‹ Urbain ChevreauChapitre 39 sur 371 · Y. Saiiil-Siiiiiiii. éd. Boislisle. t. 111. p · texte numérisé non relu

Y. Saiiil-Siiiiiiii. éd. Boislisle. t. 111. p

i. Sans doute .M'" .\nne-Marie-I.cuiise d'Orléans, duchesse île Moulpensier. surnommée .Mademoiselle ou la Grande Mademoiselle.

5. Prohalilemenl celle que Louis .Mil. enfant, appelait Mmtiniujii et qui était sa gouvernante. (,V- -^rnould, ftaciin. Paris, .\rniand Colin. 1800, p. 43).

G. Llle se trouve au tome I.\ dn /leeiieil île Cditrarl, n" "iilS du Catalogue de M. ricnri .Martin. hihlicdlièqUe dc> f.Vrseual. pp. I2t0-I23tj. Elle était déjà reproduite.

(( Il semble que, depuis voire iléparf, le temps nous ait aidé à pleurer la perle tjue nous avions faite, earla pluie iia poiutdiscontinué. Mais hélas ! Madame, tous nos regrets sont superflus et tout ce que l'on peut dire, c'est que l'absence et le temps n'effaceront jamais les sentiments que l'on a pour vous. Tout ce ([ui est ici a fort grand désir de vous écrire et, attendu que mes grandes affaires ne m'occupent pas plus que le beau temps à me promener, j'ai consenti volontiers à leurs très humbles prières, car vous savez que je suis une bonne Princesse. » Alors se succèdent, mêlées à la prose de Mademoiselle, des pièces de vers, signées Segrais, Chausseraye, L'Espinay, Le Rivau, le chevalier de Béthunc, Cheercati. La Noblaie, La Citardie, Chandenier, Brais, Emilie de Hesso, Marie de la Trémoille, Mondon, (lantenac, lîclleville, l'Inconnu (le manfuis de Chambre!), Magdcleine Prudence de Chausseraie. Voici les vers de Clievreau, fort jolis, ma fi3i !

L'iuiniiein- de vous connaitre csl mon plus grand souci ; C'est le bien le plus doux i|iie mon cceur se propose Je vous écris en vers et voudiais bien aussi Moi-même vous le dire en prose ; Car au moins vous seriez ici Et l'on ne souhaite autre chose.

Chkvhe.mt.

Noire Loudunais venait de temps à autre voir ses amis dans la capitale. Il nous dilqueclicz le « complaisant)) Collelet se faisaient souvent des pique-niijue'. La 3" femme de celui-ci, Claudine, y chantait, «choquait le verre avec le premier (]u'ellc entreprenait et son cher épou.x, M. Colletet, nous récitait, dans lesinlerro.cdcsdurepos.ou queli|ue sonnet de sa fa(;on ou quelque fragment de nos vieux poète.*, que l'on ne trouve point dans leurs livres. C'est assurément un fort grand dommage que

en partie à la page 992. Quant au village de Cliampiguy, donl il est ici question, c'est, croyons-nous, Cliampij;ny-sur-Yeuilç,arrontlissement tle Cliinnii, canlou de Richelieu. Le eliiiteau, bàli au (•luiiineneemonl du .\vi' siècle par Louis I" de lidurhciu, real'erme luie cliapelle aux luaguil'iiiues vitraux, avec, au eenire de la lu'l', une belle slatue lnml)ale de Henri de ISiiui-bon, due de Miinl|ieusier. décédé le il février 11)18. Les .Moutpeusier étaient seigneurs et leurs femmes dames de Clianipign y-sur- Vende (V. Hist. généalog. et chronolog., t. I, pp. .i:yi, 3.'>7 et 3.Ï8).

1. Collelel, pour sa pari, « ne fnuniissait qu'une vieille lalili', sui- laquelle Ronsard, Jodclle, lielleau, Bail', Amadis .lamyn, etc., avaient fail, en leur temps, d'assez bons repas. » V. Clu-iracnnu, t. 1, p[). 30-31. Chevreau ne l'avail jamais vu en colère. Quant à Clamline, qui « beuvait Cduinio un (em|]lier, » d'a|)jès Tallemant des Réaux, et .avait une répulalion usurpée cb' piièle, c'édail la Iniisième ser\aiile que Colletet avait épousée.

la Vir (les poètes qui! avait faiic. ail été perdue'. 11 en avait connu quel(|ues-uns et. ]iar tradition qui était pour lui de fraîche date, il savait de certaines partieidarités dont il pouvait seul nous informer. Ceux i|ui se proposaient de travailler à son inventaire m'ont assuré qu'il leur en avait évité la peine et qu'il n'avait laissé à M. son fds que le nom de Colletet pour tout héritage. » On ne sait si Chevreau était à Paris quand s'éteignit, en février 16o9, ce poète besogneux.

On ne sait pas davantage s'il assista, en 16KI. aux derniers moments du poète débauché Saint-.\mant, dont il dit' : k Nous étions presque inséparables ce dernier et moi. » « il vint, déclare t-il, ailleurs \ se camper dans la rue de Seine où j'étais logé... La mort de son hôte, qui était un fort honnête homme et la nécessité où il se voyait, sans nulle ressource, le consternèrent de telle manière qu'il se mit au lit, où il mourut quelques jours après. » Son trépas date du 29 décembre l(5(jl.

C'est grâce à Saint Amant que Chevreau avait connu Adam Billaiit, le poète menuisier de .Nevers. venu à Paris, vers Ki'i'i, pour y publier ses Cherilles. Il composa même, à cette occasion, une épigramme dont nous parlerons plus tard, à propos du CItecraeaiia •.

Chevreau était à Constance le l«f janvier 10(11, quand il écrivit celle Lettre à M"«de Tarcnte\

« 11 s'en faut peu, ma princesse, que votre silence ne soit une marquede votre mépris et que vous ne me regardiez comme un homme à (|ui vous ne devez jamais i)arler que pour lui ordonner de se taire. » Mais il ne peut rester muet, (piaïul il s'agit de l'honneur, de l'intérêt et de la gloire de la princesse, (i Ici un étranger qui a re(,'U vos faveurs et passe pour un voleur, raconte sa bonne fortune,

Qu'il cliaiih' cl recliaiile sans cesse, Sdiigciiiil encore à vos apas, l'ala, |iala|ijn, ma niailrcsse, Uaisez-nnii. no me niorilcz pas.

1. Ci'ttc l'/p lies l'iificx /i-diiçiiix, dont parle (:ii(-vrpiiii, iloil rhv \'//isl,jirr ilrs /'iirlrs fnniçnis, donl lo miin\isci'il. iililisé pai- La Moiiiioye et !?iiiutc-Bcuve. u rt<' rU'tniil dans riiiccnilii' ilc la liililiiilliiM|ur ilu l.ninic. en ISTI.

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