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LE PREMIER ÉVÈQUE CONSTITUTIONNEL

administrateurs de la Mayenne, Mgr dé Ilercé se préoccupait d'autres questions non moins graves.

L'Assemblée constituante poursuivait avec une fiévreuse activité son plan destructeur de la Religion catholique en France.

Alors que les biens du Clergé étaient vendus aux enchères, l'Assemblée exceptait de la vente les biens des Protestants, et bientôt allait accorder l'état civil aux Juifs, se créant dans ces deux sectes des auxiliaires, dont Fenvahissement progressif sera des plus funestes à la France.

L'Assemblée nationale ne pouvait afficher plus cyniquement ses tendances anti-catholiques. D'ailleurs, elle poussait activement à l'exécution de ses décrets schismatiques.

Mgr Conen de Saint-Luc, évoque de Quimper, était mort le 30 septembre 1790, au moment où il recevait la lettre du Pape qui le félicitait de la résolution où il était de défendre avec vigueur l'intégrité de son diocèse (1). Les administrateurs du département du Finistère, à l'instigation d'Expilly, recteur de Saint-Martin de Morlaix, député du diocèse de Léon, et président du comité ecclésiastique de l'Assemblée nationale, convoquèrent les électeurs pour procéder à la nomination d'un nouvel évêque dans les formes prescrites par la Constitution civile. C'est dans la nuit du !*"■ au 2 novembre 1790 qu'eut lieu l'élection. Le désir d'Expilly fut réalisé ; c'est sur son nom que se réunit la majorité des voix. Comme rédacteur de la plupart des chapitres de la Constitution, il méritait bien d'être le premier à en bénéficier (2). Il ne sollicita pas, comme l'abbé des Vaupons, l'appréciation du Pape avant de se faire sacrer. La difficulté de trouver un évèque consécrateur retarda seule la consommation du scandale. Mgr Bareau

(I) Supra. TuEiiNER, t. I, p. 17.

(2'j Voir Kerviller, Revue hist. de l'Ouest, mars 1887, el Cent ans de représentation 6refonne, Ire série, 1789-1791.

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de Girac, évêqiie de Rennes, s'étant refusé à sa demande,, c'est le trop célèbre Talleyraud, évêque d'Autuu, qui donna la consécration à Expilly, ce « faux évèque » dont Pie YI devait déclarer l'élection illéo-itime et sacrilèg-e, en même temps qu'il devait suspendre de toutes fonctionsépiscopales l'évoque consécrateur d .

Cependant la Constitution civile du clergé trouvait en général une vive opposition. A rexception de quatre de ses membres (2^ sur cent trente et un, l'Episcopat français ne formait qu'un seul cœur et un seul esprit, et la grande majorité du clergé secondaire le suivait dans sa résistance.

Cette situation inquiéta l'Assemblée nationale. Un sieur Voidel, au nom du Comité ecclésiastique, lui dénonça ce qu'il appelait « la ligue d'une partie du clergé contre l'Etat et contre la Relio-ion». C'est dans une lettre de Mgr Le JMintier, évèque de Trèguier, à ses curés, qu'on crut découvrir le complot. « Sovons unius labii », disait le prélat. Et le rapporteur passait en revue les faits et gestes de plusieurs évêques, les protestations des chapitres et les résistances des curés. Voidel concluait en proposant à l'Assemblée nationale de soumettre « les Evêques, Curés et autres ecclésiastiques, fonctionnaires publics », au serment d'adhésion et de iidèlité à la Constitution civile du clergé. La proposition de Voidel fut transformée en décret le 27 novembre 1790 (3 . Louis XVI

(1) Bref du 13 avril 1791. Theixer, A/J^'. rdij., l. 1., pp. 711-88.

(2) TalU-yrand, évèque d'Autuu ; Jarcnte, t'-vèque d'Orléans; Savines, évêque de Viviers (devint fou), e( le cardinal Loménie de Brienne, archevêque de Sens.

(3) Décret de l'Assemblée nationale concernant le serment à prêter j/ar les Evêques, Curés et autres ecclésiastiques fonctionnaires publics; précédé du rapport fait j)(ir M. Voidel, au nom des Comités ecclésiastiques, des Rapports d'Aliénation et de Recherches, réunis, sur la ligue d'une partie du Clergé contre l'État et contre la Religion, à la séance extraordinaire du 26 novembre au soir. — A Paris, inipiimerie Baudouin, in-12, 28 p.

attendit jusqu'au 26 décembre suivant à donner sa sanction à ce décret qui devait être le signal des massacres. Le clergé serait, en effet, forcé de se prononcer pour ou contrôla Constitution. Il allait y avoir deux camps : celui des insermentés ou réfractaires et celui des assermentés ou constitutionnels. Aux uns les honneurs, aux autres la persécution sous toutes ses formes.

Il n'y avait plus dès lors d'illusion à se former sur les desseins de TAssemblée nationale; il ne fallait plus s'attendre à ce que le bon sens ressaisit ces législateurs enfiévrés et provoquât un retour en arrière.

Mgr de Hercé, bercé jusque-là de cette illusion et de cette espérance, comprit qu'après avoir résisté silencieusement en restant à son poste, il convenait d'élever la voix. Le 25 janvier 1791, il adressa à son clergé cette vigoureuse protestation contre les actes de l'Assemblée :

« Urbain-René de Hercé, pa?' la miséricorde de Dieu, et la grâce du S. Siège npostolique, évêque de Dol, conseiller du Roi en tous ses conseils, etc. Au clergé séculier et régulier, et à tous les fidèles de notre diocèse, salut et hénédiction en Nôtre-Seigneur Jésus-Christ.

» Lorsqu'il a plu, mes très chers frères, à la divine Providence de nous confier le gouvernement de ce diocèse, nous espérions que de même qu'aucune considération ne pourroit nous détacher d'un troupeau qui nous est cher à tant de titres, de même aussi nulle autre circonstance que celle de la mort ne pourroit nous en séparer ; nous vivions dans l'espoir heureux de terminer, au milieu de vous, une carrière déjà fort avancée, et dont la fin ne peut être désormais que très prochaine, lorsqu'une révolution, dont l'univers entier n'avoit pas encore vu d'exemple, détruisant comme un vent impétueux nos églises, monumens antiques de la piété de nos pères, frappe de proscription les premiers pasteurs, et nous arrache malgré nous à nos fonc-

tions les plus sacrées. Etait-ce là, mes très chers frères, ce que nous devions attendre de notre zèle et de notre attachement pour vous?

j) Ce n'est point la perte de nos biens qui excite ici notre sensibilité. Ils étoient, par leur nature, le patrimoine des pauvres ; et si ce qu'on nous enlève tourne à leur soulagement, nous n'aurons à regretter que de ne pouvoir plus exercer par nous-mêmes notre charité envers eux. Les premiers fondateurs de la religion étoient pauvres : c'est du sein de la pauvreté que sont sortis les prodiges qui ont illustré leur apostolat. Comme eux, nous serons contens si on nous laisse la nourriture et le vêtement : Hahentes alimenta et quibus tegamur his contenti sumiis (1).

)) Mais ce qui nous pénètre de la plus vive douleur, ce sont les coups redoublés qu'on porte à la religion, lorsqu'au mépris des saints canons et de la discipline universelle de l'Église, l'Assemblée nationale, après avoir proscrit tous les ordres religieux, se permet de détruire sans ménagement tous les chapitres de nos églises cathédrales et colléo'iales, de changer la constitution du clergé, de prononcer la suppression de plus de quarante sièges épiscopaux, entre lesquels il s'en trouve le plus grand nombre dont l'étabhssement remonte, pour ainsi dire, aux premiers siècles du Christianisme, et de dépouiller, par une suite nécessaire de cette suppression, les évêques de leur jurisdiction, sans autre formalité que celle d'un décret purement arbitraire ; jurisdiction toute divine, que les apôtres ont reçue de Jésus- Christ, et qu'ils nous ont transmise, et qui jusqu'à nos jours ne fut jamais regardée comme précaire et amovible, ni dépendante de la puissance temporelle. Voilà, mes très chers frères, ce qui fait le sujet de nos larmes, et ce qui doit plonger tous les vrais fidèles dans la plus profonde consternation.

(1) II r/m.,vi.,s.

» Nous avons renfermé la notre dans les bornes du silence, tant et aussi longtems que nous avons pu espérer que cette auguste Assemblée, revenue à elle-même, rétracteroit ses décrets, et en suspendroit les effets ; mais aujourd'hui que tout espoir à cet égard est évanoui, notre confiance seroit une illusion, et notre silence un scandale.

» Et dans quelle circonstance la nécessité de parler futelle plus pressante, que celle où, après avoir fermé aux fidèles l'entrée de la première église de ce diocèse, après y avoir interdit la célébration de l'oflice canonial, on nous fait assez comprendre à nous-mème que ces actes de rigueur ne sont que le prélude du sort qui nous est réservé ; que le temps de notre épiscopat est sur le point d'expirer ; que le siège de saint Samson, premier apôtre de ce diocèse, ne doit plus exister, et qu'une nouvelle constitution civile du clergé va renverser les principes immuables de la hiérarchie et du gouvernement spirituel de l'Eglise?

» Non, mes très chers frères, la parole de Dieu ne sera point enchaînée, Verbum Dei non est alligatum (1). Malheur à nous, si nous retenions la vérité captive, et si une lâche pusillanimité nous fermoit la bouche sur les intérêts de la religion, dont la défense nous est confiée, et dont notre ministère nous fait un devoir que nous ne pouvons trahir sans crime. Vse mihi si non evangelisavero , nécessitas enini mihi incumbit (2). On peut nous ôter nos biens, nous chasser de nos sièges, nous priver de notre liberté et même de la vie; mais on ne peut jamais nous ôter le droit que nous avons de vous instruire. C'est un grand malheur sans doute de voir que les enfans de rÉghse veulent être aujourd'hui ses maîtres ; mais le plus grand des malheurs, et le reproche le plus rigoureux que

(1) Math., XXVIII, 19.

(2) 1 Cor., IX, 10.

nous aurions à essuyer au tribunal de Dieu, seroit de nous voir spectateurs oisifs des coups qu'on lui porte.

» A ces causes, renouvelant en tant que de besoin nos précédentes protestations, et considérant que l'Église ne tient son établissement que de Jésus-Christ ;

» Qu'elle en a reçu tout ce qui était nécessaire à sa constitution et à son gouvernement ;

» Que, bien qu'elle soit sous la protection de la puissance temporelle, elle ne tient absolument rien d'elle dans tout ce qui est essentiel à son régime et à sa discipline ;

» Que la puissance du sacerdoce et celle de l'empire, sont indépendantes l'une de l'autre ;

» Que c'est aux apôtres seuls et à leurs successeurs que Jésus-Christ a donné le pouvoir d'établir des ministres pour conduire ceux qu'ils engendraient à la foi ;

» Qu'ils ne tiennent leur mission que de Jésus-Christ, et ne peuvent la recevoir que de lui ;

» Que jamais les souverains ne se sont attribué le droit d'ériger des évêchés ou de les supprimer à leur gré ; d'unir ensemble plusieurs diocèses, ou de les démembrer; d'établir des pasteurs et des chefs dans l'ordre spirituel ; d'investir les évoques de la jurisdiction sur tel territoire, ou de les en dépouiller ;

» Qu'une pareille prétention de la part de l'Assemblée nationale, seroit une usurpation sur les droits de l'Église, et une nouveauté inconnue à tous les siècles ;

» Qu'il paroit même parles édits de nos rois, que, dans tous les tems, ils ont reconnu leur incompétence à cet effet ;

» Qu'à ces principes incontestables se réunissent tous les monumens de la tradition, des saints canons, de toutes les loix et règlemens ecclésiastiques, et la pratique constante de l'Église ;

» Que, par une juste conséquence, nulle autorité sur la terre, autre que celle d'un jugement canonique, ne peut

dépouiller un évèque de la juridiction qu'il a reçue par sa <'onsécration ;

» Nous déclarons protester formellement contre le décret portant suppression du Chapitre de notre cathédrale et de notre siège, comme aussi contre tous décrets qui pourroient porter atteinte à la juridiction spirituelle de l'Eglise, et notamment contre toutes suppressions, <!'rections ou démembremens d'aucuns évêchés, qui pourroient être faits en vertu et par la seule autorité de ladite Assemblée ; déclarant en outre que nous regarderons comme un usurpateur et un intrus, quiconque oseroit exercer la jurisdiction épiscopale dans toute Tétendue de notre diocèse, sans une démission préalable de notre part, et une mission canonique.

» Nous tenons si peu, mes très chers frères, à tous les sacrifices qui peuvent nous être personnels, que nous sommes prêts à la donner cette démission, aussitôt que nous serons assurés que l'Assemblée nationale sera disposée à observer à cet égard les formes prescrites par les saints canons, et qui ont été constamment en usage dans le clergé de France. Si, malgré nos justes réclamations, •elle persistait à s'y refuser, nous espérons du moins qu'elle ne verroit dans notre résistance qu'un attachement aux principes, dont la crainte même de perdre la vie ne peut jamais nous permettre de nous écarter.

» Vous ne devez pas douter, mes très chers frères, qu'en ce qui concerne les choses purement temporelles, nous ne soyons les premiers à donner l'exemple de notre fidélité au roi, à la loi et à la nation. Nous en avons fait profession publique dans notre église-cathédrale, et nous sommes prêts à la renouveler toutes les fois que nous en serons requis ; mais nous y avons ajouté que nous n'entendions pas que cette soumission put s'étendre aux objets •fpii concernent essentiellement la religion et l'autorité spirituelle que Jésus-Christ a confiée à son Eglise, et nous

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avons suivi en cela la route qui nous est tracée dans ces paroles remarquables de saint Augustin : Oj)ortet nos ex eà parte qu^e ad hanc vitain pertinet^ subditos esse potestatihus j id est, hominibus res humanas cum aliquo honore administrantihus. Ex illa zéro parte quâ credimus Deo, et in regnum ejus vocaniur non nos oportet esse subditos cuiquam homini, idipsinn in nabis evertere cupienti quod Deiis ad vitani œternam donare dignatus est (1). Ce seroit une erreur très grande, continue ce saint docteur, de penser que, parce qu'on est chrétien, on ne doit pas être soumis aux puissances de la terre ; mais une erreur plus grande encore, seroit d'étendre cette soumission aux choses qui intéressent la foi. Si quis sic se putat esse subdendiun, ut etiam, in suam fidem habere potestatem arbitretur eum qui temporalibus administrandis aliquâ sublimitate pnecellit, in majorera errorem labitur.

» Au surplus, mes très chers frères, si le sort qui nous attend nous force à nous séparer de vous, nous emporterons du moins avec nous la consolation dépenser que nous laisserons à la tête de nos paroisses des pasteurs dont le zèle et la vertu nous répondent que l'œuvre de Dieu ne pouvoit être en de meilleures mains. Si, ce qu'à Dieu ne plaise, il s'en trouvoit quelques-uns dans le choix desquels nous eussions été trompés, qu'ils se souviennent, nous ne dirons pas des exemples, mais des instructions que nous leur avons données dans ces jours consacrés aux retraites ecclésiastiques, où tant de fois nous nous sommes réunis avec notre clergé pour nous exciter réciproquement à la méditation des devoirs de notre état. Mementote prsepositorum vestrorum qui vobis locuti sunt verbum l)ei (2). Qu'ils se souviennent qu'ils ne sont pas seulement

(i) Expoait. quarund. proposit. epist. ad com. proposif. 72. (2) Hsehr., xiii, 7.

pasteurs pour donner à leurs ouailles le pain spirituel de la parole, mais pour les édifier par leur exemple et par la pratique de toutes les vertus, et que c'est particulièrement à eux que s'appliquent ces paroles de saint Paul à Timotliée : « Songez et ne perdez jamais de vue que vous devez » être l'exemple des fidèles, dans vos discours, dans votre » conduite, dans tout ce qui regarde la charité, la foi, la » pureté des mœurs, la chasteté. » Exemplum esta fidelium in verbo, in conrersatione, in caritiite^ in fide^ in castitate (1). Qu'ils se souviennent enfin que non seulement ils sont redevables aux hommes de leur iidélité à remplir les fonctions de leur ministère ; mais que c'est particulièrement pour ceux qui sont chargés de la conduite des autres et du salut des âmes, que les jugemens de Dieu seront plus rigoureux : Judicium durissimum iis qui preesunt fie t. (2).

» Notre confiance ne sera point trompée, mes très chers frères ; nous vous laisserons des pasteurs qui justifieront après nous, comme ils l'ont fait sous nos yeux, l'idée que nous avons de leur zèle. Mais comme le succès ne dépend ni de celui qui plante ni de celui qui arrose, neque qui plantât est aliquid neque qui rigat (3), nous conjurons le Dieu de miséricorde de répandre ses bénédictions sur leurs travaux, de leur donner un saint et heureux accroissement, de vous donner à vous-mêmes cet esprit de docilité si nécessaire pour écouter avec fruit les vérités du salut, d'écarter loin de vous tout ce qui pourroit aifoiblir votre attachement à la religion dans le sein de laquelle vous avez eu le bonheur de naître, de ranimer surtout votre foi, votre respect, votre confiance en cette religion sainte, aussi consolante dans ses promesses qu'elle est

(1) 1 Tim.. IV, 1:

(2) Sap., VI, 6.

(3) I Cor., m, 7.

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impénétrable dans ses mystères ; car, de même que Dieu n'a pas d'autre volonté, de même aussi nous n'avons pas d'autre désir que celui de votre sanctification : Hsec est enim voluntas Dei sancfificatio vestra, (1;. Si vous payez de quelque retour le souvenir de notre tendre affection pour vous, nous regarderons ce sentiment de votre part comme le plus précieux héritage qui nous reste.

» Donné à Dol, en notre séminaire, le 25 janvier 1791.

» -j- Urb. R., Evêque de Dol (2). »

Quelqu'énergique que lut cette lettre pastorale, elle n'était cependant pas conforme au manuscrit remis par l'évèque de Dol à l'imprimeur. Celui-ci et quelques amis timides du prélat, effrayés de la véhémence de l'original, le retouchèrent et en défigurèrent le style à tel point que les « patriotes » eux-mêmes mirent en doute que cette lettre émanât de la plume si incisive et si éloquente de l'évèque (3).

Quoi qu'il en soit, elle restait encore assez nette et précise pour faire connaître la pensée intime de Mgr de Hercé sur les décrets anti-religieux de l'Assemblée nationale.

Cette lettre arrivait à son heure. Le clergé du district de Dol avait reçu ordre des administrateurs de prononcer

(1) 1 Thcssa., IV, A.

(2) Arch. di':part. d'Ille-eï-Vil., st'-rie L, brocliiires concernant le cierge.

(;{) Vie ins. en cspayiiol. l/auleur tic celle vie, ral)l»('' Delacroix, clireclour du collège de Dol, prélend avtiir vu celle Icllro en original el expi'iine son élonneineiil des cli.iimciiieiils inipoilanls qui y fiirenl e|1'cc|ii(''s nac ces ■• amis liniidesel lâches ■•.

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