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Ulysse était « Prince » d'IUiaqiip, une île rocheuse et stérile '. On voit quels chaiif^emeiits les liisloriens et les poètes ont fait subir à la vérité. Il trouve l'anagramme Amor de la tierra tirée de Maria de la Torre, nom espagnol de iM™*" la duchesse de laTrémoille, Marie de La Tour, la plus belle de toutes ''. 11 ne voit « rien de plus égal, de plus naturel, ni de plus fleuri » que le style de M. l'Abbé de la Trappe'. 11 reprend les Peintres qui, après la Vidgatc, verset 29 et 3o du chap. 34 de l'Exode, commentent la faute de représenter Moïse Cornu « quand il descendit de la montagne de Sinaï ' n, alors que le verbe Karan, de Keren, corne signifie briller et marque la « splendeur du visage de Mo'ise ». Une dissertation sur Bassa, Racha et Pacha lui permet de montrer ses connaissances en turc et en hébreu '. Il signale la diction trop travaillée d'IsocRATE et de Calvus'; reconnaît qu'on ne peut plaire en général au peuple et aux sages à la fois; mais que, cependant « la Raison n'affecte ni pays ni qualité " » et que, si « on va loin dans la composition d'un ouvrage, quand I'Imagination est échauffée" », on revient ensuite et l'on CORRIGE, ce qui est « de la dernière nécessité'». Avant d'imiter, chose peu aisée, il faut consulter ses propres forces, choisir les meilleurs d'entre les auteurs et prendre ce qu'ils ont de mieux '".
III. Erudition. — Ce qui a trait à l'Histoire et à la Critique est assez considérable dans le Clierraeana. Si la part do I'Erudition est petite, c'est qu'il n'y a guère de questions, sur lesquelles Chevreau n'émette son avis et ne se plaise à discutercelui des autres. Ici, en ce qui concerne l'étymologie comme en tout le reste, nous avons affaire à un homme aussi documenté qu'on pouvait l'être dans ce temps.
On trouve, pour les Saintes Ecritures, les considérations suivantes: Dieudonné, Déodat, Adcodatus, Heus dédit, Elhanan, en hébreu, dont la deuxième partie entredans Retha'nan, maison de miséricorde, de grâce ou de don ; Hanana ou Hananias. don et miséricorde du Seigneur; Johanna
3. I, p. il. II s'agit (lel)om .\rmanil .loaii Le Hi)iilliillier de Hancé, réforraaieur do la Trappe (ltJi(i-170U), qui a eiimposé cio nombreux ouvrage.^ d'un slylc pur et élégant, mais un peu prolixe, sur des sujets religieux.