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S. I, ]). lli cl II, |i. 12. Sallcngrc {h'Ioi/r ilf l'Irrcxsr, p. IS.'li Mànic ("licvrcau de sa scvcrilc, cl les .Vii»ic//c.s- ilr la /ii-/itihliiiiir di's /.clOi's (['M) sepl., |i. 201), font remanpier son insistance. Les Uusses ne soûl pas mieux traités aujourd'liui (v. //ixlniir l/nii'nilc. par I.avissc, V, .\vm. 78.'i). Nous croyons, malfiré lonl. iinc ce laldi'an de leur vie esl i'Na.:;rré l'I (|ai' nos aniis valcnl mieux ipi'on ne le prétend.
'.I. II. pp. S-lll; I. ,s:!c| I, 'i:i-'ii.
10. Un i-anliin de Siiilz. doni les lialiilauts eulrcrenl les preniii'r:- ilaus l'assorialion formée m vue di' sccouei- le joug autrichien.
leur liainc pour les paons, dont la queue figurait ilans le cimier des armes des ducs d'Autriche' et la boutade de (( M. le maréchal duc de (îrammont » affirmant, « avec son sérieux ordineiirc, qu'il n'y acait point de In'lc quiresseinlilàt le plus à l'homme que le Suisse n, tandis que le docteur Thibaud les traitait comme des chevaux-.
Il narre cela sans commentaire, mais il proteste contre l'appréciation défavorable émise par le Tasse sur les Tourangeaux, dans le premier chant de sa Jérusalem délii'rée. Il se souvient qu'il est presque de la Touraine et il défend ce pays^ si charmant.
A ces détails empruntés à des histoires et qui témoignent uniquement de vastes connaissances et de lectures variées. Chevreau joint des sol've.virs particuliers, des impressions personnelles, qui donnent à sa narration une intensité de vie dont elle manquerait sans cela.
Il reconnaît le plus grand mérite à .)/"" la duchesse de Haiwrre. à la princesse Elisabeth de Bohême, sa sœur ',■ malgré leur nationalité allemande.
Ailleurs il nous renseigne sur la part qu'il prit comme conseiller de l'Electeur palatin, au « Mariage de Madame la Princesse Electorale aree Monsieur » ; ses entretiens aver la future duchesse d'Orléans, sa joie de voir ses efforts couronnés de succès, aprcsdix-huit ou vingt jours, par une conversion indispensable à l'union projetée . Il nous fait connaître, dans plusieurs articles, des personnes qu'il a fréquentées en Suède : Christine, Montecuculli, Chanut, de la Gardie, et Dufresne- Trichrf par exemple.
De la première, il note une plaisanterie sur la mort de Charles /«"^ d'.\ngleterre, à qui l'on avait bien fait de trancher la tète, dont il ne faisait rien'-; une réponse impie au sujet de son abjuration du protestantisme, qu'elle qualifie de /acce' et une répartie impertinente ayant
Il cite à ce propos le « conte assez ridicule n, mais « véritable », d'un Suisse, mettant en pièces un verre, dans lequel la lumière du soleil représentait une queue de paon.
3. I, pp. 12S-I29. Unit vers du Tasse sont consacrés ci la Touraine. Primo Canto, str. 62.
3. I, pp. d86-188. Nous avons cité textuellement ce passafie dans la RiiKjrapliie de Che^TCUu. Les négociations pour ce mariage avaient été conduites en partie par .\une de Gonzague de Clcves, princesse palatine, tante d'Elisatielli-Cliarlotte et avaient réussi au bout d'un au. malgré la répugnance d'EIisalieth-Cliarlolte pour toute union. (Cf. .Vrvède Barine : Madame, mère du Hegciil. Paris, Hachette, 1900, i)p. 1jG-1j7).
trait à la Vérilc, qu'elle aimait seulement quand celle-ci était ilc marbre'. De Rome, elle lui expédia au moment où il était auprès du duc du Maine, des médailles qu'elle avait fait frapper dans cette ville '-.
Il connut en Suède MonteniciiUi, qui lui envoya les Œuvres du comte Fnkio Tcsti. dont il traduisit quelques madrigaux et sonnets, pour se distraire. Il en cite un madrigal accompagné de son imitation '.
Chanut, ambassadeur de Suède, fut un de ses amis. Chevreau l'aida de ses conseils et lui prêta de Descartes un Traité sur l'Homme « qu'il avait clierché inutilement ». A cette occasion, notre auteur témoigne du dépit que cet ouvrage ait été publié sans que, dans la Préface, on parlât de lui, ni de M. de la Voyette, à qui appartenait le manuscrit original '.
Quant au coinle de la Gardie et à Dufresne-Trichet de Bordeaux, ce sont des hommes peu recommandables. Le premier ne remercia même pas Scudéry d'avoir refusé de l'efiacer de son poème d'Alaric, malgré la prière de Christine ' ; le second vola les médailles de prix et les meilleurs tableaux dont la reine de Suède lui avait confié la garde et fut assez c( fin », assez (( délicat ». pour « acheter une bibliothèque nombreuse à la toise '■ ». Le Ion ironique est ici facile à saisir.
Successivement il nous entretient de la Version des Césars, de Julien, » un fort bon livre » que lui a envoyé Spanheim' ; de ses occupations dans sa Solitude' ; de son séjour de trois ans en Suède et des Dépenses que lui ont causées sa Correspondance, ainsi que la fourrure de Zibeline apportée à Chapelain, un ladre, qui lui remboursa à peine une partie des frais"; du caractère noble de S(;»rf('ri/"' ; de la passion de Trism/i pour le jeu " ; de » l'admirable tempérament du complaisant Colletet "- », des débauches de Saint-A7nant'\