‹ Urbain ChevreauChapitre 234 sur 371 · pp · texte numérisé non relu

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circonstance et qui nous initie, sans arrière-pensée et sans faux-fuyant,

à certaines pliases de sa vie. Nous sommes toucliés de ces confidences sincères, où nous retrouvons lliomme sous le savant. Répétant avec le poète latin :

Homo sum, liumani nil a me alienum pulo',

je suis homme et rien de ce qui intéresse l'homme ne me semble étranger, nous pénétrons avec plaisir dans son existence, car nous reconnaissons en lui un caractère ferme et un esprit éclairé, une intelligence d'élite et un cœur d'or, un bourgeois de petite ville, heureux dans sa solitude, au milieu de ses livres et de ses fleurs, dont il s'occupe et qu'il cultive avec amour, un philosophe entièrement débarrassé des mesquineries de l'existence et des calculs intéressés d'ici bas.

Il et 111. Critique et Erudition. — Si de l'Histoire Chevreau a su tirer des noms et des exemples bien choisis, son goût affiné lui a permis de puiser dans les textes et les œuvres de quoi mettre en relief la sagacité de son esprit et l'étendue autant que la variété de ses nombreuses connaissances.

11 est assez difficile d'établir une séparation bien nette et bien tranchée entre l'érudition et la critique, qui d'ordinaire s'accompagnent, se soutiennent et se complètent. Ici, pour notre classement, nous partirons de ce principe une fois posé : Quand on se trouve en face d'une discussion, d'une interprétation ou d'une appréciation historique, littéraire, artistique ou grammaticale, il y a critique ; et quand on rencontre uniquement l'indice, la manifestation ou la preuve d'une science vaste et profonde, mais sans approbation ni condamnation d'aucune sorte, il y a ERUDITION.

C'est en procédant ainsi et en tenant compte de cette distinction préalable, que nous examinerons successivement, comme nous l'avons déjà fait pour l'Histoire, ce qui, dans la Critique et l'Erudition, a trait : 1" à l'Ancien ou au yourean Testament et à la Religion en général: 2' aux œuvres profanes. Ce sera encore le moyen d'introduire un peu de suite et d'unité dans l'œuvre discursive et légèrement confuse de notre auteur.

II. Critique. — Nous avons vu les « rêveries») ridicules des Rabbins nu sujet d'Adam et d'Ece, du jardin d'Eden et de l'arbre qui était au milieu de ce jardin -. Nous nous sommes également occupés. des Mages \

I. Tërence. Hêautonlimorumenos, Acte I, scène 1. ■2. I, pp. 18-2i.

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