I, pp
11. II, pp. 206-298. Nous citons co passade loiil onlior m .\p|ii'rulice.
l'Antiquité ont eu leurs critiques ' ». Il ne faut donc pas s'affliger si l'on nous contredit, « pourvu que la critique soit honnête et qu'elle ne soit accompagnée ni d'injures, ni de railleries, ni de reproches... 11 y a de la charité à remettre dans le bon chemin ceux qui s'égarent et de la cruauté à les y remettre en les outrageant^ ». Ces sortes de guerre entre auteurs sont utiles à condition qu'on n'y fasse entrer ni aigreur ni calomnie ; car « il n'est rien de plus aisé que de se tromper », quand on s'opiniàtre surtout et qu'on obscurcit par des commentaires un principe reconnu évident '.
Comme on le voit. Chevreau reconnaît les droits imprescriptibles de la critique éclairée et discrète, qui, parmi les défauts des autres, remarque les siens et empêche les plus grands hommes de faillir ou signale leurs fautes, leurs erreurs; mais sans tomberdaiis le verbiage vide de certains ignorants' et en tenant compte des cliangements continuels de la langue '.
De même qu'il trace le rôle de la critique. Chevreau définit celui de I'Histoire; note les qualités nécessaires, non seulement à l'Historien, mais à celui qui le lit ; signale quelques faits historiques invraisemblables; l'exagération commune aux Voijageurs et aux Portes '■ ; la fausseté de TiTE LivE en ce qui concerne Valcrc Corbin ou Corbeau et la Prise de Home par les Gaulois' ; la variation des impressions, suivant les moments, en même temps (jue la nécessité de la correction'.
« Jupiter, /f Père des Hommes et des Dieux, n'était qu'un seigneur ou, si on le veut, un roi de Crète ou de Mitylène ' ». Pri.\m avait pour tout héritage Troie et « un petit territoire qui en dépendait ». Agamcmnon. le roi des rois " ne devait pas être fort considérable. » Enfin