cte IV, scène II, v. lO'.li
Il se contente d'implorer le pnrJon de son père qui le bannit, faisant d'ailleurs bon marché des volontés du peuple. Ur(]ueilct Passion, voilà ce qui le caractérise, comme l'udeur et Chasteté caractérisaient Lucrèce.
Tarquin est le digne père de Sexte. 11 est aussi orgueilleux que son fds et mérite bien ici le surnom de Superbe que lui a donné l'histoire. Fier de sa puissance et de son titre de roi ', il ne songe qu'à lui-même, n'attribue qu'à lui seul ses succès; se met au dessus des autres hommes et se compare, non seulement au fondateur de la monarchie romaine, mais encore aux dieux. Il se déclare prêt à punir ses « sujets insolents » et ajoute cependant :
Je loiii' serai liuii loi, s'ils ino smil Lmiis sujets -.
C'est en somme le despote, dont les guerres cl les travaux ont eu pour butde maintenir l'absolu pouvoir, capable cependnntde sentiments humains. A son orgueil se mêlent l'inquiétude et la crainte. C'est pour apaiser le peuple qu'il chasse son fds, avecl'espoir secret de le rappeler. Banni à son tour, il se donne en exemple de l'instabilité do la Fortune. Ses maximes philosophiques peuvent, dans bien des cas, être rapprochées de certaines tiradesde Malherbe, (Corneille, etc., surle même sujet.
Tullie, femme de Tarquin. vit dans des transes continuelles. Son mari et son fds l'occupent nniquement et c'est pour eux que sans cesse elle tremble. Son amour conjugal et maternel fait excuser ses plaintes incessantes cl son obstination un peu trop grande à croire à la mort de son mari.
Collatiii est un vaillant guerrier, dévoué à son roi; mais c'est aussi l'époux de Lucrèce, et, après l'attentat dont elle a été victime, il menace dans son exaltation les dieux eux mêmes. Renseigné enfin sur le coupable, il jure de se venger sur toute la famille des Tarquins. Il parle toutefois plus qu'il n'agit, et, loin de poursuivre sa vengeance, essaye deux fois de se tuer. Empêché, il s'emporte, non contre Sexte lui-même, mais contre son pays. Ses imprécations font songer à celles de Camille dans l'//oracede Corneille et celui ci s'en est peut-être souvenu : ■ Pour avilir élevé ce inurislre alioininalile. Que Rome désormais devienne épouvanlalilc ! Que tous ceux qui l'ont vu, pâlissent à leur rang ! Que le Tihrc à jamais soit un fleuve de sang I
El i|iii' Hdiue, en nii mioI, ilans ce iiiallicMir imiiveau, l'diir liien s'ense\elir, soil son [ncipio Idiiilicau^
1. Oi'poiidaiil. iiar mi (-Iranfio aiiaclu-diiisiiio. on l'appi'lle phisioiirs fois empereur iliins la pic'ci', iKilainiiii'ril dans la liste des pcrsoiiriayes, ù la i;raiuk' indigiiatiiiii des frères l'arfaiet.