‹ Urbain ChevreauChapitre 233 sur 371 · I, pp. 154-lo · texte numérisé non relu

I, pp. 154-lo

8. I, pp. 292-593. Habillés tous les deux en bergers, houlette en main, ils débitaient des vers galants au clair de lune ; puis allaient ensemble se coucher, après quelques airs tendres joués par M'" du Puis.

9. I, pp. 399-310. Cette pièce en trois actes, dirigée contre l'.Vcadémie, fut composée, vers Hi38. Le Cumle d'KsIelan (prtmoncé probablement Etlani en fit la plus grande part. Comme il mourut en Itiii, l'd'uvre resta en manuscrit el ne fui publiée qu'en 1630, mais tellement défigurée, que St-Evremond aima mieux la refondre entièrement en cinq actes que la corriger (1080). (Cf. Giraud, Œuvres de St-Ecrrniond. t. I, pp. Ll- LIII ; Fabre, Chapelain et nus deux premières Académies, pp. lt)7-172). On l'a attribuée aussi à St-Amant. Elle figure dans le Cntaloyue de Soleinne, aux pièces satiriques, t. I, p. 268, signée du pseudonyme Des Cavenels.

10. 1, pp. 327-328. Avocat au parlement, il fit surtout des plaidoyers et des traductions.

ou cinq ans passés parmi les sauvages ' ; que l'abbé Du Cros oublia de lui remettre une lettre do Fra Faolo qu'il lui avait promise-; que Mari(])i!j aurait préféré <( perdre un ami plutôt qu'un bon mot ^ »; enfin que Laurent Mesme, dit iSeuré, était de Loudun et avait fait avec lui ses premières études à Poitiers '.

Ainsi les faits et les exemples choisis par Chevreau appartiennent tour à tour aux temps anciens et modernes. De plus, ils sont tirés, non seulement des hommes politiques et des gens du monde, mais encore des philosophes et des écrivains. Socrate, Platon, Aristote, Pijthaqorc et Vescartes y côtoient Xantippe, Eudamidas, Neiiré, Alcamène et Lais; Homhre, Cicéron, Virgile, Tite-LJreel Sénèqve figurent a côté d'Alexandre, d'Alarir, d'Henri LLL, de Bajazet et de Sixte-Quint. Les traits, que les uns et les autres fournissent à Chevreau, constituent véritablement « la trame » de son œuvre, agrémentant et variant, par leur multiplicité gracieuse, « la chaîne » des développements crudits ou moraux.

L'auteur, dans ses petites narrations, où sont brièvement reproduites certaines paroles typiques, certains actes saillants, ne vise nullement à l'originalité. Bien qu'il accompagne tous ses récits de réflexions pleines de sens et d'à propos, pour l'Antiquité, il reproduit en général les jugements émi-s par d'autres ou répète ce qui a été raconté à leur égard, écrit sur eux.

La note personnelle apparaît davantage, lorsqu'il s'agit de personnages Modernes et surtout de Contemporains. Ici les détails sont plus nombreux, plus précis et ne doivent à peu près rien à autrui. C'est d'ordinaire son sentiment même que Chevreau nous transmet, ses souvenirs particuliers qu'il nous communique avec sa franchise habituelle.

A ce propos, remarquons qu'en réalité les sentiments et les souvenirs semés à tout instant par l'auteur dans son ouvrage, contribuent le plus à donner à celui-ci de la variété et de l'agrément. On y retrouve avec satisfaction les impressions successives d'un homme qui narre simplement ce qu'il a entendu, vu, dit ou fait dans telle ou telle

I. Il, pp. 1;M0. Ces prélonilus sauvafjps (inl f;ut place à une nalimi, eu partie trançaise, généreuse, intelligente et lilire.

1. II, pp. 10-17 et où eelui-ei l'exhorlail à ue pas abantlonncr la cause île Dieu ni le bon parti. I.'abbé Mucros était alors à Ileiilelberg avec Clievreau. Quant à l'ra Paolo, procureur général de l'ordre des Servîtes (IK)2-162;i), il avait composé une Uisloire du coiii-ilc île Tn'iile pleine de liardiesse. Son vrai nom était l'ietro Sarpi.

3 1, pp. 3()-H7. Son luimeur causliqn(^ lui attira de factieuses affaires. Olievreaucn cite une, probablement avec M. lîautrii, ilonl il a\ail raconli' une amourette et i|ui li' fil bîVtonner.

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