‹ Urbain ChevreauChapitre 25 sur 371 · CHAPITRE PREMIER Première partie de la vie de Chevreau · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Première partie de la vie de Chevreau

« Le pays du LoiicUinais est une petite province située dans le diocèse de Poitiers. Elle a lOrient du côté delaToiiraiiie; vers l'Occident, elle joint au Poitou et vers le Septentrion et Mid.v à l'Anjou. Elle contient onze lieues de lonir, que l'on compte depuis l'église du village de Saint-Cyr-en-Bourg, non loin de la ville de Saumur-sur-Loire, en Anjou, jusques aux confins de la Chastellenie de Coussaye, près la ville de Mirebcau, aussi en Anjou exclusivement. Quant à sa largeur, elle a cinq lieues au plus élroit, qui se comptent depuis le bourg de Pas-de- Jeu sur-Dive, à deux lieues de Thouars en Poitou,, jusques au château de .Marsay, situé à une lieue et demi de Chinon, sur Vienne, en Touraine. .Mais en ces limites ne sont comprises quelques enclaves dans les marches communes d'Anjou et du Poitou. »

Voilà comment s'exprime, au commencement du xviF siècle, Louis Trincant, procureur du roi au siège de Loudun. dans ses Mémoires de la tille de Loudun et du jiaij'< du Loudunais'.

A cette époque Loudun était une ville florissante de 14,000 âmes. « Fière de son antique origine, qui remontait à la conquête des Gaules par César-, elle se glorifiait en outre, écrit M. Gilles de la Tourette, de la fertilité de ses campagnes. » « Capitale du Loudunais, dit Gabriel

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