‹ Urbain ChevreauChapitre 240 sur 371 · Verset 7 du cliap · texte numérisé non relu

Verset 7 du cliap

.1. 1, pp. t.')-.'i3 11 en a êlê parlé déjà plus haut et dans les Œuvres mêlées. Cet article démontre que, bien avant .1/. de Melij, im avait expliqué l'erreur des i)aîens par uue confusion ou un jeu de mots. L'urne qui servait à conserver la manne ressemblant, avec ses deux anses et son ventre rond, à une tète d'âne, chômer, urne, aurait été pris pour vliamor, fine.

i. II, pp. 337-ai(J.

Partant du chapitre X île la Genèse, où il est dit que le commencement du royaume de Nimrod fut Babel, Chevreau déclare qu'il lui semble impossible de désigner le fondateur de Babylone. Commencée par Nimrod et par les Géants, dont il faisait partie, elle fut abandonnée par les rois d'Assyrie, qui lui préférèrent Ninive. Ruinée par les Mèdes, elle fut reconstruite superbement et véritablement bâtie par Nahucliodonosor, sur lequel Saint Epiphane s'est étrangement trompé, comme en plusieurs autres points '.

Au moment de s'occuper de la version grecque des Septante'-, notre auteur juge bon de faire une profession de foi nettement catholique, afin qu'on ne le rende pas responsable des (( préjugés » de ceux de la Religion Prétendue Réformée^ qui se sont déclarés contre cette version et dont il juge utile d'exposer les objections avec quelques autres. Il relève à ce propos l'erreur de Saint Justin, lisant Simoni Sancto pour Semoni Sanco dans une inscription et soutenant que les Romains avaient mis parmi les bienheureux Simon le Magicien.

Le nombre Sept n'est pas moins mystérieux pour les Rabbins ((ue celui de Se/)ia?i(e'. Ils disent que Dieu a créé « sept firmaments, sept terres, sept montagnes, sept mers, sept déserts, sept mondes, sept jours et sept ans » ; qu'il a fait sept choses avant le monde : la loi, la pénitence, le paradis, la géhenne, le trône de gloire, la maison du sanctuaire, et le nom du Messie. Suit une assez longue énumcration, comme pour les Septante ; mais notre auteur trouve (( vaines et trompeuses » ces curiosités de théologiens oisifs, même au sujet du nom de Kristos et renvoie, pour d'autres exemples, au livre de Fabius Paulinus (158!)) intitulé Hebdomades sivc septem de Septenario libri '•.

Pour terminer ce qui a trait à l'Ancien cl au Nouveau Testament, disons que Chevreau rappelle « l'abomination » du peuple pour les

1. I, 338-339. Il s'esl trompé de 133 ans environ, quand il a iirrlciuln (iiic Nabuehodonosor envoya une colonie h Samarie après la prise de .lérusnlem, alor.-; que Salmanasar l'envoya en 3232 et que .Nabuehodonosor a pris .lériisaleni seulement en 33Go. De même, il a dit à tort que Moïse avait 30 ans à la sortie d'Egypte et que Jérusalem fut prise Ou ans après la Passion de Jésus-Christ; qn'Arius mourut avant le concile de Nicée, etc.

2. I, pp. 27S-281. Cette traduction grecque de l'Ancien Testament fut faite par le sanhcdr'n d'Egypte composé de 73 membres, probablement sous Ptolémée Soler (.360-284 av. J.-C). On en reparle, t. II, pp. 200-2G'J.

3. L'ouvrage ne porte que les initiales R. P. R. Le /'fiilnli'initic !ul seul traduit par les Septante tout d'abord ; les autres livres sacrés le furent successivement. Le texte en est fautif. Chevreau préteud que la traduction a été faite, non de l'hébreu, mais du samaritain.

4. II, pp. 180-186. Chevreau, au début de cet article, prétend à lorl avoir parlé du nombre Sept à pro[)os des Septante.

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