V. — Traductions
1'" MÉDITATION POCFî LINCARNATION DU VERBE
De 1G44 (lableau de la Fortune) h 1636 (Le Philosophe moral), Chevreau s'occupe beaucoup de traités moraux et de traductions des philosophes et théologiens tant catholiques que protestants.
11 tire alors de Joseph Hall, son auteur favori, La Méditation pour l'Incar.natiox du Verbe, à la fin de laquelle, dit labbé Drouyn' il y a (( des vers charmants et fort beaux et fort pleins de feu. » Nous n'avons pu retrouver cette œuvre.
2° I.NSTRUCTIONS CHRÉTIENNES
L'année de l'apparition de cette Méditation n'est pas indiquée ; mais, en 16o2, d'après Michel de Marolles, abbé de Villeloin -, parurent la Traduction des Instructions chrétiennes de Saint-Jean Chrysgsto.me et celle du Traité de la Providence de Théodoret'.
Le premier de ces deux opuscules, vantés par de Marolles ', a disparu avec la Méditation, sans que nous ayons pu nulle part en trouver quelque trace : impossible dès lors de l'apprécier ; mais il est probable que, selon l'habitude du temps et le mot d'un auteur, il tenait <( davantage de cette honnête liberté que l'on prend dans les Paraphrases que non pas de la contrainte des Traductions littérales ». Nous avons déjà signalé celte façon de comprendre la traduction des auteurs, au xvii" siècle".
1. Ouvrage cité. p. 18 verso. Nous avons sigualr. dans les Poènies de Chevreau un sonnet traduit du grand poète portugais Caraoëns, avec r//KV7)/irt(i'yH '/» Verbe.
■2. Michel de Marolles, né à Marolles, en Touraine. le 22 juillet IfilXI, mort le 6 mars 1681 à Paris, obtint, en 1626. l'abliaye de Villeloin et re(;ut la prêtrise en 1630. 11 a fait des traductions de Martial, de Virgile, etc.. mais surtout des Mémoires curieux à consulter (Paris. 16o6 in-fol.) et rédigés dans un style naturel, même naïf, qui les rend agréables à la lecture.
3. St-.Iean Clirysostome, e'est-à-tlire Bouche d'or, est l'un des plus éloquents des Pères de l'Eglise grecque (3i7-i07 ap. .I.-C). Il a laissé de nombreux ouvrages et discours d'un style véhément, un peu diffus, mais pur et soigné, qui rappelle celui d'isocrate et de Cicéron. 11 était à la fois pathétique et brillant. Nous avons parlé de Théodoret à l'occasion des Trailcs de Morale et de la traduction faite par Chevreau (p. 212).
4. Page 277, 2' partie de ses Mémoires. Michaud, dans sa flior/rrip/iie universelle (Paris, 18.')i, tome 8, p. 121), dit pourtant que la Trnilintioii ilii Traite de la Providence de TIteodorel par f.emore avec le Oi.scdu/.s- sur la Cfiiirilr du mêuu> auteur « est beaucoup plus estimée r.
ii. Voir L'Ecole du Sage, les Considérations fortuites.