 sur 371 · I. pp. IS-l'i · texte numérisé non relu

I. pp. IS-l'i

2. ('.!• scipiMil à Ih fi^'uiT cil' clmini'aii i':'! assez liiziiri'c. Il est à n'miii'(|\ii'r piiuitaill (|m' ilrs Irziirds uiili'rtiliivii'iis iiuuvi'llcini'iil ilrt'imvpi'ts (lo ili/ilui/iiciis par exenipli'), ci'i'laiiis nul niir Irlr ipii ri'ssriiilili' Viif;iieMicril à cellr ilu cliaiuoaii.

savants juifs cl (|uc rapporte fidèlement notre au.*eur, sans l'approuver toutefois.

Ayant ainsi indi(iué quelipics unes des sottises, des «rêveries» avancées par MenassehBen Israël ' et certains rabhins, Chevreau donne celles de Rabbi Zebbira et de plusieurs autres écrivains (Eliézer, Hésychius, Petrus Victorius, etc.) sur \c Jardin d'Edcii, rjui serait le milieu du corps de la femme.

Pour terminer il rappelle que les Sabéens „ mettaient avant Adam, Tamhusrhar, son précepteur, Zaarit et lioane.

En ce qui concerne la Crcadun des An(]es et les motifs pour lesquels Moyse n'en a pas parlé 3, « ce sont des questions curieuses que l'on ne devait point faire dans les Ecoles, puisque l'on ne peut jamais les résoudre que par des conjectures fausses ou douteuses et que, dans toutes les sciences généralement, on ne doit jamais recevoir pour vrai que ce qui en a le caractère par son évidence I) '. Ici Glievreau est de l'avis de Descartes qui, dans son IHscours de la Méthode, pose VEddcncc comme critérium de la certitude. 11 n'admet pas non plus que poussé par une curiosité indiscrète, on examine certains problèmes sur lesquels il est impossible d'obtenir une connaissance parfaite, une solution satisfaisante.

Au sujet de Noé, Chevreau dans un long article ', nous expose que ce patriarche s'étant enivré « du vin de la vigne qu'il avait plantée», deJaiim, vin, les Anciens formèrent « Janus ou Janrs. h deux visages, parce que Noé avait vu le siècle (pii précéda le déluge et l'autre siècle qui le suivit, à quatre même, parce ([u'il partagea l'année en quatre saisons. » Les Grecs l'appelèrent Œnotrie, de oïvor, vin ; Ogngès, d'ihjy, « qui ordonne du pain cuit pour les choses saintes » ; Ikuralion, Uranus et C(i-lus. C'est également le Saliinie des Anciens. 11 partagea la terre entre ses trois fils Sem, Cham et Japhet, comme Saturne eut pour successeurs ses trois enfants ./(//)/;c/', [S'eptunc nt Pliiton. Jupiter, dit-on, coupa à Saturne les parties sexuelles el. s'il faut en croire .Vnnius de

1. Ni' t'n l'orliigal vers 1001, mrirl à Midilelbourg vers IDiiT, il a enmposé un Cnnrilinlor dans lequel il. cherche à concilier les passages canlradictoires de l'Iîcriture.

2. Il s'agit ici, non du peuple dWrabie qiii adoniil les astres et le feu, mais d'une secle chrt'lionne. Ses partisans s'appelaient aussi ^iMsan'eim, Mandniles ou ClinHiciix de Sdinl-Jeim.

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