Acie 1. scène I, v, lli
'i. ActeV, seène dernière, vers lîiOu-l.'iOH l'I l'iVU-h'iHO.
Sous tout ceci on reconnaît un désespoir véritable, mais exprimé dans un langage déclamatoire.
Lucrétie, le père de Lucrèce, a songé également à mourir ; mais il veut auparavant punir Sexte. Son langage respire l'indignation du père outragé. Il est pourtant, lui aussi, lent à agir. Il n'en est pas de même de Brute, qui apparaît à peine à la lin du S** acte et au commencement du -ï" ; mais qui, à la fin. se révèle tout à coup républicain farouche, ennemi déclaré du despotime. Il veut rendre au peuple sa liberté et, profitant de l'occasion offerte par le crime du fils de Tarquin, poursuit avec une âpre haine l'expulsion du tj-ran. Entendez-le :
Romains, je veux apprendre à la postérité Que je vous ai servis dans voire liberté; Que vous étiez perdus ; i|ue Rome était déiruilc ; Qu'elle doit son bonheur à ma sage conduite; Qu'en un mot j'ai sauvé l'empire des Latins Et que Brute a chassé la race des Tarquins'.
Cette ardeur soudaine a le tort d'éclater un peu tard et d'une façon très inattendue.
Maxime est le confident dévoué, mais par trop complaisant, de Sexte, qu'il invite à délaisser les combats pour les plaisirs. S'il lui donne quelques bons avertissements et s'efforce de contenir sa passion pour Lucrèce, il l'aide cependant à tenter de la séduire et la trompe le premier par le faux récit de la trahison de son mari. Spectateur ému sans doute, mais inactif, de l'infamie de son maître, il laisse accomplir un crime qu'il regrette. Sa seule excuse est dans son dévouement.
Cécilie, f( damoiselle » de Lucrèce, essaie de diminuer les craiutes de celle-ci pendant l'absence de CoUatin et son désespoir ai)rès sa llétrissure. Elle l'engage même prudemment à ne rien dévoiler à son mari, afin d'éviter un fâcheux éclat et de terribles représailles. Elle n'estime pas assez haut la chasteté et ses idées morales font un singulier contraste avec celles de sa maîtresse '.
MélLrène est « damoiselle » do Tullie, comme Cécilie l'est de Lucrèce. D'une humeur très facile, elle ne croit guère au caractère irréductible de la vertu, même chez la femme de Collatiu. Elle cherche à rassurer sa maîtresse, inquiète de la tristesse de son fils ; mais, à la suite du crime de Sexte, tremble pour toute la famille royale.