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10. II, p. '17, Il avait déjà cit'' de lui, dans la I" partie (I, pp. 299-300"), un passage de sennou plein de hardiesse, adressé au duc d'Orléans, au sujet de la facilité avec laquelle les princes écoutent les flatteurs.
ne se servait jamais de mots pouvant « laisser une sale idée » et refusait de dire un ml de sac, de proiioarer la letli'e (|ui suit le P. C-ela ne l'empêche pas de eondamner comme obscène l'expression Faire des enfants'. Mais' il trouve fort belles les expres-ions de Mi'taijer et de /JfaH-/V/e appliquées au peuple romain, qui prit à ferme les biens de" Régulus et dota les filles de Scipion '.
Cette appréciation particulière, restreinte à un terme ou à un passage déterminé, ne suffit pas à Chevreau. 11 étudie la Beauté, (( nommée le plaisir des yeux, le jouet du temps, une recommandation muette, une tyrannie de courte durée, une riche dot. un don du ciel et un privilège delà nature' » ; dont l'inlluence est considérable dans les affaires humaines et (|ui. variable avec les individus, consiste « en un certain je ne sais quoi
Qui ne niamiue poiiil ile sarpreiulie ; Qui seul pouiiail se faire aimer ; Qu'on voit liien ; que l'on peut conipreudre ; El (|u'on ne peut bien ex|)i'imer ».
Un proverbe dit « qu'il ne faut point disputer des nonts ». C^hevrcau avec La Bruyère, avec Vaugelas et bien d'autres, distingue un bon et un mauvais goût, mais il prend ce mot" au sens purement physi(|ue aussi bien (|u'au sens intellectuel et donne des exemples de mauvais goût dans les deux cas". 11 nous avait déjà mis en garde contre l'engouement de la Nouveauté *.
Il ne veut pas qu'on soit « guindé dans les manières de penser les choses ou de les dire, ni dans les manières de s'habiller' » et n'admet pas ces deux espèces d'hommes qui, dans les conversations <■ semlilent être nés pour applaudir » ou « nés pour contredire^" ». « H est naturel à tous les hommes de faire des fautes"» et « les plus grands hommes de