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PuMicains. ces collecteurs d"impôts regardés (( comme des voleurs de grand chemin » et dont Tertulliea a vainement nié l'existence ' ; qu'il reproche aux Peintres de ne pas s'accommoder aux circonstances, de ne pas peindre comme il convient, notamment en ce qui concerne le sacrifice d'Isaac, les toits de Jérusalem, Saint Jean-Baptiste, la Vierge, Saint Jean l'Evangéliste, Saint Jacques, Jésus Christ célébrant la Cène ou à table - « au château d'Emmaiis », l'Adoration des Mages et la naissance de Jésus-Christ^, qu'il distingue enfin, parmi les Prédicateurs, ceux qui exagèrent et « qui, pour trop prouver, ne prouvent rien ' )). ceux qui recherchent l'harmonie de la forme ; ceux qui sont trop indulgents ; en dernier lieu, les « véritables ministres de l'Evangile », qui se montrent sévères et prêchent la pénitence. Il avoue pourtant que la hardiesse de Camus, évêque de Belley, en face du duc d'Orléans, le surprit un jour. C'est qu' (( un bon prédicateur est aussi rare qu'un bon médecin ' ».
Une des principales préoccupations de Chevreau, est I'Etymologie. Il tient à bien établir l'origine et le véritable sens des mots dans les diverses langues. Pour cela il profite de toutes les occasions et, ajoutons-le, il fait preuve de beaucoup de science et de sagacité, écartant avec soin ce qui lui parait contestable ou faux et proposant, à la place, ce qui lui semble raisonnable et vrai. Son sens critique s'exerce sur tous les points même sur la prononciation.
C'est ainsi qu'il proteste" contre «le mauvais usage que l'on fait du B-f.Ta, Zf.Ta de l'il-ï et du '-it.'ï, que l'on prononce en beaucoup d'endroits Bita. Zita. lia et Thita. comme s'ils étaient écrits par un iota*», et il cite de l'hébreu Betli et Tliet avec des exemples latins et grecs.
1. II. pp. 3i-3d. Les impôts étaient perçus, non par l'Etat, mais par des particuliers qui, après avoir versé une certaine somme, se cliaigeaient des recouvrements. Ils pressuraient le peuple pour rentrer, avec bénéfice, dans leurs déboursés. Aussi les publieains, préposés à la perception des impots, étaient-ils détestés comme le furent plus tard, les maltotiers sous Philippe le Bel.