‹ Urbain de HercéChapitre 10 sur 196 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La maison de Hercc'. — Monsieur et Madame de Hercr. — Leurs dixneuf enfants. — Naissance d'Urbain-René. — Ses études à Paris. — Ordonné prêtre, Urbain rentre à Mayenne. — Il devient vicaire général de l'évèque de Nantes. — Nomination à Tévêché de Dol. — Sa consécration à Paris. — François de Hercé prend possession pour son frère. — Mgr de Hercé visite sa famille : scène émouvante. — Mort de son père. — Préparatifs à Dol pour son entrée. — Son arrivée inopinée ; protestation du grandvoyer. — Entrée solennelle dans la cathédrale de Dol.

Le 24 janvier 1719, dans la vieille église romane de Notre-Dame de Mayenne, deux jeunes gens recevaient la bénédiction nuptiale.

Sur le registre paroissial, le mari signait : Jean de

•J URBAIN DE HERCE

Hercé. Il était fils de noble homme Jean-Baptiste de Hercé, écuyer, seigneur du Plessis, et de dame Françoise des Ormes. Il était âgé de dix-neuf ans.

A son tour, la jeune femme traçait, mais péniblement, sur le registre, ses nom et prénom : Fransoise Taquerel. Son père était messire René Tanquerel, conseiller du Roi, procureur général de la barre ducale de Mayenne, rapporteur au Point d'honneur devant les maréchaux de France, et, sa mère, Marie-Urbaine Le Pannetier (1).

Cette signature : « Frâiisoisc Taquerel », révèle bien un enfant. Françoise Tanquerel n'avait, en eifet, guère que quinze ans. Aussi ne faut-il pas s'étonner que le jour où les parents de Jean de Hercé vinrent solliciter sa main pour leur fils, ils trouvèrent leur future belle-fîlle en train de faire la toilette à sa poupée. Ces goûts maternels auront bientôt un vaste champ où se développer ; Françoise Tanquerel donnera à son époux dix-neuf enfants dont plusieurs ajouteront un nouvel éclat au nom déjà illustre de Hercé.

La maison de Hercé (2), dont le berceau est la Cour de Hercé, dans la paroisse de ce nom, près Gorron (Mayenne), «tait des plus anciennes. Ses armoiries portant « d'azur à trois herses d'or, posées deux et une », sembleraient lui donner une origine agricole. L'agriculture, mère et nourricière d'un pays, n'a pas eu, en effet, de plus dévoués protecteurs que nos vieilles familles aristocratiques, qui semblent nées du sol même de la France.

(( La famille de Hercé, d'une ancienne noblesse, dit un ■des plus éminents de ses enfants, fournissait des membres

(1) Arch. mu.mgip. de Mayexxe : Reg. de la paroisse de Notre-Dame, 24 janvier 1719. Voir Pièces justificatives, n. I; — Livre de famille ; — d'Hozier, Armoriai général de France.

(2) Ce que nous -disons de la « maison de Hercé » provient de généalogies et autres documents la concernant.

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