I'rol);iideuieiit un merle i|uidi'\ail la l'i'iiu'esse
26 L'HOJIME
Oui, de Martin i|ui, coiiiine chacun sait,
Est plus noir que la cheminée ; <,»ui pourtant a l'honiieur de vous voir à souhait
Et qui flatte sa destinée Tantôt d'un macaron, tantôt d'un massepain, Qu'il leçoit chaque jour de votre liclle main.
Cependant, s'il vous prend envie
De connaître le malheureux
Qui mène une si triste vie,
Qui vous fait l'objet de ses vœux,
Qui pleure et qui gémit sans cesse,
Vous l'allez savoir, ma Princesse,
Hélas, c'est le Beau Tctichrcux^.
Nous avons cité d'aussi longs passages de celle lellre, m'i il est [larlé d'amour heureux cl de chagrin méconnu à une jeune personne de dix ans à peine, à la fois pour donner un exemple de ce mauvais goût du temps, que Ohcvreau cdiulamncra plus lard, sans pouvtiir jamais s'en défaire loul à fait, cl pour montrer les rapports étroits i|ui unissaient notre auteur avec l'illustre famille des LaTrémoïUe. Henri-Charles de la ïrémoïUc, prince de Tarenlc, né le 17 décembre 1G20, avait même fait ses premières études chez les Jésuites de Poitiers et reçu les leçons d'un nommé Allard ou .Vlard, iicut-èlre le chanoine de l'église de Saintl'gnlde do Laval, auiiucl Chevreau a envoyé un hillet de Loudiiii, « le i'idemars KKiO- )). Ennemi de Ma/.arin, il eut un cheval tué sous lui au faubourg Saint-.Vnloine cl mourut le 14 seplembre 1(572'.
La lettre adressée de Constance semblerait indi(]uer que, des 1661, Chevreau avait repris ses voyages à rétranger. 11 n'eu est rien, car il devait être à Thouars, lorsipiil écrivit le 3 mai 1662', à la Princesse de Tarenlc. pour la remercier de ses lettres de nomination à la chapelle de Deaumoiil. C'est seulement en l(i6'3 r|u'il recommença véritablement ses pérégrinations.
En quillanl Loudun. 1 ibain Chevreau se reiulit sans iloule immédialeini'iil h Casscl , |iuisrn llalic.
1. Cl llciiii Triir/irriir ni- scniil-il pas Clicvn'au lui-mcrae ? La miii'qiiisc do liainlxuiillcl dcsi^'iiait ainsi i:uiiiliiiiiil. C'était, du rosit-, lo nom duniir dans les linniam tie lu Tiilile /liinile, au clicvalii'r incimiiu, défciisiMir ili' lu danic de srs pi'iisros.