‹ Urbain ChevreauChapitre 273 sur 371 · I, pp · texte numérisé non relu

I, pp

5. II, p. 304. Lupus est liomo liomLni, disait Piaule (Asinaria I, lY, 88).

Comme on a pu s'en rendre compte, le Chevraeana, autant que les Œuvres mêlées, traite les sujets les plus divers. La prose s'y joint à la poésie, l'épigramme et le madrigal aux réflexions sérieuses, aux développements historiques ou moraux ; les anecdotes gaies, presque triviales, aux maximes, à la méditation, à la prière ; les discussions de mots aux souvenirs personnels. La satire même s'y découvre, mais sans acrimonie. « C'est proprement un charme » de se promener, à la suite de notre auteur, dans le vaste domaine de l'histoire, de la littérature et de la morale, sûr de trouver chez son guide une solide argumentation unie à un noble caractère ; une science sans pédantisme et une âme d'élite. Citons le jugement que portait, le 12 août 1()97, le Journal des Samnts, aussitôt après l'apparition de cet ouvrage :

(( Ce ne sont pas des pensées et des paroles légèrement imputées à un homme de nom et jetées au hasard sur le papier et sur lesquelles il a fait de sages et judicieuses réflexions. Il yen a sur toutes sortes de sujets. Celles qui regardent les passages les plus difficiles de l'Ecriture sont les plus considérables. Il y a aussi quelques anecdotes sur les savants que l'auteur avait connus. Le Fèvre de Saumur, Dufresne- Trichet, Neuré, etc.. On pourrait fort bien donner à ce recueil le titre d'Œuvres mi'lées. 11 y a aussi quelques pièces de vers. Elles prouvent au moins du goût pour la poésie, de l'esprit et de la délicatesse. On peut dire que Chevreau était allé, dans les sciences, du cèdre jusqu'à l'hysope. Ce savant quittait un point d'érudition hébra'ique, rabbinique ou mahométane, le texte du Talmud ou de l'Alcoran, pour faire un madrigal ou un sonnet en bouts rimes. »

On ne saurait mieux résumer le caractère du Clieiyraeana, ni en marquer plus nettement les mérites. Ajoutons, au point de vue de l'aspect extérieur, de la composition typograpliique et de la disposition matérielle de l'ouvrage, que chacune des deux parties est suivie d'une table des matières par lettre alphabétique. Les tables de l'édition de 1700 sont plus complètes que celles de 1697. La première partie contient 318 articles, marqués chacun de deux astérisques (**), sans compter les pièces de vers et les lettres qui ne portent aucune marque. La deuxième partie renferme 188 articles marqués du signe ', sans parler également des vers et des lettres, qui n'ont rien'. De plus, dans la première édition, beaucoup de noms propres ne sont indiqués que par leurs initiales. Enfin les citations, traductions, titres d'ouvrages, mots importants, sont en lettres italiques ou en caractères gras. La première partie contient 4'24 pages, la deuxième 418, tables non comprises.

1. Les signes avaient pour objet de séparer chaque article du précédent et" de distinguer les sujets divers des alinéas successils consacrés à un même sujet.

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