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qui ne sont pas sans valeur, avec une habile adaptation des Caractères du Chrétien et de l'Hypocrite de Joseph Hall '.
Toutes ces poésies ont été composées à des époques différentes. La Paraphrase remonte à « vingt-cinq ou trente ans - » ; les deux premières Elégies, le sonnet à .W" D... et le Ballet sont (t de vieille date' >). Recueillies par Chevreau, au milieu de bien d'autres sans doute, elles méritaient d'être conservées, tant pour le fond que pour la forme. Elles se distinguent par une honnête médiocrité et ne font pas mauvaise figure auprès des œuvres similaires de bien d'autres poètes de ce temps qu'il n'a pas craint de citer {Malherbe, Benserade, Saint-Amant, L'Isle Chandieu, des Yteteaux, Voiture, le Comte d'Etlan) avec quelques-uns de leurs prédécesseurs (Blondiaux de Nesles, Martial de Paris, Octavien de Saint-Gelais).
Laissant de côté les pièces trop longues, dont nous mettrons du reste quelques-unes en Appendice, bornons-nous aux deux citations suivantes, qui permettront de saisir le talent de l'auteur, non plus dans un long développement, mais dans l'expression brève et précise d'une pensée philosophique ou morale.
La phrase de Sénèque : Benefacta maie locata malefacta arbitrer, lui suggère ces conseils ' :
Qui vcul faire le bien doit le faire en secret,
Sans inlérèt, sans faste, sans regret,
Sans le faire valoir et sans en rien prétendre.
Celui qui le fait proraptemeni.
Sans le faire longtemps attendre,
Oblige toujours doublement.
L'espoir qu'on fait languir s'inquiète, se lasse.
Se rebute facilement, Et la grâce, en un mot, ne passe point pour grâce.
Quand elle vient trop lentement.
Persuadé avec beaucoup de philosophes et de poètes que l'homme est un loup pour l'homme ' et qu'ici-bas il n'y a que des fourbes ou des dupes, il s'écrie ' :
Trop heureux qui peut acquérir
Le repos de la Solitude,
Et qui fait toute son étude
D'y bien vivre et d'y bien mourir.
i. I, pp. 351-353 et 354-356.